<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792</id><updated>2012-02-10T20:03:04.919-05:00</updated><category term='Chardonnay'/><category term='Sauvignon Blanc'/><category term='Syrah'/><category term='Limari'/><category term='Brettanomyces'/><category term='Pinot Noir'/><category term='Maipo'/><category term='Cabernet Sauvignon'/><title type='text'>LE VIN AUX ANTIPODES</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>278</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6074985315277641769</id><published>2012-02-10T19:57:00.005-05:00</published><updated>2012-02-10T20:03:04.925-05:00</updated><title type='text'>Chili: La montée des blancs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-K5-BT58zsO8/TzW9PFbY3OI/AAAAAAAAAVc/2SLRRPT8NoM/s1600/GEDC0523.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-K5-BT58zsO8/TzW9PFbY3OI/AAAAAAAAAVc/2SLRRPT8NoM/s400/GEDC0523.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le virage vers le développement de terroirs de climats frais entrepris par le Chili depuis une quinzaine d'années n'a pas seulement élargi l'offre stylistique de ce pays en ce qui a trait aux vins rouges. Cela a aussi permis au Chili de devenir un producteur sérieux de vins blancs. Même si le plein potentiel est encore loin d'être atteint en cette matière, de plus en plus de vins blancs de fort calibre émergent de ce pays, même si la très grande majorité de ceux-ci ne sont pas encore disponibles ici au Québec. Un &lt;a href="http://susieandpeter.com/wp-content/uploads/2012/01/Peter-on-Chilean-whites-in-Decanter-January-2012.pdf"&gt;article&lt;/a&gt; récent de l'expert de la scène vinicole chilienne, &lt;a href="http://susieandpeter.com/chiles-great-whites/"&gt;Peter Richards&lt;/a&gt;, dans le magazine britannique Decanter, permet d'en connaître un peu plus à propos de ces blancs chiliens nouvelle vague. La sélection de M. Richards ne contient bien sûr pas tous les meilleurs blancs du pays, mais sa sélection de vins est intéressante. Il est particulièrement intéressant de lire ses commentaires à propos du Chardonnay, Duquesa, de Aristos. Il faut dire que Aristos/Calyptra est la nouvelle coqueluche des rares experts du Chili vinicole. À 75$ la bouteille, le Duquesa est à ma connaissance le blanc chilien le plus cher. Bien que M. Richards dise qu'il achète rarement des vins de ce prix, il a été suffisamment impressionné pour en commander une caisse! À mon avis, il est toujours bon de voir des nouveaux producteurs de pays non traditionnels avoir assez confiance dans la qualité de leur produit pour en demander un prix qui établi un nouveau standard. Qu'on le veuille ou non, un prix élevé attire toujours l'attention et aide à modifier la perception d'un produit. Le fameux effet Veblen. Ceci dit, et heureusement, les prix demandés pour la très grande majorité de ces nouveaux blancs demeurent très avantageux par rapport au niveau de qualité offert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6074985315277641769?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6074985315277641769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2012/02/chili-la-montee-des-blancs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6074985315277641769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6074985315277641769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2012/02/chili-la-montee-des-blancs.html' title='Chili: La montée des blancs'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-K5-BT58zsO8/TzW9PFbY3OI/AAAAAAAAAVc/2SLRRPT8NoM/s72-c/GEDC0523.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7189362757189714678</id><published>2011-12-23T11:55:00.007-05:00</published><updated>2011-12-24T09:49:50.511-05:00</updated><title type='text'>SUR LE VIF</title><content type='html'>Je suis tombé avec amusement sur cette résolution pour 2012 de Frederic Fortin sur le &lt;a href="http://blogue.saq.com/cellier/resolutions-vinicoles-2012/"&gt;blogue&lt;/a&gt; de la SAQ:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;" En ce qui me concerne, je m’engage à redécouvrir les vins du Nouveau  Monde et à le faire, cette fois-ci, sans a priori négatif ou préjugé  défavorable."&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que M. Fortin revient d'un voyage au Chili, qui comptait aussi la sommelière Jessica Harnois, et dont j'ai parlé récemment, elle qui s'émerveillait à propos de Vina Vik. J'aime la résolution de M. Fortin, mais j'aime surtout le fait qu'il reconnaisse avoir des préjugés défavorables à l'égard des vins du Nouveau-Monde. J'aime aussi que ce soit un voyage au Chili qui lui ait permis de s'ouvrir les yeux sur la diversité des vins de ces pays. Toutefois, s'il faut que chaque amateur se rende au Chili pour voir les vins de ce pays différemment, la situation n'est pas à la veille de changer. Pas besoin d'aller au Chili pour apprendre que ce pays compte aujourd'hui une grande variété de terroirs et que cela se reflète de plus en plus dans ses vins. On peut se contenter de consulter mon blogue... mais c'est certain que ça n'a pas le charme d'un voyage au Chili. M. Fortin ajoute même que des vins chiliens peuvent rivaliser avec les grands vins bordelais et toscans. C'est pas moi qui le dit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi pour 2012 je n'ai pas de résolution, mais plutôt un souhait. Celui de voir la SAQ améliorer son offre de vins chiliens pour mieux rendre compte des progrès de ce pays. Cette offre s'est bonifiée au cours des dernières années, mais elle est encore loin d'être un reflet fidèle du Chili vinicole actuel. Celui qui peut susciter des conversions. Amener le meilleur du Chili à ceux qui ne peuvent s'y rendre. Voilà une autre façon de faire tomber des préjugés défavorables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;24 Décembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une de mes idées fixes à propos du vin est que si on est prêt à laisser l'aspect prestige de côté, il y a moyen de très bien boire à une fraction du prix. Toutes les dégustations à l'aveugle démontrent cela, mais il y a une très forte résistance chez l'amateur passionné à admettre ce fait. C'est compréhensible, quand on décide de payer plus cher pour une appellation spécifique, il est difficile d'admettre que cette prime est essentiellement reliée au prestige de l'étiquette. La dernière &lt;a href="http://www.lesconseillersduvin.ca/chroniques.html"&gt;chronique&lt;/a&gt; de Nick Hamilton rapporte ses résultats de dégustation à l'aveugle dans la catégorie des vins mousseux. Sa conclusion, le Champagne est un vin mousseux cher, au RQP décevant, et pour lequel il y a de meilleures alternatives si on est prêt à ne pas avoir l'appellation Champagne inscrite sur l'étiquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/vins/jacques-benoit/201112/23/01-4480594-lamour-du-champagne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_vins_1508967_accueil_POS1"&gt;Article de Jacques Benoît&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7189362757189714678?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7189362757189714678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif_23.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7189362757189714678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7189362757189714678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif_23.html' title='SUR LE VIF'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-884884331770381907</id><published>2011-12-17T15:35:00.003-05:00</published><updated>2011-12-19T16:49:20.933-05:00</updated><title type='text'>GJE, Chadwick, et l'utilisation des mythes bordelais en dégustation à l'aveugle</title><content type='html'>Une autre controverse dans la blogosphère vin à propos d'une &lt;a href="http://gje.mabulle.com/index.php/2011/12/14/204003-balthus-au-gje-les-degustateurs-1"&gt;dégustation&lt;/a&gt; confrontant un vin sans prestige à certains noms mythiques de Bordeaux. Là comme dans le cas des &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/quand-le-chili-fait-perdre-la-raison.html"&gt;dégustations&lt;/a&gt; organisées par le Chilien Eduardo Chadwick, il s'en trouve pour dénoncer le procédé et pour remettre en question cette manie de la comparaison, de la classification et de la notation. Moi je veux bien. Je pense avoir clairement établi par mes propos sur ce blogue que je suis contre la notation précise des vins et contre la classification de ceux-ci. Ceci dit, je trouve quand même ironique de dénoncer ce type de dégustation, alors que les grands noms qu'on y introduit comme référence, certains diraient faire-valoir, sont eux-mêmes issus d'un système de classification qui les place au-dessus de tout le reste. Je trouve que le système figé de classification bordelais, de par sa nature même, appelle le défi des laissés pour compte. C'est un phénomène naturel, et il serait bien plus fréquent si ce n'était du prix exorbitant des grands noms bordelais qu'il faut se procurer pour tenir ce genre de dégustation. Comme je le mentionnais dans le cas des dégustations de Chadwick, et c'est vrai aussi pour les dégustations du Grand Jury Européen (GJE), financées par Yves Vatelot, propriétaire du Château Reignac, le but de ce type d'exercice n'est pas de rabaisser les grands noms qu'on y introduit, mais bien de montrer qu'il se fait de très bons vins toujours offerts à prix raisonnables. L'exercice n'est cependant pas désintéressé, et il y a certainement un but mercantile derrière tout ça. Si la possibilité se présente par la suite d'augmenter le prix des vins qui auront bien paru, les commanditaires de ces dégustations le feront sûrement. Eduardo Chadwick en est un bon exemple, puisqu'il a gonflé le prix de son Cabernet Sauvignon, Vinedo Chadwick à 165$. S'il peut le vendre à ce prix, tant mieux pour lui. L'amateur pour sa part n'a qu'à ne pas tomber dans ce piège en se rappelant qu'on pourrait confronter des vins de 30$ au Vinedo Chadwick à l'aveugle et que là aussi il y aurait des surprises. Il y longtemps que j'ai compris ce principe, et ça explique pourquoi j'évite systématiquement les vins très chers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-884884331770381907?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/884884331770381907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif_17.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/884884331770381907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/884884331770381907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif_17.html' title='GJE, Chadwick, et l&apos;utilisation des mythes bordelais en dégustation à l&apos;aveugle'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4972579297225186325</id><published>2011-12-16T21:54:00.014-05:00</published><updated>2011-12-17T14:48:37.981-05:00</updated><title type='text'>Quelle est la cause principale de l'augmentation générale du titre alcoolique des vins?</title><content type='html'>Plus tôt cet automne j'ai lu un &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/vins/jacques-benoit/201109/30/01-4453011-trop-dalcool-dans-les-vins.php"&gt;petit texte&lt;/a&gt; de Jacques Benoît, sur le site Cyberpresse, à propos de l'augmentation du taux d'alcool dans les vins depuis environ 15 ans. À ce moment je me souviens avoir pensé qu'il était totalement passé à côté en ce qui a trait aux raisons qu'il donnait pour expliquer ce phénomène. Je me demandais comment il était possible d'écrire un texte, même très court, sur ce sujet en passant tellement à côté de la véritable raison expliquant la montée du contenu en alcool des vins. Personnellement, j'avais la conviction que ce phénomène était principalement dû à la montée en popularité du principe de la maturité phénolique. Jusqu'au début des années 90, la pratique courante était de se fier au taux de sucre pour déterminer le temps propice aux vendanges. Toutefois, il arrive souvent que la montée du taux de sucre précède la maturité phénolique des raisins. Donc, dans le but d'obtenir des tanins à maturité optimale, on a commencé à cueillir plus tard, ce qui a eu pour effet de donner des raisins contenant plus de sucres et moins d'acide. La conséquence de ce choix est d'obtenir des vins plus alcooleux pour lesquels il faut souvent corriger l'acidité en ajoutant de l'acide tartrique en cours d'élaboration. Le réchauffement climatique a probablement un léger rôle dans l'histoire, mais il me semble bien moins important que la décision humaine de cueillir les raisins plus tard. En fait, le réchauffement climatique a probablement plus d'effet dans des régions où les raisins avaient traditionnellement de la difficulté à mûrir parfaitement, sauf lors de millésimes exceptionnels. Le réchauffement climatique donne donc la possibilité aux vignerons de ces régions de cueillir plus tard dans le but d'atteindre la fameuse maturité phénolique. Une possibilité qu'ils avaient rarement auparavant. Le réchauffement climatique ouvre donc une possibilité, mais les vignerons pourraient toujours décider de cueillir plus tôt s'ils le désiraient vraiment, mais face à la nouvelle possibilité, ils optent souvent pour des tanins plus mûrs et un taux d'alcool plus élevé. Donc, au-delà du réchauffement du climat, la possibilité de choisir de l'homme derrière le vin demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bel exemple de cela est celui donné dans cet &lt;a href="http://www.zesterdaily.com/drinking/1161-vertical-carmenere-tasting"&gt;article&lt;/a&gt; à propos du cheminement du "winemaker" chilien Marcelo Retamal qui œuvre pour Vina De Martino. On y dépeint son parcours des 15 dernières années dans la vallée de Maipo avec le cépage Carmenère. Pour sa première cuvée de Carmenère en 1996, Retamal a choisi de vendanger le 23 mars et il a obtenu un vin qui titrait à 12.3% d'alcool. Un titre alcoolique qui n'existe plus aujourd'hui au Chili pour des vins rouges. Par la suite, Retamal a progressivement repoussé la date des vendanges et le titre alcoolique de ses vins a augmenté en parallèle pour atteindre 14.8% en 2003, avec des vendanges retardées de six semaines et demi et ayant eu lieu aussi tard que le 10 mai. Le fait de repousser autant les vendanges a aussi entraîné le besoin de corriger l'acidité des vins par ajout d'acide tartrique. S'étant rendu à l'extrême, Retamal a ensuite cherché un juste milieu en vendangeant trois semaines plus tôt, soit vers le 20 avril. Cette décision a ramené les taux d'alcool dans la fenêtre des 13-14%, sans besoin de corriger l'acidité. Bien sûr, même dans Maipo il y a des années plus chaudes que d'autres, la date des vendanges peut donc varier d'une année à l'autre pour une maturité similaire du raisin. Mais il est clair que le taux d'alcool est généralement inféodé à la date des vendanges. Si Retamal décidait de nouveau de cueillir ses raisins le 23 mars, le taux d'alcool de son vin retournerait dans les alentours de 12%, comme en 1996.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4972579297225186325?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4972579297225186325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/quelle-est-la-cause-de-laugmentation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4972579297225186325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4972579297225186325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/quelle-est-la-cause-de-laugmentation.html' title='Quelle est la cause principale de l&apos;augmentation générale du titre alcoolique des vins?'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6399794746210335059</id><published>2011-12-15T21:45:00.005-05:00</published><updated>2011-12-15T23:33:03.685-05:00</updated><title type='text'>SUR LE VIF</title><content type='html'>Pour faire suite à l'information de Nicolas dans le sujet "&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/p-margin-bottom-0.html"&gt;Un rêve de milliardaire&lt;/a&gt;". Voici des liens &lt;a href="http://www.casatv.ca/blogue/recherche/oth/1591"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.jamessuckling.com/jessicas-blog-earthquake-and-a-new-chilean-bomb.html"&gt;ici&lt;/a&gt; à propos du voyage de Jessica Harnois au Chili en compagnie de trois autres québécois. Rien de neuf pour un "nerd" du Chili comme moi, ça reste à la surface des choses, mais ça pourra intéresser certains amateurs qui suivent ce qui se passe au Chili de moins près que moi.&amp;nbsp;C'est bien de voir une professionnelle reconnue parler positivement des vins de ce pays. Toutefois, j'aurais aimé qu'elle parle plus de producteurs qui font des vins de prix abordable. S'ébaubir devant du Vina Vik de jeunes vignes à 100$ la bouteille, c'est compréhensible jusqu'à un certain point. Ce projet est vraiment particulier et le voir de ses yeux doit être une très belle expérience. Toutefois, le Chili c'est beaucoup plus que ça. Je n'aime pas la hiérarchie vinicole à l'européenne, car pour moi avec le prestige, le prix fort, les gros scores, ça distord tout ce qui est à échelle plus humaine et qui ne joue pas le carte des gros dollars. J'ai peur que Vina Vik devienne le début de ça pour le Chili. Un vignoble de quelques années au milieu de la nature, un vin à 100$ la bouteille en partant, des gros scores, l'amplitude du projet au budget pratiquement illimité et le milliardaire derrière tout ça.&amp;nbsp; Je n'ai rien contre le fait que ça existe. Je suis même pour car c'est un projet axé totalement sur la qualité. C'est juste que cette maladie, la "dollarite prestigieuse", comme le phylloxéra, avait épargné le Chili jusqu'à maintenant. C'est d'ailleurs pour moi ce qui fait une bonne partie de son charme. Alors d'un point de vue égoïste je voudrais que ça demeure ainsi, même si un projet comme Vina Vik va immanquablement attirer l'attention et frapper l'imagination. Plus ça va et plus le monde du vin semble se polariser entre le modèle grand château bordelais et le modèle minimaliste du genre vin d'artisan amant de la nature. Le vin normal, celui situé entre ces extrêmes et bu par la majorité des amateurs semble maintenant trop commun pour qu'on se passionne à son propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6399794746210335059?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6399794746210335059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6399794746210335059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6399794746210335059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sur-le-vif.html' title='SUR LE VIF'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6282248703824439287</id><published>2011-12-11T14:41:00.008-05:00</published><updated>2011-12-11T20:07:35.655-05:00</updated><title type='text'>SIJNN, 2007, SWELLENDAM, MALAGAS WINE COMPANY</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--  @page { margin: 2cm }  P { margin-bottom: 0.21cm } --&gt; &lt;/style&gt;   &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-KZWUMljBhig/TuTkt679oHI/AAAAAAAAAVM/KKtT0fjO3Cs/s1600/GEDC0511+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-KZWUMljBhig/TuTkt679oHI/AAAAAAAAAVM/KKtT0fjO3Cs/s400/GEDC0511+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Peter Trafford qu'on connaît ici au Québec pour ses vins de la gamme De Trafford, issus de la région de Stellenbosch, est un des partenaires de ce nouveau projet et en est le vinificateur. Ce vin a été produit à partir de très jeunes vignes plantées en 2004 dans la région de Malagas, près des rives de la rivière Breede. Cette région est située à quelques kilomètres de l'océan. C'est un assemblage inusité composé de Syrah (42%), Mourvèdre (26%), Touriga Nacional (21%), Trincadeira (10%) et de 1% de Cabernet Sauvignon. Différents clones de ces cépages ont été greffés sur une variété de porte-greffes résistants à la sécheresse, ce qui permet de limiter l'irrigation dans cette zone relativement aride. Les raisins sont ramenés par camion réfrigéré aux installation de De Trafford à Stellenbosch pour y être vinifiés. La FA a lieu avec des levures indigènes et la FML en barriques de chêne. Le vin est élevé 18 mois en barriques de chêne français de 225 L et 700 L et 30% du bois utilisé est neuf, totalement dans les grandes barriques de 700L. Le vin n'est pas collé, ni filtré, mais adéquatement sulfité. Il titre à 14.5% d'alcool pour un pH de 3.77. Il est bien sec avec 2.2 gammes par litre de sucres résiduels.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est foncée et opaque. Au nez les arômes sont modérément intenses. On y dénote de la cerise, du fruit noir, des épices orientales et un arôme particulier que j'associe au cépage Mourvèdre et ce n'est pas un arôme phénolé dû aux levures Brettanomyces. En guise de complément on retrouve aussi des notes légèrement vanillées, ainsi qu'un subtil aspect torréfié. En bouche la matière est à la fois dense et généreuse, la structure compacte et le fruité intense. Un trait d'amertume contribue à l'équilibre d'ensemble, alors que des notes épicées viennent enrichir la palette de saveurs. Le milieu de bouche confirme la droiture et la bonne présence du vin, avec tout ce qu'il faut de concentration et aucune impression de lourdeur. La finale est intense et harmonieuse et présente une bonne persistance.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ceux qui me lisent avec régularité connaissent mon intérêt pour le développement de nouveaux terroirs au Chili. C'est ce même aspect pionnier qui m'a donné le goût de goûter ce vin. Je suis toujours surpris de la qualité qui peut être atteinte lors du premier millésime issu de ces nouveaux vignobles, avec des vignes de seulement trois ans d'âge. Au moment où je complète ce texte je déguste un &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/chardonnay-malvilla-2008-san-antonio.html"&gt;Chardonnay chilien&lt;/a&gt; issu lui aussi de vignes de trois ans, et la qualité est franchement étonnante. Vous aurez donc compris que j'ai bien apprécié ce Sijnn, 2007. Je l'ai apprécié comme un vin à part entière, pas parce qu'il est issu de très jeunes vignes. Je l'ai bu sur trois jours et le premier jour le caractère particulier du Mourvèdre était à l'avant-plan. Cet aspect est disparu les jours suivants et l'assemblage a repris le dessus. Une autre chose que j'ai remarqué avec ce vin, c'est le côté propre de son profil aromatique, sans déviance. Une preuve qu'on peut être un adepte de l'approche peu interventionniste, comme l'est Peter Trafford, et produire des vins qui sont tout de même intègres aromatiquement. Je pense que l'usage raisonné des sulfites y est pour quelque chose. Ceci dit, je demeure dubitatif face à l'apport aromatique des levures indigènes, même dans des vins jeunes comme celui-ci. Quand la fermentation demeure sous contrôle, il n'y a pas vraiment de différence par rapport à ce qui peut être obtenu avec des levures sélectionnées. Ça me semble une prise de risque inutile. Le caractère particulier possible venant des levures indigènes me semble plutôt relever de la perte de contrôle des fermentations, lorsque Sacharomyces cerevisiae ne domine pas l'activité fermentaire comme elle le devrait, et alors il ne faut pas parler de complexité ajoutée, mais plutôt de déviance. Au-delà de ces considérations, ce Sijnn est un vin qu'il vaut la peine de découvrir. À 32$ la bouteille ce n'est pas ce que je considère une véritable aubaine, mais le prix me semble tout à fait honnête par rapport à la qualité offerte. Une belle façon de découvrir ce qui se fait de neuf hors de l'Europe, en évitant les clichés trop souvent associés aux vins du Nouveau-Monde en général.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6282248703824439287?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6282248703824439287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sijnn-2007-swellendam-malagas-wine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6282248703824439287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6282248703824439287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/sijnn-2007-swellendam-malagas-wine.html' title='SIJNN, 2007, SWELLENDAM, MALAGAS WINE COMPANY'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-KZWUMljBhig/TuTkt679oHI/AAAAAAAAAVM/KKtT0fjO3Cs/s72-c/GEDC0511+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4678007936564995257</id><published>2011-12-06T00:23:00.007-05:00</published><updated>2011-12-06T08:10:27.980-05:00</updated><title type='text'>Les détenteurs de la vérité</title><content type='html'>Je suis tombé ce matin sur un autre &lt;a href="http://www.wineanorak.com/wineblog/uncategorized/what-is-fine-wine-who-gets-to-decide"&gt;article délirant&lt;/a&gt; du blogueur britannique Jaimie Goode qui décrit qui sont les gens qui sont en mesure de déclarer un vin comme fin et grand. Voici le paragraphe déterminant de son texte:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;"I’ve noticed that in recent years a new generation of wine people have emerged who seem to &lt;i&gt;get&lt;/i&gt;  wine – a group that encompasses winemakers, retailers, critics and  agents. They have a more-or-less shared taste, in that they prefer  elegance over power, dislike over-ripeness, delight in wines that  express a sense of place, aren’t afraid to explore new flavours and  lesser known regions, and at the same time respect the classic European  fine wines."&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, en d'autres termes, pour juger si un vin est grand ou fin, il faut être un professionnel du vin, mais pas n'importe lequel, un professionnel qui souscrit à une certaine vision et à une certaine esthétique du vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de propos me dégoûte. Jaimie Goode est un blogueur qui est en train de se radicaliser et de s'enfermer dans un carcan idéologique. Mais ce qu'il y a de bien avec les gens sectaires, c'est qu'ils n'ont pas peur de déclarer ouvertement qu'ils pensent posséder la vérité. Au moins cela a le mérite d'être clair. Ordinairement les professionnels du vin ne sont pas aussi directs avec les amateurs. On ressort les clichés. On dit au consommateur que ce qui compte c'est de développer son propre goût. Qu'il n'y a pas de goûts supérieurs à d'autres. Certains de ces professionnels du vin sont sincères lorsqu'ils y vont de ces affirmations. Mais une bonne partie d'entre eux pensent au contraire qu'il faut apprendre le vrai goût, et que seulement certains chemins y mènent, en autant qu'on les fréquentent suffisamment. Ce qui est vrai pour des professionnels l'est aussi pour certains amateurs qui pensent avoir assez fréquenté les passages obligés pour pouvoir distinguer ce qui est vraiment bon et vraiment fin de ce qui ne l'est pas. Ces gens sont convaincus de faire partie d'une caste d'initiés qui a gagné son droit d'entrée au Saint des Saints de la chose vinique. Ces gens déconsidéreront l'opinion de celui qu'ils jugeront comme un non initié. Celui qui selon eux n'aura pas suffisamment parcourus les chemins prescrits. Ceux qui donnent le droit d'entrer dans le groupe des détenteurs de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je n'ai jamais eu envie de faire partie de ces Chevaliers de Colomb de la bouteille, et de passer leurs rites d'initiation. Je n'ai jamais eu envie de montrer patte blanche et de me conformer à leurs diktats. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai créé ce blogue. Pour pouvoir exprimer ma pensée en toute liberté, sans l'imposer et sans prétendre que je détiens la vérité absolue. J'ai créé ce blogue parce que je fréquente souvent d'autres chemins que les fameux passages obligés, et que cela me permet parfois d'avoir une perspective différente des choses, où les effets de contraste sont inversés. Finalement, je tiens un blogue parce qu'il est réconfortant de savoir que ceux qui me lisent le font par choix, et qu'ainsi, eux aussi exercent leur liberté. Si j'étais un détenteur de la vérité, je ne tiendrais pas de blogue, car on sait bien que toute vérité n'est pas bonne à dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4678007936564995257?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4678007936564995257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/les-detenteurs-de-la-verite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4678007936564995257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4678007936564995257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/12/les-detenteurs-de-la-verite.html' title='Les détenteurs de la vérité'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-3816174550351398600</id><published>2011-11-30T17:27:00.005-05:00</published><updated>2011-12-03T09:29:08.185-05:00</updated><title type='text'>La prix d'une bouteille de vin est-il toujours le reflet de la qualité du liquide qu'elle contient?</title><content type='html'>Dans le passé on m'a souvent reproché d'écrire que certains vins chiliens qui m'avaient plu étaient aussi bons que des vins français vendus deux fois plus chers. C'est donc avec amusement que je suis tombé sur ce &lt;a href="http://www.thestarphoenix.com/mobile/story.html?id=5793411"&gt;petit texte&lt;/a&gt; à propos de &lt;b&gt;Cabernet Sauvignon, Max Reserva, 2009, Aconcagua, Vina Errazuriz&lt;/b&gt;. La personne qui a écrit ça est plus généreuse que moi, elle dit que ce "Max Reserva" vaut des vins vendus de deux à cinq fois plus chers, en se basant sur un prix de 20.70$. Ce vin est actuellement disponible à la SAQ pour 18.95$. Certains penseront qu'une telle affirmation manque de sérieux, pour ma part je pense qu'elle est parfaitement justifiée. J'ai ouvert une bouteille de ce vin, du millésime 1999, il y a deux semaines et je suis convaincu qu'en pure aveugle plusieurs auraient été totalement confondus. Le vin montrait un superbe profil de Cab mi-évolué, ayant perdu sa typicité chilienne de prime jeunesse pour se recentrer sur les caractéristiques du cépage. Il aurait facilement pu être pris pour un beau vin de Bordeaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-3816174550351398600?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/3816174550351398600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/sur-le-vif_30.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3816174550351398600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3816174550351398600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/sur-le-vif_30.html' title='La prix d&apos;une bouteille de vin est-il toujours le reflet de la qualité du liquide qu&apos;elle contient?'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2079172886463950969</id><published>2011-11-29T21:00:00.002-05:00</published><updated>2011-11-30T08:42:44.435-05:00</updated><title type='text'>PINOT NOIR, GRAN CUVÉE, 2010, MUY ALTO MAIPO, VINA WILLIAM FÈVRE</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-gWd4EWntWZM/TtWLpXojRwI/AAAAAAAAAVE/ec8i1HjVsfU/s1600/GEDC0512.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-gWd4EWntWZM/TtWLpXojRwI/AAAAAAAAAVE/ec8i1HjVsfU/s400/GEDC0512.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'ai ouvert ce vin dimanche passé et en le dégustant je suis tombé sur un &lt;a href="http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2011/11/27/Le-Pen-trinque-%C3%A0-la-PAF-%C3%A0-Chablis"&gt;article&lt;/a&gt; où William Fèvre exprime son appui au Front National de Marine LePen, tout en disant du même souffle qu'il est parti faire du vin au Chili de «&amp;nbsp;Monsieur&amp;nbsp;» Pinochet, au début des années 90, à cause de l'arrivée au pouvoir des socialistes en France. Disons que c'est une mauvaise coïncidence pour ouvrir une première bouteille ayant son nom sur l'étiquette, et ça mets dans de mauvaise dispositions pour la suite. Il faut dire qu'au strict plan vinique, je n'étais déjà pas dans les meilleures dispositions. Ce vin est déjà sur les tablettes de la SAQ depuis quelques millésimes et je ne l'avais jamais acheté auparavant car je ne voyais pas l'intérêt de faire du Pinot dans la chaude vallée de Maipo, même dans sa partie moins chaude du Haut-Maipo (Alto Maipo). Toutefois, des lectures récentes ont attisé ma curiosité à propos de ce producteur qui n'a aujourd'hui plus rien à voir avec William Fèvre, sauf son nom qui fut conservé, probablement pour une question de prestige dans un but commercial. Disons qu'avec la récente prise de position du bonhomme, l'image et le prestige viennent d'en prendre un coup. Ça incitera peut-être l'ancien partenaire chilien de M. Fèvre, la famille Pino qui a racheté ses parts dans l'entreprise, à changer de nom. À moins que ceux-ci partagent ses vues politiques et soient des admirateurs de Pinochet. Toujours est-il que pour revenir au vin, c'est lorsque j'ai appris la localisation exacte du vignoble d'où est issu ce vin, et l'implication de &lt;a href="http://www.pedroparraterroir.com/"&gt;Pedro Parra&lt;/a&gt;, dans la réévaluation de ce qui avait été fait depuis 20 ans, que j'ai voulu donner une chance à ce vin. Le vignoble en question est situé dans le «&amp;nbsp;Muy Alto Maipo&amp;nbsp;», soit le très haut Maipo, situé 400 m plus haut que l'Alto Maipo et encore plus près des montagnes, sur les pentes d'un canyon enserrant la rivière Maipo. Malgré cela j'avais encore des doutes, car Parra a décidé de greffer du Cabernet Sauvignon sur les racines d'une partie du Chardonnay et du Pinot Noir qui y étaient déjà plantés. Si du Cab peut murir à cet endroit, ce n'est pas bon signe pour le Pinot Noir cultivé pas très loin, même si la nature exacte du sol peut être différente. Il n'y a rien comme goûter pour se faire une idée plus claire. Voici donc mes impressions sur ce vin où je l'avoue j'étais un peu biaisé d'avance.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de teinte rubis passablement translucide. Le nez présente les caractéristique de base du cépage avec des arômes de fraise et de cerise auxquels s'ajoutent des notes doucement épicées et légèrement torréfiées, ainsi qu'une légère pointe fraîchement végétale. En bouche, l'attaque surprend par sa vivacité et l'intensité de ses saveurs, ainsi que par une présence marquée de l'amertume. Ce surplus amer nuit à l'équilibre général du vin qui n'a pas assez de fruit et de matière pour donner équitablement le change. Ce qui fait qu'on se retrouve avec une vin intense, mais pas vraiment agréable. La finale n'arrange rien à l'affaire, l'amertume y gagnant encore en importance.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'ai pas l'habitude de parler ici des vins que je n'ai pas aimés. Si j'ai décidé de commenter celui-ci, c'est qu'il me semble un exemple intéressant pour illustrer l'évolution du Chili vinicole depuis le début de sa révolution qualitative axée sur le développement de nouveaux terroirs plus frais. Comme je le disais à la fin de mon introduction, j'étais biaisé d'entrée face à ce vin, mais après m'être tapé la bouteille en entier sur trois jours, je pense que mon jugement sur celui-ci est tout de même solide, même s'il confirme mes appréhensions de départ.  Je trouve que ce vin est un bel exemple de ce qui n'allait pas dans l'ancien Chili où la facilité et la prise de risque minimale étaient de mise. Même si dans ce cas-ci planter du Pinot dans les hauteur de la vallée de Maipo était déjà mieux que de le faire sur le plancher de celle-ci. Il n'en reste pas moins que ce choix était inadéquat. Cela ne veut cependant pas dire que le terroir choisi était mauvais, ce sont les cépages bourguignons qui y ont été plantés qui n'étaient pas appropriés. En ce sens, j'aimerais bien goûter le Cabernet Sauvignon qui est aujourd'hui produit à cet endroit, mais pour moi il est clair que ce terroir n'est pas compatible avec la production de Pinot Noir de grande qualité. Surtout quand on pense que ces vignes de Pinot ont de l'âge, ce qui est relativement rare au Chili pour ce cépage. On a beau vinifier méticuleusement les fruits avec le souci d'en tirer le meilleur vin possible. Il n'y a pas de substitut à la qualité de la matière première, et cette qualité est indissociable d'un mariage approprié entre le cépage et le terroir. Cette cuvée qui n'a de grand que le nom en est un exemple probant. Le vin n'est pas totalement mauvais, c'est buvable, mais sans plus. Il ne faut surtout pas se baser sur ce vin pour se faire une idée du potentiel du Pinot Noir au Chili. Les bases vinicoles de l'aventure chilienne de William Fèvre étaient aussi boiteuses que sa pensée politique. Que peut-on greffer sur des racines d'extrême droite?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2079172886463950969?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2079172886463950969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/pinot-noir-gran-cuvee-2010-muy-alto.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2079172886463950969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2079172886463950969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/pinot-noir-gran-cuvee-2010-muy-alto.html' title='PINOT NOIR, GRAN CUVÉE, 2010, MUY ALTO MAIPO, VINA WILLIAM FÈVRE'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-gWd4EWntWZM/TtWLpXojRwI/AAAAAAAAAVE/ec8i1HjVsfU/s72-c/GEDC0512.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-8131391518946027088</id><published>2011-11-28T20:15:00.002-05:00</published><updated>2011-11-28T20:18:35.791-05:00</updated><title type='text'>SUR LE VIF</title><content type='html'>Par l'intermédiaire de &lt;a href="http://vinquebec.com/"&gt;Vin Québec&lt;/a&gt; je suis tombé sur un &lt;a href="http://bonvivantetplus.blogspot.com/2011/11/le-terroirisme-pensee-politiquement.html"&gt;texte lumineux&lt;/a&gt; signé Michel Bettane. Ça fait du bien de lire un ténor du journalisme vinicole remettre ainsi les pendules à l'heure, et venant d'un français c'est encore plus méritoire. Je l'ai déjà écrit, et je le répète, la France est le plus grand pays vinicole et une source d'inspiration pour le reste du monde. Mais à cause qu'on lui a tout emprunté (cépages, techniques de culture et de vinification), à part son sol, il s'est développé en France un discours extrémiste sur la notion de terroir. On a voulu tout porter au crédit de celui-ci car c'était la seule chose inamovible. Une manière de dire vous pouvez tout nous prendre, mais vous ne pourrez jamais nous rejoindre ou nous devancer, car c'est notre géographie qui est la source essentielle de la qualité française. Bien sûr ce discours est faux, la qualité des bons vins français ne tient pas qu'au lieu où ils sont produits. Il y a les hommes, l'expérience et le savoir-faire qui en découle. Là comme ailleurs, il y a la possibilité de faire des choix et de créer des choses différentes à partir de la même base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/sur-le-vif.html"&gt;ARCHIVES&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-8131391518946027088?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/8131391518946027088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/sur-le-vif_28.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8131391518946027088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8131391518946027088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/sur-le-vif_28.html' title='SUR LE VIF'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7234867306004674729</id><published>2011-11-26T23:36:00.001-05:00</published><updated>2011-11-27T10:17:50.417-05:00</updated><title type='text'>COYAM, 2007, COLCHAGUA, EMILIANA ORGANICO</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_nDKfClRuDU/TtG-MQ572OI/AAAAAAAAAU8/LjVFaoeFw6o/s1600/GEDC0503+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-_nDKfClRuDU/TtG-MQ572OI/AAAAAAAAAU8/LjVFaoeFw6o/s400/GEDC0503+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce vin est un assemblage original comprenant 38% de Syrah, 21% de Cabernet Sauvignon, 21% de Carmenere, 17% de Merlot, 2% de Petit Verdot, et 1% de Mourvedre. C'est un des premiers vins certifié biodynamique au Chili. Alvaro Espinoza le pionnier du bio et de la bioD est consultant pour l'élaboration de ce vin. Les millésimes précédents se contentaient d'être certifiés biologiques. Il est toutefois important de noter que malgré la biodynamie le vin est adéquatement sulfité.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de teinte rubis foncé opaque. Le nez est spectaculaire à l'ouverture, complexe et très expressif. Il déploie un admirable mélange d'arômes fruités, épicés, floraux, végétaux et torréfiés. La totale! Avec l'aération les choses se calment progressivement et l'ensemble olfactif se révèle alors avec plus de retenue. Les arômes de cerise et de cassis sont de très belle qualité et se marient très bien aux notes épicées évoquant la vanille, le clou de girofle et la feuille de laurier. À cela s'ajoute une touche de poivron vert et de menthol, ainsi qu'un léger trait chocolaté. La bouche reflète bien dans ses saveurs la richesse aromatique perçue au nez. Le vin a de la présence et un bel équilibre, avec une matière généreuse et éclatante. Il est très goûteux, sans tomber dans l'excès d'intensité. La structure demeure quand même assez compacte et la texture tannique est raffinée. En finale, le caractère épicé gagne en importance sur une très bonne persistance.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mon premier contact avec ce Coyam, 2007, remonte à il y a maintenant deux ans lors de la dégustation annuelle de «&amp;nbsp;Vins du Chili&amp;nbsp;». Il me semble aujourd'hui avoir perdu de son gras de bébé, se montrant sous un aspect plus dense, mais avec toujours une remarquable richesse aromatique. Il montre une complexité qui selon moi, pour un vin si jeune, est l'apanage des vrais vins d'assemblage. Je veux dire par là les vins d'assemblage où aucun cépage ne domine l'ensemble. Bien sûr, quand un vin biodynamique est d'une telle qualité, on se demande toujours si cette philosophie ésotérique n'est pas valable au fond. Curieusement, pour un excellent vin élaboré hors du cadre biodynamique, on ne se pose jamais cette question. Le mérite est alors de facto attribué au terroir et à la compétence du producteur. Je pense que dans ce cas-ci, ce n'est pas différent. J'ai goûté des vins non biodynamiques élaborés par Alvaro Espinoza, ça remonte au temps où il œuvrait encore chez Vina Carmen, et ils étaient la plupart du temps très bons. Donc, malgré l'excellence de ce Coyam, 2007, je ne deviendrai pas pour autant un croyant. Je préfère y voir le résultat du bon travail des hommes qui ont élaboré ce vin. Pour revenir au vin, en plus d'être succulent dans sa livrée de jeunesse, il me semble posséder tout ce qu'il faut pour bien évoluer en bouteille pendant de nombreuses années. Ce vin fait partie des nombreuses cuvées issues de la vallée de Colchagua qui en offrent autant que les super-cuvées très coûteuses, mais à une fraction du prix. La vallée de Colchagua excelle à produire ce type de vin (Ninquén (Montgras), Dona Bernarda (LFE), A Crux (Sutil), Vertice (Ventisquero), Quinta Generacion (Casa Silva), Primus (Veramonte).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7234867306004674729?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7234867306004674729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/coyam-2007-colchagua-emiliana-organico.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7234867306004674729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7234867306004674729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/coyam-2007-colchagua-emiliana-organico.html' title='COYAM, 2007, COLCHAGUA, EMILIANA ORGANICO'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_nDKfClRuDU/TtG-MQ572OI/AAAAAAAAAU8/LjVFaoeFw6o/s72-c/GEDC0503+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-1713080729134833095</id><published>2011-11-19T12:37:00.003-05:00</published><updated>2011-11-19T12:39:19.181-05:00</updated><title type='text'>La nature récalcitrante</title><content type='html'>Le vin n'est pas un produit naturel. C'est une œuvre humaine. J'ai longuement expliqué ma position à ce sujet dans un&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-vin-produit-de-civilisation.html"&gt; texte&lt;/a&gt; récent. C'est donc avec un certain amusement que j'ai lu ce matin le &lt;a href="http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/Winemaking+year/5726786/story.html"&gt;compte-rendu&lt;/a&gt; que fait Bill Zacharkiw dans The Gazette de ses péripéties dans le but d'élaborer un vin de Gamay "naturel". On peut y voir qu'au-delà des principes, l'homme doit travailler très fort pour seulement espérer atteindre son but, et que la nature, pour sa part, lorsque laissée à elle-même, peut très mal travailler. Néanmoins, bravo à Bill pour l'effort, mais surtout pour avoir eu l'humilité de rapporter son aventure. Meilleure chance l'année prochaine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-1713080729134833095?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/1713080729134833095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/la-nature-recalcitrante.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1713080729134833095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1713080729134833095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/la-nature-recalcitrante.html' title='La nature récalcitrante'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2890434311067223905</id><published>2011-11-18T21:46:00.008-05:00</published><updated>2011-11-18T23:28:34.035-05:00</updated><title type='text'>Autre chose que des notes de dégustation</title><content type='html'>Ces derniers temps j'ai quelque peu délaissé les comptes-rendus de dégustation pour écrire plus de textes sur différents aspects du vin. Le format du blogue a tendance à envoyer aux oubliettes les écrits passés. Après un peu plus de deux ans à écrire ici, j'ai pensé référencer les liens vers ces textes en un récapitulatif. Un travail plus long que je ne le pensais au départ, mais un coup parti... Moi qui au début craignait que ce blogue ne devienne rien d'autre qu'une suite de notes de dégustation. Je me suis aperçu en faisant cet exercice que j'avais écrit bien d'autres choses. Bien sûr il y a des thèmes récurrents, voire des idées fixes dans certains cas. Mais mon but avec ce blogue n'était pas d'écrire sur tout ce qui a rapport au vin, mais bien d'aborder ce qui m'intéresse et me préoccupe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-titre-de-mon-blogue-ne-tient-pas.html"&gt;La garde du vin: Pourquoi insiste-t-on sur la température de 12°C?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-vin-produit-de-civilisation.html"&gt;Le vin: produit de civilisation&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/quand-le-chili-fait-perdre-la-raison.html"&gt;Quand le Chili fait perdre la raison (AJOUTS)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/phobie-des-sulfites-buvez-des-vins-plus.html"&gt;Phobie des sulfites? Buvez des vins plus âgés&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/deficit-dimage-le-probleme-non-resolu.html"&gt;Déficit d'image: le problème non résolu du Chili&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/le-chili-surprend-encore-laveugle.html"&gt;Le Chili surprend encore à l'aveugle&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/la-fatalite-des-bretts.html"&gt;La fatalité des Bretts...&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/quand-la-technologie-et-la-nature-se.html"&gt;Quand la technologie et la nature se rejoignent&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/trouver-leldorado.html"&gt;Trouver l'Eldorado&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/blog-post.html"&gt;Le vin chilien peut-il vieillir? (suite)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/aborder-le-vin-autrement.html"&gt;Aborder le vin autrement&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/le-pouvoir-de-letiquette-et-des.html"&gt;Le pouvoir de l'étiquette et des préjugés&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/vin-en-bouteille-microbiologiquement.html"&gt;Vin en bouteille microbiologiquement actif et goût de bouchon: Un lien est-il possible?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/vin-bouchonne-pas-toujours-facile-de-sy.html"&gt;Vin bouchonné: Pas toujours facile de s’y retrouver&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/la-table-est-elle-vraiment-lendroit-ou.html"&gt;La table est-elle vraiment l'endroit où le vin est à son mieux?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/pascal-marchand-bio-bio-et-le-pinot.html"&gt;Pascal Marchand, Bio Bio et le Pinot&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/un-mois-sans-vin.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/pour-amateurs-de-hors-piste.html"&gt;Pour amateurs de hors piste&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/un-mois-sans-vin.html"&gt;Un mois sans vin&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/ciment-haut-de-gamme.html"&gt;Le ciment haut de gamme&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix-lexemple-chilien.html"&gt;Qualité et Prix: l'exemple chilien&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix.html"&gt;Qualité et Prix&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/et-si-lamateur-etait-la-meilleure.html"&gt;Et si l'amateur était la meilleure référence pour l'amateur...&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-et-precision.html"&gt;Dégustation et précision&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/la-verite-nest-pas-dans-le-vin.html"&gt;La vérité n'est pas dans le vin&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/la-levure-genetiquement-modifiee.html"&gt;La levure génétiquement modifiée canadienne&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/saq-et-promo-vins-90-de-james-suckling.html"&gt;SAQ et promo vins 90+ de James Suckling&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/chardonnay-ignorer-la-bourgogne-pour-y.html"&gt;Chardonnay: Ignorer la Bourgogne pour y aller avec l'Australie&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/bordeaux-la-hierarchie-michel-rolland.html"&gt;Bordeaux, la hiérarchie, Michel Rolland et l’oenologie moderne...&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/bordeaux-la-hierarchie-michel-rolland.html"&gt;Bordeaux, la hiérarchie, Michel Rolland et l’oenologie moderne... (Part II)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/sortir-de-mes-sentiers-battus.html"&gt;Sortir de mes sentiers battus&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/la-specificite-canadienne-en-matiere-de.html"&gt;La spécificité canadienne en matière de commerce du vin&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/le-bon-gout-peut-il-etre-subjectif.html"&gt;Le bon goût peut-il être subjectif?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/langleterre-le-tremplin-du-chili-vers.html"&gt;L'Angleterre: Le tremplin du Chili vers la reconnaissance&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/cap-au-nord-limari-et-elqui.html"&gt;Cap au nord: Limari et Elqui&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/2010-un-point-tournant-pour-le-chili.html"&gt;2010: Un point tournant pour le Chili vinicole?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/importation-privee-de-vins-chiliens.html"&gt;Importation privée de vins chiliens&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/et-si-le-phylloxera-disparaissait.html"&gt;Et si le phylloxéra disparaissait demain...&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/en-matiere-de-vin-le-quebec-est-il.html"&gt;En matière de vin, le Québec est-il vraiment francocentriste?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/en-matiere-de-vin-le-quebec-est-il.html"&gt;En matière de vin, le Québec est-il vraiment francocentriste? (Part II)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/le-vin-chilien-peut-il-vieillir.html"&gt;Le vin chilien peut-il vieillir?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/je-suis-tombe-aujourdhui-sur-un-article.html"&gt;Sucre omniprésent dans les vins de Nouvelle-Zélande???&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/le-nouveau-chili-cest-aussi-du-vin-de.html"&gt;Le Nouveau-Chili, c'est aussi du vin de plus en plus féminin&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/10/les-attentes-influencent-lexperience.html"&gt;Les attentes influencent l'expérience sensorielle lors de la dégustation du vin&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/10/sous-representation-des-vins-chiliens.html"&gt;Sous-représentation des vins chiliens au Canada: l'exemple britanno-colombien&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/10/chili-argentine-deux-realites.html"&gt;Chili-Argentine: Deux réalités&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/10/vins-fabriques-et-vins-serieux.html"&gt;Vins fabriqués et vins sérieux&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/10/lexemple-britannique.html"&gt;L'exemple britannique&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/12/lexemple-britannique-encore.html"&gt;L'exemple britannique, encore&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/tres-longue-reponse-olivier.html"&gt;Très longue réponse à Olivier&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/aromes-de-brettanomyces-reflet-du.html"&gt;Arômes de Brettanomyces, reflet du terroir?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/les-vins-blancs-de-lhemisphere-sud.html"&gt;Les vins blancs de l’hémisphère sud méritent plus de respect&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/match-comparatif-de-la-revue-cellier.html"&gt;Match comparatif de la revue CELLIER sur les bordeaux 2006&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/brettanomyces-et-syrah-un-element-de.html"&gt;Brettanomyces et Syrah: Un élément de réflexion&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/le-gout-quebecois-et-lapproche.html"&gt;Le goût québécois et l'approche européenne&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/vins-issus-de-vignes-greffees-et-non.html"&gt;Vins issus de vignes greffées et non-greffées: Une comparaison intéressante&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/notes-et-grands-millesimes.html"&gt;Notes et grands millésimes&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/lapproche-europeenne.html"&gt;L’approche européenne&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/la-garde-du-vin-entre-bonification-et.html"&gt;La garde du vin: Entre bonification et possible mythification&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/quest-ce-quun-vin-de-garde.html"&gt;Qu’est-ce qu’un vin de garde?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/07/chateau-musar-rejete-par-la-saq-petite.html"&gt;Château Musar rejeté par la SAQ: Petite réflexion&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/07/un-reve-de-milliardaire.html"&gt;Un rêve de milliardaire&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/06/le-chili-impressionne-au-premier.html"&gt;Le Chili impressionne au premier concours mondial du Sauvignon&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/06/vin-et-expertise.html"&gt;Vin et expertise&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/06/quelle-est-la-plus-pure-expression-du.html"&gt;Quelle est la plus pure expression du terroir?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/06/malbec-quand-largentine-influence.html"&gt;Malbec: Quand l'Argentine influence Cahors&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/le-vin-sans-identite.html"&gt;Le vin sans identité&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/pour-mieux-connaitre-le-chili-vinicole.html"&gt;Pour mieux connaître le Chili vinicole&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/brettanomyces-un-defaut.html"&gt;Brettanomyces: Un défaut?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/limportance-de-la-degustation-laveugle.html"&gt;L'importance de la dégustation à l’aveugle&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/04/vin-et-economie.html"&gt;Vin et économie&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/04/vin-et-economie-suite.html"&gt;Vin et économie (suite)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/03/du-ridicule-du-systeme-de-notation-sur.html"&gt;Du ridicule du système de notation sur 100&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/02/debut-de-hierarchie-en-nouvelle-zelande.html"&gt;Début de hiérarchie en Nouvelle-Zélande&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/02/syrah-montes-alpha-2007-au-banc-dessai.html"&gt;Syrah, Montes Alpha, 2007 au banc d'essai du magazine CELLIER de la SAQ&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/02/bill-zacharkiw-de-retour-du-chili.html"&gt;Bill Zacharkiw de retour du Chili&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/02/la-maturite-croissante-du-chili.html"&gt;La maturité croissante du Chili&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/01/le-vin-ennuyant.html"&gt;Le vin ennuyant&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/petites-precisions-sur-mes-notes-de.html"&gt;Petites précisions sur mes notes de dégustation&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/la-syrah-au-chili.html"&gt;La Syrah au Chili&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/le-gout-une-question-de-choix.html"&gt;Le goût: Une question de choix?&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/carmenere-et-cuisine-indienne.html"&gt;Carmenère et cuisine indienne&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/pourquoi-jaime-le-chili-petite-suite.html"&gt;Pourquoi j'aime le Chili (petite suite)&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/rqp-et-garde-du-vin.html"&gt;RQP et garde du vin&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/pourquoi-jaime-le-chili.html"&gt;Pourquoi j'aime le Chili&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/degustation-chili-ou-comment-je-me-suis.html"&gt;Dégustation Chili ou comment je me suis aveuglé!&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/autant-je-pense-que-le-chili-est-un.html"&gt;Viticulture et sélection clonale au Chili&lt;/a&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/faire-du-neuf-avec-du-vieux.html"&gt;Faire du neuf avec du vieux&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2890434311067223905?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2890434311067223905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/autre-chose-que-des-notes-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2890434311067223905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2890434311067223905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/autre-chose-que-des-notes-de.html' title='Autre chose que des notes de dégustation'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6251029761720985102</id><published>2011-11-12T08:19:00.017-05:00</published><updated>2011-11-22T22:37:55.608-05:00</updated><title type='text'>La garde du vin: Pourquoi insiste-t-on sur la température de 12°C?</title><content type='html'>Le titre de mon blogue ne tient pas tant de mon intérêt pour les vins de l'hémisphère sud que de mon sentiment de ne pas percevoir le merveilleux monde du vin de la même façon que la majorité des gens qui s'y intéressent. Il faut dire que je suis un scientifique, ce n'est pas nécessairement un facteur déterminant pour orienter une vision, mais ça fait quand même partie de l'équation de base. J'ai une formation en biochimie et je travaille en chimie de synthèse de molécules bioactives dans le domaine pharmaceutique. Voilà qui devrait tout expliquer et finir d'achever ma crédibilité pour ceux que la science révulse. Toujours est-il qu'il y a des liens à faire entre le milieu pharmaceutique où j'évolue et le monde du vin. Dans ce milieu, pour tester l'efficacité d'un candidat médicament, il faut généralement procéder à des études cliniques à double insu, contrôlées par placebo. C'est-à-dire que celui qui administre, et le patient qui reçoit, ignorent tous deux si ce qui est administré est le candidat médicament, ou un placebo. Cette pratique est fondamentale dans ce milieu et pour moi il y a un parallèle à faire entre celle-ci et la dégustation en pure aveugle du vin. Le cerveau demeure de loin l'organe le plus complexe et le moins bien compris, mais il est très puissant et exerce une forte influence sur l'ensemble de la physiologie humaine, la plupart du temps à l'insu de notre conscience, mais parfois à cause de cette conscience. Un autre point très important dans le milieu pharmaceutique est la stabilité des médicaments dans le temps. Des études longues et poussées doivent être menées sur la stabilité des médicaments avant leur mise en marché. C'est un point très important pour s'assurer de la sécurité et de l'efficacité de ce que le patient va recevoir. Ces études de stabilité sont menées sur une large plage de températures, avec un suivi dans le temps, tout cela pour bien comprendre les mécanismes de dégradation et pour déterminer la température idéale de conservation d'un médicament donné. Là aussi il y a un parallèle à faire avec le vin. La stabilité de celui-ci étant reliée à sa nature et à ses conditions de garde, la plus déterminante étant la température.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec mes connaissances en stabilité pharmaceutique, et en ajoutant celles sur la stabilité des produits chimiques gardés au laboratoire. J'ai toujours été surpris de la température de garde fortement suggérée pour le vin de 12°C. Ma surprise ne venait pas tant de la valeur de cette température, mais de l'importance critique qu'on y accordait. Selon mon expérience 12°C me semblait un bon choix de température, mais ça ne m'était jamais apparu comme un élément critique en terme de valeur précise. D'un point de vue strictement chimique, la différence entre une garde à 12°C et une garde à 20°C, par exemple, devrait être minime. C'est toujours ce que j'ai pensé et je suis convaincu de la validité de mon point étant donné que je garde mes vins dans une cave passive où la température monte parfois jusqu'à 22°C durant la canicule estivale. Je dois toutefois préciser que la majorité de ces vins sont filtrés et adéquatement sulfités. Ceci dit, au fur et à mesure de ma progression dans le monde du vin, de mes lectures, mais surtout de mes expériences de dégustation, en particulier avec les vins européens de gamme supérieures. J'ai compris l'importance accordée au fameux 12°C et la raison pour laquelle plusieurs en parlent comme d'une nécessité. Cette température est nécessaire non pas pour ralentir l'évolution chimique des vins, mais bien pour freiner l'activité biologique des micro-organismes vivants qui dans bien des cas sont encore présents dans le contenu de la bouteille. Je dirais même que dans ces circonstances, 12°C est une température légèrement insuffisante. Quelques degrés de moins seraient encore mieux. Aussi, dans ces conditions, on comprend mieux la tradition européenne du vin très sec, les sucres résiduels pouvant servir de nutriment pour permettre l'activité des bactéries et levures vivantes toujours présentes dans de nombreuses bouteilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je parle de ce sujet aujourd'hui, c'est que dans mes lectures récentes, suite à la discussion concernant mon texte précédant. Je suis tombé sur un &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=renouf%20et%20al.%20am.%20j.%20enol.%20vitic.%202007&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CB4QFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.intellioeno.com%2Fconf%25E9rence%2520vinitech%2FLYSOZYME%25203%2520DEC%2F1.%2520Vinitech%2520V%2520RENOUF.pdf&amp;amp;ei=wVK-ToXJJej10gGEqaTRBA&amp;amp;usg=AFQjCNHKcb0Moy48yglOYpD8yWeEbV5llg&amp;amp;cad=rja"&gt;article&lt;/a&gt; très intéressant qui relate des résultats à propos de la présence de micro-organismes dans le vin en bouteille. Toutes les bouteilles analysées dans cette étude, qui comprenait des millésimes allant de 1909 à 2003, contenaient des levures et/ou des bactéries. Fait particulièrement intéressant, un type de levure s'est révélé présent dans toutes les bouteilles analysées, vous l'aurez peut-être deviné, il s'agit bien sûr des Brettanomyces! Encore et toujours ces fameuses levures qui ont si longtemps donné le fameux goût de terroir aux vins européens réputés! Avec les modes actuelles de la non filtration et du « naturel », il est certain que cette situation perdure dans beaucoup de vins, les moins industriels étant les plus susceptibles. L'ironie c'est que ce sont ces vins qui sont généralement gardés par les amateurs. Aussi, avec la diabolisation des sulfites, qui se traduit souvent par une réduction des doses ajoutées, et parfois par l'élimination complète de ce produit pour les amants de la nature, les vins contenant toujours du matériel fermentaire vivant sont encore moins stables sans l'effet bactériostatique des sulfites. C'est une raison de plus pour les garder à une température très fraîche. La réduction des doses de sulfites contribue aussi aux problèmes d'oxydation prématurée des vins. À ce sujet, il est important de noter que la garde à 12°C, ou moins, aide à garder des sulfites plus longtemps dans la bouteille, et ce faisant contribue à ralentir l'oxydation du vin. Comme je le mentionnais dans un texte précédant, les sulfites disparaissent graduellement du vin en bouteille avec le temps. Plus faible est la température du vin et plus lente sera cette dispartion, simple principe de physico-chimie. Pour les vins sulfités non stériles, la garde au frais a donc le double avantage de ralentir l'activité micro-biologique et l'oxydation du vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à l'image que je peux donner, je ne suis pas dogmatique en matière de vin. Chacun est libre de faire ce qu'il veut et d'avoir ses préférences. Par contre, je suis pour la divulgation de l'information pertinente permettant à l'amateur averti de faire des choix selon ses préférences. Je suis aussi pour l'honnêteté dans le discours. J'aime appeler un chat, un chat, mais c'est malheureusement très rare dans le monde du vin ou on préfère souvent enrober les choses d'une couche de mystère. La fameuse magie du terroir qu'on nous sert à toutes les sauces, très peu pour moi. Quand j'achète du yogourt, je sais qu'il contient des bactéries vivantes. Comme acheteur de vin, j'aimerais aussi le savoir car la présence de micro-organismes vivants dans une bouteille de vin a une influence déterminante sur ses propriétés face à la garde, et sur le profil aromatique qu'elle donnera à terme. C'est une information qui me semble fondamentale dans une optique de garde, mais dont pratiquement personne ne parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/vin-en-bouteille-microbiologiquement.html"&gt;Article précédant relié à celui-ci &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=brettanomyces%20bruxellensis%20%3A%20etude%20m%C3%A9tabolique%2C%20cin%C3%A9tique%20et%20mod%C3%A9lisation.%20influence%20des%20facteurs%20environnementaux&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CBwQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fethesis.inp-toulouse.fr%2Farchive%2F00000511%2F01%2Fcastro_martinez.pdf&amp;amp;ei=eWrMTsngLMTY0QGco4wN&amp;amp;usg=AFQjCNGFX7-4kf7eIO4l9YI7PZZ6wDxOsA&amp;amp;cad=rja"&gt;Brettanomyces bruxellensis : Etude Métabolique, Cinétique et Modélisation. Influence des facteurs environnementaux&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6251029761720985102?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6251029761720985102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-titre-de-mon-blogue-ne-tient-pas.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6251029761720985102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6251029761720985102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-titre-de-mon-blogue-ne-tient-pas.html' title='La garde du vin: Pourquoi insiste-t-on sur la température de 12°C?'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2356256761943613329</id><published>2011-11-06T13:14:00.011-05:00</published><updated>2011-11-07T08:49:05.934-05:00</updated><title type='text'>Le vin: produit de civilisation</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le monde du vin est un monde particulier. À cause de l'imprécision des sens olfactif et gustatif on peut dire à peu près n'importe quoi à propos d'un vin sans que ce soit facilement vérifiable pour le consommateur. Le vin devient ainsi une matière opaque à laquelle on peut prêter toutes les vertus ou tous les vices. On peut aussi invoquer de nombreuses raisons, et parfois les plus saugrenues, pour justifier ces qualités et ces défauts allégués. Pour l'amateur il est donc souvent difficile de distinguer le vrai du faux, le farfelu de ce qui est plausible et c'est pourquoi l'étiquette et les scores sont si importants dans ce monde. Cette relative difficulté à voir au travers d'un vin ce qui le constitue vraiment,&amp;nbsp;et ce qui a mené à sa constitution, ouvre la porte à bien des discours justificatifs. L'incapacité de nos sens à lire complètement dans le vin ce qu'il est, et aussi le parcours ayant mener à ce qu'il est, permet d'y projeter des valeurs qui bien souvent sont étrangères au vin lui-même. De cette façon, le vin peut se retrouver relié à des visions philosophiques, voire politiques et idéologiques. Ce liquide peut ainsi être instrumentalisé pour défendre une conception plus large du monde, de la société et de l'être humain. Avec la bonne étiquette et un discours approprié, bien claironné, c'est fou&amp;nbsp;le nombre d'idées&amp;nbsp;qu'on peut mettre dans une bouteille de vin.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Parlant de discours idéologique bien claironné,&amp;nbsp;il ne se passe pas une semaine&amp;nbsp;dernièrement sans que&amp;nbsp;je ne tombe&amp;nbsp;sur&amp;nbsp;un article à propos du vin dit naturel. Chaque fois que j'entends parler de vin "naturel" ça m'irrite, car bien sûr cette expression est un bel exemple des idées qu'on peut artificiellement mettre dans une bouteille. Le vin n'est pas un produit naturel. Le vin naturel n'a jamais existé, même pas sous forme d'intermédiaire instable menant au vinaigre. Un produit naturel est un produit venant directement de la nature. Ce n'est bien sûr pas le cas du vin. Tout le monde sait ça, ou à tout le moins, tout le monde devrait le savoir. Mais on sait aussi qu'à force de répéter un mensonge bien enrobé, on peut parfois arriver à le faire passer pour une vérité, et dans un monde du vin qui préfère souvent le rêve à la réalité, il y a des couleuvres qui sont plus faciles à faire avaler que d'autres. Je dirais même que pour un certain auditoire branché, il y a un fort appétit pour ce genre de couleuvres teintées de romantisme. Toutefois, ce qui m'embête le plus dans ce mouvement idéologique, c'est qu'en qualifiant certains vins de «&amp;nbsp;naturels&amp;nbsp;», on laisse sous-entendre que ceux auxquels on n'appose pas cet adjectif trompeur auraient quelque chose d'artificiel et de forcément moins bon. Il faut bien comprendre que le discours à la base de ce mouvement laisse aussi sous-entendre que ce qui vient&amp;nbsp;de la nature est nécessairement bon, alors que ce qui a été touché par le main de l'homme est&amp;nbsp;de ce fait&amp;nbsp;plus ou moins dégradé. C'est là bien sûr un discours profondément misanthrope et paradoxal, surtout quand on pense que le vin est fait et bu par des hommes.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce discours prônant les vertus du naturel en matière de vin m'apparaît étroitement lié à une frange extrémiste du mouvement écologique et environnemental actuel où l'activité humaine est souvent mise en opposition avec l'intégrité de la nature. En écoutant ce discours environnementaliste, on en vient parfois à se dire que la civilisation est une bien mauvaise chose et que le seul homme qui avait vraiment sa place sur cette planète était le chasseur-cueilleur d'avant la révolution néolithique. Dans cette vision des choses, la nature&amp;nbsp;ne peut être que&amp;nbsp;bonne et bienveillante. Il y existe un équilibre que l'action civilisatrice de l'homme vient briser. Pourtant, la nature n'est pas toujours bonne, elle est même souvent dure et cruelle. Cependant, il est vrai qu'il y existait à l'origine un certain équilibre que la quête de l'homme pour s'extirper de sa condition&amp;nbsp;animale a rompu. La civilisation est un mouvement de l'humanité contre sa condition naturelle. C'est un long geste de révolte à l'encontre de l'équilibre naturel primitif, contre une condition qui fut jugée inacceptable. Par la civilisation, l'homme a entrepris de se soustraire, autant qu'il le pouvait, aux contraintes naturelles. Pour ce faire, il a tenté de comprendre la nature pour en arriver à posséder un certain contrôle sur celle-ci. Une des premières manifestations de cette volonté de contrôle sur la nature a été le développement de l'agriculture. L'agriculture est la base de la civilisation et c'est clairement une prise de contrôle par l'homme sur une partie de la nature. Avec l'avènement de l'agriculture, l'équilibre naturel primitif était résolument brisé. Aucun produit agricole ne peut donc être qualifié de naturel car il est le fruit du contrôle de l'homme sur la nature. Le vin quant à lui est plus qu'un simple produit agricole, puisqu'il est issu de la transformation par l'homme d'un produit agricole, le raisin cultivé. L'élaboration du vin représente le premier contact de l'homme avec ce qu'on appelle aujourd'hui la biotechnologie et sans outils techniques il n'y a pas de vins possibles. Le vin est donc une création humaine où l'homme a mis la nature à son service en la contrôlant de diverses façons.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et oui, n'en déplaise à certains, le vin et la technologie sont intimement liés, même dans ce qu'on appelle le vin naturel. Il est difficile pour moi de comprendre pourquoi le mot nature est plus séduisant pour certains que le mot technologie. La technologie relève de l'intelligence humaine, du savoir et de la science. Le technologie procure à l'homme les outils variés qui sont à la base des métiers et des arts. La technologie est aussi le vecteur de l'acquisition de nouvelles connaissances et du développement. Bien sûr, la technologie c'est aussi une progression des possibilités humaines, bonnes ou mauvaises. La technologie donne du contrôle et aussi de la responsabilité à l'homme. C'est peut-être pourquoi certains préfèrent se laver les mains dans la neutralité naturelle. Comme la nature ne choisit rien, qu'elle se contente d'être et d'évoluer au gré du hasard, elle ne peut se tromper, et surtout, elle ne peut être déclarée coupable. Vous l'aurez compris, je ne suis pas de ceux qui ont une vision idyllique de la nature, et pour rien au monde je ne voudrais me retrouver dans la peau d'un chasseur-cueilleur du paléolithique, balloté et effrayé au gré d'une nature mystérieuse et indifférente. Je ne suis pas du côté de la nature, mais du côté de l'homme, de sa conscience et de son angoisse existentielle. C'est cette conscience de lui-même, et de sa condition, qui l'a poussé à essayer de s'en sortir graduellement, de génération en génération. La civilisation depuis son origine relève de cette impulsion humaine visant à comprendre et à maîtriser la nature, et ce n'est que dans cette perspective plus détachée que pour moi la nature devient intéressante et fascinante. Je sais que le vin est un détail dans cette vaste épopée motivée par des éléments bien plus fondamentaux, mais en même temps, je trouve important comme amateur de vin de bien comprendre qu'il fait partie de ce mouvement de civilisation. C'est d'ailleurs pour moi ce qui le rend si intéressant. C'est justement parce qu'il est issu du génie humain qu'il est le liquide le plus complexe et le plus intéressant au monde. Un liquide tellement plus intéressant que ce que la nature laissée à elle même peut produire. J'ai donc du mal à comprendre le mouvement obscurantiste qui voudrait ramener son élaboration à sa forme la moins maîtrisée. Je ne prêche pas ici pour l'usage maximal et irraisonné de la technologie et pour l'interventionnisme à outrance. Je prêche pour le savoir et son bon usage, et surtout, j'en ai contre l'idée que ce qui est purement naturel est supérieur à ce que le contrôle de la nature par l'homme peut donner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour revenir à un niveau plus terre à terre, tout en poursuivant dans le même sens, je suis toujours étonné de lire des propos à l'encontre des levures sélectionnées. Je me demande toujours pourquoi ceux qui sont contre la sélection du matériel micro-biologique pour la fermentation, ne sont pas aussi contre la sélection du matériel végétal et sa culture ordonnée. Si les levures sauvages laissées à elles-mêmes sont si fondamentales pour l'obtention d'un vin de meilleure qualité, alors pourquoi n'utilisent-on pas des vignes sauvages non sélectionnées,&amp;nbsp;franches de pied,&amp;nbsp;sans porte-greffes hybrides sélectionnés? Ceux qui connaissent vraiment la viticulture le savent. L'identification, la sélection et la bonne connaissance des propriétés du matériel végétal sont des éléments fondamentaux de la viticulture de haute qualité. Alors si la connaissance et la sélection du matériel végétal sont si importantes au vignoble pour pouvoir en mener au mieux la culture, pourquoi la sélection et la connaissance des propriétés du matériel micro-biologique pour le contrôle adéquat des fermentations ne serait pas tout aussi important? Des fermentations bien contrôlées, avec un matériel micro-biologique adéquat, sont le meilleur moyen de révéler le terroir d'où un vin est issu en évitant les déviations et les interférences aromatiques. Pour arriver à ce contrôle nécessaire des processus fermentaires, et pour l'obtention d'un vin micro-biologiquement stable en bouteille et apte à bien vieillir, l'usage des sulfites est aussi nécessaire. L'usage de ce produit est diabolisé par le mouvement du vin "naturel". Pourtant, si le vin naturel n'existe pas, le dioxyde de soufre naturel lui existe. La fermentation&amp;nbsp;du raisin en génère et sous sa forme de sulfite&amp;nbsp;il n'est pas plus dangereux pour la santé que du sel de table. De plus, il disparaît du vin après une garde en bouteille de 5 à 10 ans. Il est donc difficile de comprendre le rejet d'un outil si utile autrement que par l'angle idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je n'aime pas&amp;nbsp;croire. Je préfère savoir. En ce sens,&amp;nbsp;l'homme, grâce au savoir, a la capacité de juger des choses et de moduler son comportement en conséquence. Le mauvais usage du savoir et de la technologie par certains ne devrait pas&amp;nbsp;discréditer le savoir technique. L'essence même de la vie réside dans l'aspect relatif des choses et dans la possibilité de faire des choix. Pour moi adhérer au dogme séduisant et simpliste du naturel bienveillant est une capitulation, une abdication de la pleine capacité créatrice de l'homme. Ceci dit,&amp;nbsp;même lorsqu'on l'affuble de naturel,&amp;nbsp;le vin demeure une création humaine, et comme l'homme il peut être bon ou mauvais.&amp;nbsp;Mais au-delà de tout, le vin est&amp;nbsp;un produit de civilisation, un symbole de la relation tourmentée de l'homme avec sa condition naturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2356256761943613329?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2356256761943613329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-vin-produit-de-civilisation.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2356256761943613329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2356256761943613329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/le-vin-produit-de-civilisation.html' title='Le vin: produit de civilisation'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2621084840362782482</id><published>2011-11-01T09:06:00.009-04:00</published><updated>2011-12-17T15:33:40.773-05:00</updated><title type='text'>Quand le Chili fait perdre la raison</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une autre &lt;a href="http://www.wineanorak.com/wineblog/uncategorized/when-critics-disagree-again#comments"&gt;controverse &lt;/a&gt;à propos des résultats des dégustations à l'aveugle organisées par Eduardo Chadwick pour tenter de démontrer que ses vins font partie de l'élite mondiale. C'est le blogueur britannique Jamie Goode qui saute un fusible cette fois à ce sujet, allant jusqu'à dire que les dégustateurs impliqués dans ces exercices s'étaient trompés, qu'ils avaient un mauvais goût. Il s'en prend aussi au fait que les juges étaient des «&amp;nbsp;Master of Wine&amp;nbsp;» et remet en doute leurs qualités de dégustateurs. Le «&amp;nbsp;Master of Wine&amp;nbsp;» est une qualification britannique très difficile à obtenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours surpris de voir l'antagonisme que peuvent susciter les vins chiliens lorsqu'ils osent prétendre à autre chose qu'au statut de bons petits vins pas chers. Ce type de dégustation est bien sûr un outil imparfait. C'est l'arme du pauvre en prestige. Le but n'est pas de démontrer une supériorité absolue des vins de M. Chadwick face à des noms très renomés. Le but est de démontrer que ses vins font partie de l'élite mondiale et que le Chili a la capacité de produire ce type de vins. Rien de plus. Rien de moins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=sena%201997%201995%20bordeaux&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=6&amp;amp;ved=0CEoQFjAF&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.asianpalate.com%2Fsites%2Fasianpalate.com%2Ffiles%2Ffile%2FPress%2520Release-%2520Sena%2520Results%25C2%25A0.pdf&amp;amp;ei=8VW1Tvq9EaOy0AGMyZzOBA&amp;amp;usg=AFQjCNESgAzodJ9zcQ5V5tSVoZRfkkwNfw&amp;amp;cad=rja"&gt;Résultats dégustation Hong Kong&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://vinumetvita.blogspot.com/2011/10/vertical-tasting-of-sena-vs-bordeaux.html"&gt;Un autre lien&lt;/a&gt; où un des dégustateurs y va de ses commentaires sur les vins. Ses deux vins préférés: Sena 1995 et Sena 1997. J'aime bien ses commentaires sur ces deux vins. Ça confirme ce que je me tue à répéter sur le potentiel de garde des rouges chiliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement j'ai trouvé un &lt;a href="http://tele13.13.cl/nacional/masters-wine-en-chile"&gt;lien&lt;/a&gt; à propos de la dégustation chilienne, en espagnol mais facile à traduire sur Google translate. Les juges étaient 17 "Master of Wines" britanniques. Sena 1997 a terminé premier, suivi de Sena 1995, Latour 1988 et Haut-Brion 2000. Je pense que l'argument de l'âge des vins est invalidé. Ça démontre aussi un attrait des juges pour les vins de profils évolués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2621084840362782482?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2621084840362782482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/quand-le-chili-fait-perdre-la-raison.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2621084840362782482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2621084840362782482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/11/quand-le-chili-fait-perdre-la-raison.html' title='Quand le Chili fait perdre la raison'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4376791235642729005</id><published>2011-10-24T23:03:00.006-04:00</published><updated>2011-10-24T23:26:16.430-04:00</updated><title type='text'>KUYEN, 2007, MAIPO, VINA ANTIYAL</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-P4M1UQ34FtU/TqYm0jKSHTI/AAAAAAAAAU0/ANSXeOqiNpc/s1600/GEDC0506+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-P4M1UQ34FtU/TqYm0jKSHTI/AAAAAAAAAU0/ANSXeOqiNpc/s400/GEDC0506+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vina Antiyal est le projet personnel du winemaker chilien le plus réputé, Alvaro Espinoza. Celui-ci est connu surtout pour son travail de pionnier dans le développement de la culture biologique et biodynamique au Chili. Kuyen veut dire lune en language indigène Mapuche, ce qui cadre bien avec l'approche ésotérique de son auteur. Cette cuvée est le deuxième vin de la maison. Il s'agit d'un assemblage de Syrah (47%), de Cabernet Sauvignon (43%) et de Carmenère (10%). Le vin a été élevé en barriques de chêne français d'âge non spécifié. Il titre à 14.5% d'alcool.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est foncée et opaque. Au nez, c'est le caractère Maipo qui prend le pas sur celui des cépages de l'assemblage avec des notes de menthol et de terre humide qui accompagnent des arômes de cassis et autres fruits noirs. Cette impression de boire une région se poursuit en bouche, et pour qui aime le caractère particulier des jeunes rouges de Maipo, le service est complet. Le vin montre une belle souplesse en attaque et des saveurs qui ont de l'éclat, aidées en cela par une bonne acidité. Une juste dose d'amertume contribue à l'équilibre d'ensemble et apporte un léger trait chocolatée à la palette de saveurs. Le niveau de concentration est bon et typique des rouges chiliens de type «&amp;nbsp;Reserva&amp;nbsp;». La finale est agréable, avec un sursaut d'intensité et des tanins qui montrent un peu de poigne en toute fin de parcours sur des relents amers de chocolat noir.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après le 2006, c'est le deuxième millésime de ce vin que j'ai l'occasion de goûter. Celui-ci ne montre pas le caractère prématurément évolué que j'avais perçu dans le 2006, même si un aspect terreux, proche des feuille mortes, est présent dans le profil aromatique. C'est aussi un vin qui reflète très bien son lieu d'origine, et ce lieu n'est pas le Chili, mais bien la vallée de Maipo. C'est donc un vin impeccable dans son style, un vin qui m'a donné du plaisir, mais à 27$ la bouteille, il ne montre pas un RQP très favorable par rapport à d'autres vins chiliens de cette origine, de ce style et de ce niveau qualitatif. Comprenez-moi bien, à ce prix c'est meilleur que bien des vins plus chers, mais dans le contexte chilien, le prix semble un peu trop élevé. Bien sûr, c'est un vin acheté en importation privée, et selon mon expérience, les vins achetés par ce canal sont toujours un peu plus chers que des équivalents vendus en succursale. C'est aussi un vin de petit producteur ayant une bonne réputation et adepte de la biodynamie. Probablement que ce facteur joue aussi sur la prime demandée, même si le caractère biologique ou biodynamique ne semble pas jouer de rôle déterminant sur la qualité finale du produit. Le caractère bio pour moi ne se goûte pas, dans ce vin comme dans tous ceux de ce genre que j'ai pu déguster. Le sérieux du producteur semble être le facteur critique pour assurer la qualité, et Alvaro Espinoza est définitivement un producteur sérieux, malgré son adhésion à la biodynamie et en même temps à cause de celle-ci. C'est là le paradoxe de la plupart des disciples des théories fumeuses de Rudolph Steiner. Ce sont souvent des vignerons dédiés à la qualité et très minutieux qui à mon sens finissent par franchir le pas de la superstition dans leur quête d'excellence. En conclusion, beau vin très agréable, dont il me reste deux bouteilles pour en suivre l'évolution.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4376791235642729005?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4376791235642729005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/kuyen-2007-maipo-vina-antiyal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4376791235642729005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4376791235642729005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/kuyen-2007-maipo-vina-antiyal.html' title='KUYEN, 2007, MAIPO, VINA ANTIYAL'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-P4M1UQ34FtU/TqYm0jKSHTI/AAAAAAAAAU0/ANSXeOqiNpc/s72-c/GEDC0506+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images%2529.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-5492818979766133092</id><published>2011-10-22T13:54:00.002-04:00</published><updated>2011-10-22T17:59:06.030-04:00</updated><title type='text'>DÉGUSTATION ANNUELLE DES VINS DU CHILI</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; &lt;/style&gt;Avec un peu de retard, voici mes impressions de la dernière dégustation annuelle des vins du Chili&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour un amateur de vins chiliens comme moi, la dégustation annuelle des vins de ce pays à Montréal est une journée spéciale. C'est aussi une journée chargée, comprenant quatre heures intensives de dégustation. Malgré cela, je n'ai pas eu le temps de goûter tous les vins que j'aurais voulu. Il faut dire que j'ai pris du temps pour discuter avec trois winemakers qui étaient présents à la dégustation, soit Giorgio Flessati de Vina Falernia, Grant Phelps de Casas del Bosque et Ricardo Baettig de Vina Morandé. Comme à chaque année, ceux-ci sont assez surpris de voir quelqu'un connaître autant l'aspect vinicole du Chili sans jamais y avoir mis les pieds. Mais après mes discussions avec eux, je peux dire que j'en connais encore un peu plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce genre de dégustation intensive d'un très grand nombre de vins en peu de temps, sur de très faibles quantités et en recrachant, est loin d'être l'idéal. Toutefois, ça me semble un bon moyen pour jauger le niveau qualitatif général, et le moins que je puisse dire, c'est que ce niveau ne cesse de s'améliorer. J'ai vraiment été impressionné par la qualité d'ensemble des vins que j'ai pu déguster. Comme à chaque année, j'ai mis la priorité sur les producteurs que je ne connaissais pas, ou très peu. Je me suis aussi concentré sur les vins qui m'intéressent le plus, soit ceux vendus entre 15$ et 40$. Ceci dit, cette dégustation fut aussi une belle occasion de goûter à de nombreux vins plus chers, les vins dits icônes. C'était là une bonne façon pour moi de mettre les choses en perspective.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le producteur avec les vins au style le plus distinctif était assurément Vina Falernia, le pionnier de la vallée d'Elqui. Je connaissais déjà sa Syrah, Reserva, mais les blancs furent une belle découverte, avec des cépages inorthodoxes pour le Chili, comme le Pedro Ximenez et le Torrontel, sans oublier les usuels Sauvignon Blanc, Chardonnay et Viognier de style très frais. Les vins de Falernia ne sont pas disponibles au Québec, même pas en importation privée. Toutefois, pour qui voudrait découvrir ce que donne la Syrah dans Elqui, j'ai pu goûter la Syrah, Chono, Reserva, Elqui, 2009, de Geo Wines. Elle m'est apparue d'un niveau similaire à l'excellente version 2007, dont j'ai déjà parlé sur ce blogue. Ce vin est disponible en importation privée chez Trialto Wine Group à 17.15$ la bouteille. Un autre vin qui a retenu mon attention pour son élégance et son style épuré est le Sauvignon Blanc, Cool Coast, 2011, de Casa Silva. Ce vin issu d'un vignoble côtier situé au niveau de la vallée de Colchagua est vraiment très bon. Celui-ci est offert en I. P. par LBV International pour 19.95$. Un autre vin ayant retenu mon attention pour son style distinctif et sa qualité est le Carignan, Edicion Limitada, 2007, Maule, de Vina Morandé. Superbe vin. Qu'est-ce qu'attend la SAQ pour offrir un vin de Carignan issu de vieilles vignes non irriguées de la vallée de Maule?  On ne peut pas penser refléter le Chili vinicole actuel sans offrir au moins un vin de cette catégorie. Parlant de la vallée de Maule, Concha y Toro était là en force cette année avec les vins de deux de ses filiales autonomes, soit Vina Palo Alto et Vina Maipo. Les gammes de ces deux filiales comprenaient de nombreux vins de la négligée vallée de Maule. Pour bien représenter la région de Maule, il y avait aussi Via wines, un producteur totalement axé sur cette appellation qui offrait un vin totalement élaboré avec le négligé cépage Païs. Un vin léger, au fruité rouge agréable. Ceci dit, les rouges sérieux de Maule ont un style général qui les distingue et c'est bien dommage que ceux-ci soient absents des tablettes de la SAQ.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'ai eu la chance de goûter les vins rouges de climat frais de Casas del Bosque, et j'ai été favorablement impressionné par le Pinot Noir, Gran Reserva, 2009 et la Syrah, Gran Reserva, 2009. Le winemaker Grant Phelps, qui œuvrait auparavant chez Viu Manent dans la chaude vallée de Colchagua, m'a expliqué que dans la fraîche région de Casablanca, pour obtenir la pleine maturité de la Syrah, les rendements devaient être fortement réduits. Ce qui, bien sûr, contribue à la qualité du vin. Parmi les autres vins qui ont retenu mon attention, il  y a le Petit Verdot, Chaski, 2009, Alto Maipo de Vina Perez Cruz. Rares sont les vins monocépage issus du Petit Verdot, et celui-ci est très réussi. On peut y sentir l'influence du terroir de l'Alto Maipo, mais aussi la particularité aromatique du cépage. Je dois dire que Perez Cruz est un de mes producteurs chiliens favoris et j'ai aussi été très impressionné par les deux vins haut de gamme de la maison, soit le Liguai, 2008, (39$) et le Quelen, 2007 (58$). Ces deux vins d'assemblage sont chers, mais la qualité et l'originalité de ceux-ci est telle que ces prix me semblent justifés. Trois autres vins haut de gamme de l'Alto Maipo qui m'ont favorablement impressionné sont la cuvée Triple C, 2005 (47.75$) de Vina Santa Rita, le Cabernet Sauvignon Élégance, 2007 (39$), et l'assemblage, Albis, 2005 (49$) de Vina Haras de Pirque. Ces cinq vins sont à ranger parmi l'élite des vins chiliens issus de cépages bordelais et même si c'est cher, leurs prix demeurent raisonnables par rapport à d'autres vins chiliens ambitieux, ou à des vins d'autres origines montrant ce niveau de qualité.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le Chili, c'est aussi le Carmenère. Ce cépage apporte une heureuse contribution à de nombreux assemblages. J'ai aussi eu la chance de goûter trois vins de Colchagua où on peut constater le haut niveau qualitatif que le Carmenère peut donner en prestation solo. Il s'agit du Pehuen, 2006, de Vina Santa Rita (55$), du Purple Angel, 2008, de Vina Montes (51$), et de la cuvée Micro-terroir, 2006, de Casa Silva (50$). J'ai aussi goûté les cuvées Reserva (17$) et Gran Reserva (20$) de Casa Silva qui montraient un excellent RQP. Deux assemblages de Colchagua m'ont aussi favorablement impressionné, soit le Coyam, 2009 (30$), de Emiliana, et le Ninquen, 2008 de Luis Felipe Edwards (27$). Ces vins sont du niveau des vins icônes, mais à une fraction du prix.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien évidemment, la dégustation ne comportait aucun vin rouge âgé. J'ai passé le message à ce sujet à tous les chiliens présents à qui j'ai pu parler. Les winemakers étaient d'accord avec moi sur cette carence de l'offre chilienne, mais ils me disaient que c'est au niveau commercial que ça bloque. Vendre du vin plus âgé coûte cher. Je persiste toutefois à penser que le Chili doit investir dans ce créneau pour aider à changer son image de producteur de jeunes vins fruités et abordables.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-5492818979766133092?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/5492818979766133092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/degustation-annuelle-des-vins-du-chili.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5492818979766133092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5492818979766133092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/degustation-annuelle-des-vins-du-chili.html' title='DÉGUSTATION ANNUELLE DES VINS DU CHILI'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4976722630487577178</id><published>2011-10-14T21:51:00.004-04:00</published><updated>2011-10-17T09:25:51.123-04:00</updated><title type='text'>Phobie des sulfites? Buvez des vins plus âgés</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ces temps-ci, il ne se passe pas une semaine sans que je tombe sur un article, ou plus, à propos de la mode des vins dits naturels. Cette utilisation du terme naturel pour décrire ces vins est une supercherie. J'y reviendrai bientôt dans un article plus étoffé et couvrant plus large. Toujours est-il que cette mode du vin dit naturel est accompagnée d'une diabolisation de l'usage des sulfites dans l'élaboration du vin et de sa présence dans celui-ci. Bien sûr, ce point de vue contre les sulfites relève de l'idéologie, mais quand même, si quelqu'un tient vraiment à boire du vin sans sulfites, il n'a qu'à boire des vins d'un certain âge. Après 5 années en bouteille, dans la plupart des cas, il n'y aura plus de sulfites dans le vin, ou des quantités très faibles (voir &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CCMQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.institut-rhodanien.com%2Fdownload%2F749&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=baisse%20de%20SO2%20dans%20le%20vin%20en%20bouteille&amp;amp;ei=8dyYTpuPDKXx0gH-pZi6BA&amp;amp;usg=AFQjCNHZlEKUIEAQKH71JYaV0BJqFLRDqQ&amp;amp;cad=rja"&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=5&amp;amp;ved=0CEMQFjAE&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.icv.fr%2Fdocuments%2FBibliotheque%2FBiblio_Articles%2FArticles_Conditionnement%2FRapp2007Nicolini.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=baisse%20de%20SO2%20dans%20le%20vin%20en%20bouteille&amp;amp;ei=8dyYTpuPDKXx0gH-pZi6BA&amp;amp;usg=AFQjCNGzAI3xnH6lccSWV7MBO1PuHLRcKA&amp;amp;cad=rja"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CCAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.vawa.net%2Fwinemaking-articles%2FACF_Paper.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=wine%20closure%20and%20wine%20ageing%20SO2&amp;amp;ei=vCycTpuXEors0gGW9eCvBg&amp;amp;usg=AFQjCNH-vT4Mi42qhpkj5-w1xqiYNc1BYw&amp;amp;cad=rja"&gt;ici&lt;/a&gt;). Si vous voulez vraiment mettre toutes les chances de votre côté, ouvrez des bouteilles de 10 ans d'âge. Parmi ceux-ci, seuls les vins fortement sulfités à la mise en bouteille et possédant un bouchon très étanche auront des chances de montrer encore quelques traces du fameux produit. En prime, vous aurez de meilleures chances d'avoir dans votre verre un vin au profil aromatique intègre, fidèle au terroir d'où il est issu, et qui ne sera pas déparé ou carrément gâché par des arômes micro-biologiques déviants.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4976722630487577178?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4976722630487577178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/phobie-des-sulfites-buvez-des-vins-plus.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4976722630487577178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4976722630487577178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/10/phobie-des-sulfites-buvez-des-vins-plus.html' title='Phobie des sulfites? Buvez des vins plus âgés'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4910053911271745504</id><published>2011-09-26T14:00:00.008-04:00</published><updated>2011-09-26T23:45:28.392-04:00</updated><title type='text'>SYRAH, SINGLE VINEYARD, LIMITED EDITION, 2007, ALTO CACHAPOAL, LAGAR DE BEZANA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4wHbhmB_M8w/ToC9uDB1IzI/AAAAAAAAAUw/sPYrv5Fk8CU/s1600/GEDC0482+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images+%25282%2529%2529.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-4wHbhmB_M8w/ToC9uDB1IzI/AAAAAAAAAUw/sPYrv5Fk8CU/s400/GEDC0482+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images+%25282%2529%2529.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après la Syrah &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/syrah-polkura-2008-marchigue-colchagua.html"&gt;Polkura&lt;/a&gt; que j'ai récemment commentée sur ce blogue, voici un deuxième vin venant d'un petit producteur chilien indépendant. Les deux font partie de l'organisme &lt;a href="http://www.movi.cl/chile/"&gt;MOVI&lt;/a&gt; qui regroupe des producteurs indépendants chiliens. Comme dans le cas de Polkura, Lagar de Bezena a choisi le pourtour plus frais de la vallée centrale chilienne pour établir son vignoble. Dans ce cas-ci, il s'agit de l'Alto Cachapoal, c'est-à-dire l'extrémité est de cette vallée, située juste aux pieds des Andes. Le vignoble unique d'où ce vin est issu est nommé «&amp;nbsp;La Esperanza&amp;nbsp;». Les vignes de Syrah utilisées avaient 9 et 11 ans d'âge, et comprenaient quatre clones du cépage. Le rendement de celles-ci a été limité à environ 35 hl/ha. L'élaboration du vin comprend la vendange manuelle, le tri au chai, vinification par gravité en lots distincts pour chaque clone utilisé, élevage de 20 mois en barriques de chêne français. Le pourcentage de bois neuf n'est pas spécifié. Le vin titre à 14.5% d'alcool et contient 3.3 g/L de sucres résiduels.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est sombre et impénétrable. Le nez exhale ses arômes de façon bien dosée. On y retrouve un mélange de fruits rouges et noirs de belle qualité, avec la cerise qui ressort clairement. Cet agréable aspect fruité est amalgamé à des notes d'épices fines, de terre et d'encre. Un léger aspect torréfié et chocolaté vient compléter ce superbe profil olfactif, à la fois sérieux et raffiné. Le bonheur se poursuit en bouche, où dès l'attaque la texture soyeuse du vin se démarque. C'est caressant, et dans ce contexte, l'ensemble de saveurs déjà perçu au nez se transpose admirablement en bouche, appuyé sur une fine base d'amertume, et avec toujours la cerise qui tient le rôle principal. Le milieu de bouche permet de confirmer la finesse tactile et la qualité des saveurs. Le niveau de concentration est très bon, sans lourdeur ou excès de puissance. Le vin montre un bon volume, ni compact, ni joufflu, juste ce qu'il faut pour bien remplir la bouche avec un petit côté aérien. Ça coule donc sans effort, en charriant des plaisirs multiples, pour  aboutir dans une finale harmonieuse et équilibrée, où les saveurs gagnent en intensité avant de lentement s'évanouir sur des relents d'amertume et des tanins boisés qui se détachent.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce vin est décidément une très belle découverte pour moi. Une autre preuve de la diversité de styles dont le Chili est maintenant capable. C'est un vin sérieux, qui à ce stade évite l'austérité grâce à sa formidable finesse de texture et à son fruité de cerise délectable. Néanmoins, il y a aussi un côté plus sombre dans celui-ci, avec cet aspect de terre et d'encre noires, sans oublier l'amertume chocolatée et le léger côté torréfié. On peut aussi sentir un aspect boisé, mais au niveau aromatique cet apport m'est apparu subtil et bien dosé, malgré la jeunesse du vin. Le seul léger accroc à ce stade  précoce d'évolution, je l'ai trouvé à la toute fin avec des tanins boisés qui ressortent un peu et persistent au-delà des saveurs. Toutefois, selon mon expérience, c'est un léger problème que le temps devrait résoudre et qui ne remet pas en cause l'agréabilité actuelle du vin. C'est un phénomène assez commun pour de jeunes vins relativement ambitieux où on a poussé un peu sur la barrique. Dans ces circonstances, il est clair pour moi que ce vin montre un très bon potentiel de garde, et qu'il devrait se présenter sous un jour encore meilleur d'ici 5 à 10 ans. Finalement, il m'est apparu fidèle à ce que donne ce cépage dans les pourtours plus frais de la vallées centrale. Des vins à la fois riches et frais pouvant montrer une finesse certaine. Ceci dit, ce n'est clairement pas dans le style des vins de Syrah de climats très frais, comme on en retrouve dans San Antonio, Casablanca ou Elqui. Ce n'est pas un tort, juste une différence d'interprétation du cépage. C'est d'ailleurs ce qui fait la beauté de la Syrah au Chili, la variété des styles possibles. En ce sens, ce vin de Lagar de Bezana est une belle pièce de cette mosaïque naissante qu'est la Syrah au Chili.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce vin n'est pas disponible au Québec. Je l'ai reçu lors de ma participation à un &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/repas-degustaion-la-syrah-au-chili.html"&gt;repas-dégustation &lt;/a&gt;de Vins du Chili. Comme pour tous le vins dont je traite sur mon blogue, je l'ai commenté car c'est un vin de qualité qui m'a plu.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4910053911271745504?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4910053911271745504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/syrah-single-vineyard-limited-edition.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4910053911271745504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4910053911271745504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/syrah-single-vineyard-limited-edition.html' title='SYRAH, SINGLE VINEYARD, LIMITED EDITION, 2007, ALTO CACHAPOAL, LAGAR DE BEZANA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-4wHbhmB_M8w/ToC9uDB1IzI/AAAAAAAAAUw/sPYrv5Fk8CU/s72-c/GEDC0482+%2528Modifi%25C3%25A9e+dans+Visionneur+d%2527images+%25282%2529%2529.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7270451689859525832</id><published>2011-09-23T13:03:00.002-04:00</published><updated>2011-09-23T13:10:47.522-04:00</updated><title type='text'>Déficit d'image: le problème non résolu du Chili</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.yudu.com/item/embedded_reader/403941/Chile-Report-from-the-drinks-business-September-2011.?refid=84323"&gt;Document intéressant&lt;/a&gt; consacré au Chili par le magazine britannique "Drink Business". On y parle des développements viticoles récents dans ce pays, de la qualité et de la variété&amp;nbsp;croissante, mais comme ce magazine s'intéresse surtout à l'aspect commercial du monde du vin, on tente de&amp;nbsp;déterminer le chemin à suivre par ce pays et ses vins pour se sortir du créneau d'entrée de gamme auquel il est fortement identifié. À la lecture des différents articles, on se rend compte qu'il est très difficile de briser des stéréotypes et que souvent, la qualité des vins n'est pas en cause. En matière de vin, la perception tient lieu de réalité, et cette perception&amp;nbsp;est conditionnée par les préjugés. Le défi principal du Chili est de convaincre le consomateur de payer plus pour ses meilleurs vins. Le problème, c'est que&amp;nbsp;généralement le&amp;nbsp;client qui est prêt à payer plus pour une bouteille ne veut pas seulement acheter un meilleur vin. Il veut aussi que la bouteille et son étiquette projette l'idée et l'image d'un vin de meilleure qualité. Malheureusement, malgré tous les progrès qualitatifs du Chili au cours des dernières années, l'image des vins de ce pays est toujours associée au vin d'entrée de gamme. Le vin chilien, même celui de très haute qualité, n'est pas celui qu'on sort pour impressionner les convives. Il y a zéro effet prestige avec les vins de ce pays. Je dirais même qu'il y a&amp;nbsp;un effet prestige négatif. Ce qui est pire que ne pas avoir de prestige. Il faut dire que le Chili, malgré la beauté saisissante de ses paysages, n'est pas le pays des châteaux. Ce n'est pas non plus le pays du petit producteur artisan, même si la situation évolue de ce côté. Dans ces conditions, et la lecture du document de "Drink Business" le montre bien. Il n'est pas facile pour les chiliens de choisir la bonne stratégie pour perçer dans le marché du vin de gammes de prix supérieures. Le déficit d'image est un boulet dont il semble impossible de se défaire. Le pays semble condamner à toujours offrir sa qualité à prix d'aubaine. Bien sûr, il y a ces vins dits icônes qui tentent de briser cette barrière en affichant des prix démesurés. Mais cette catégorie représente un très faible pourcentage de la production chilienne. Ces vins sont plus un énoncé de principe par rapport aux ambitions du pays, qu'une catégorie commercialement significative. En ce sens, ces vins très chers ont leur raison d'être. Ils sont un pied de nez à tous ceux qui pensent que les vins chiliens ne&amp;nbsp;devraient être que bon marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, la situation que je&amp;nbsp;vins de décrire&amp;nbsp;est regrettable pour les producteurs de ce pays, mais c'est ce qui m'a attiré vers les vins de ce pays en premier lieu, et même si aujourd'hui mon intérêt pour ce pays va bien au-delà de cette situation avantageuse pour le consommateur. Ça demeure un élément important de mon attrait pour ce pays. En terminant, parmi toutes les avenues envisagées dans le document de "Drink Business" pour aider le Chili à briser son déficit d'image, la mise en valeur du potentiel de garde des vins rouges n'est pas mentionnée parmi les pistes de solution. Je suis peut-être le seul à penser cela, mais il s'agit d'une omission déplorable. Je dirais même plus, c'est un faute grave. C'est grave car c'est l'initiative la plus simple et la moins côuteuse que les producteurs de ce pays pourrait prendre pour créer une toute nouvelle catégorie de vins aux profils distinctifs. Une initiative qui donnerait une toute nouvelle perspective sur les vins rouges de ce pays. Ça ne briserait peut-être pas totalement l'image négative assiociée aux vins chiliens, mais ce serait un facteur important pour&amp;nbsp;y arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7270451689859525832?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7270451689859525832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/deficit-dimage-le-probleme-non-resolu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7270451689859525832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7270451689859525832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/deficit-dimage-le-probleme-non-resolu.html' title='Déficit d&apos;image: le problème non résolu du Chili'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-1592908506466944572</id><published>2011-09-17T11:39:00.003-04:00</published><updated>2011-09-24T12:50:30.708-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maipo'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, DOMUS AUREA, 2006, ALTO MAIPO, CLOS QUEBRADA DE MACUL</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4rdZcWvmVCw/TnTC8WtN50I/AAAAAAAAAUk/gxz8IHojktw/s1600/leyda+292+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" rba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-4rdZcWvmVCw/TnTC8WtN50I/AAAAAAAAAUk/gxz8IHojktw/s400/leyda+292+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lorsque j'écrivais sur le forum Fouduvin, j'avais commenté le millésime &lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=15&amp;amp;t=6468&amp;amp;p=75917#p75917"&gt;2002&lt;/a&gt; de ce vin de façon complète et très élogieuse. J'avais alors dit qu'il s'agissait de mon meilleur vin chilien à vie. Je n'ai malheureusement pu racheter ce vin que dans le millésime 2006. J'ai récemment ouvert ma première bouteille de ce millésime, et c'est comme si j'avais eu un gros «&amp;nbsp;flashback&amp;nbsp;». Dès le premier abord du vin j'ai retrouvé ce qui m'avait tant enthousiasmé dans le millésime 2002. Comme alors, je me disais que ce vin ressemble au plan aromatique aux Cabernets, Antiguas Reservas, de Cousino Macul des années 90, alors que ceux-ci venaient encore entièrement des vieux vignobles de Macul, en banlieue de Santiago, Mais comme alors, je me disais que c'est comme un Antiguas Reservas magnifié. La marque aromatique du terroir est là, indéniable, mais tout dans le Domus Aurea semble meilleur encore. Plus riche, plus fin, plus caressant, plus concentré et plus long. J'ai souvent écrit qu'en matière de vin plus n'égale pas toujours mieux, et je le pense encore, car en l'absence d'équilibre, plus peut mener au pire. Mais dans ce cas-ci, l'équilibre et l'harmonie étaient au rendez-vous de magnifique façon. Même si je me concentre surtout sur les vins chiliens de prix abordables. J'ai eu la chance de goûter bon nombre de super-premiums chiliens, les Almaviva, Don Melchor, Clos Apalta, Montes Alpha M, Folly, Sena, Manso de Velasco, et bien d'autres encore. Bien que plusieurs de ces vins soient de grande qualité, pour ma part, ce deuxième millésime du Domus Aurea me confirme que pour moi ça demeure le plus grand vin chilien qu'il m'ait été donné de goûter. Un vin qui me prouve que les notes sur 100 des magazines américains sont de la foutaise. Elles ne sont basées que sur la concentration, la puissance et la renommée du producteur. La beauté du Domus Aurea c'est qu'il possède toute la concentration nécessaire, mais que jamais il n'a l'air puissant à cause de son équilibre formidable. En dégustant ce vin, je me disais qu'en terme de qualité, ce Domus Aurea était non seulement mon vin chilien favori, mais qu'il se comparaît avec ce que j'ai pu déguster de mieux dans ma vie. Puis en relisant cette semaine un &lt;a href="http://www.sommelierjournal.com/articles/sm_2009-06-62.pdf"&gt;article&lt;/a&gt; sur le potentiel de garde des rouges chiliens, où l'on parle du Domus Aurea, je suis tombé sur cette affirmation que je cite dans le texte&amp;nbsp;: &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;"Domus Aurea is another example of a stylistic transformation with a new enologist. From one of the oldest hillside vineyards in Chile, planted in 1970, this blend of 80% Cabernet with Merlot, Petit Verdot, and Cabernet Franc is not only modeled after Bordeaux, but is capable of giving the best of them a run for their money". &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans la même classe que ces grands vins donc, tout en ayant son identité propre, mais à une fraction du prix. J'ai payé ce 2006, 48$ la bouteille, une hausse de seulement 6$ par rapport au 2002. À ce prix, c'est une formidable aubaine. Malgré mon amour grandissant pour la Syrah, le Cabernet Sauvignon demeure mon cépage noir favori, et selon moi l'Alto Maipo est un des meilleur terroir au monde où il peut s'exprimer, et assurément le terroir à Cabernet Sauvignon le plus sous-évalué sur la planète. La beauté avec le Domus Aurea, c'est qu'il provient d'un vignoble mature qui permet de révéler le plein potentiel de la région, et surtout, ce n'est pas un vin axé sur la recherche de puissance. Un problème qui affecte trop de cuvées se voulant ambitieuses, à la recherche des gros scores pouvant les propulser rapidement en terme de notoriété et de prix, quoi que pour les gros scores, le prix doit souvent être là au départ. Heureusement, le Domus Aurea sait éviter ce piège. Ce producteur ne fait pas de compromis mercantiles à court terme et agit en fonction de sa conception du vin. Il ne met pas la charrue avant les bœufs en appliquant une politique de prix raisonnable. En fait, il semble avoir une confiance tranquille dans son produit, et dans le fait que celui-ci saura trouver la reconnaissance auprès des amateurs de vins raffinés qui auront la chance d'y goûter. C'est peut-être moins spectaculaire comme approche, mais à long terme ça me semble la bonne. Domus Aurea est un classique du futur, c'est donc aujourd'hui qu'il faut y goûter. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-1592908506466944572?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/1592908506466944572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/cabernet-sauvignon-domus-aurea-2006.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1592908506466944572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1592908506466944572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/cabernet-sauvignon-domus-aurea-2006.html' title='CABERNET SAUVIGNON, DOMUS AUREA, 2006, ALTO MAIPO, CLOS QUEBRADA DE MACUL'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-4rdZcWvmVCw/TnTC8WtN50I/AAAAAAAAAUk/gxz8IHojktw/s72-c/leyda+292+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-3406873686312469054</id><published>2011-09-13T20:41:00.014-04:00</published><updated>2011-12-03T09:17:42.726-05:00</updated><title type='text'>SUR LE VIF</title><content type='html'>Après deux années de blogue j'en suis venu à trouver que ce média manquait de flexibilité et de spontanéité. La plupart du temps pour y écrire, j'attendais d'avoir le temps de pondre un article assez structuré, ce qui fait qu'il y a bien des choses intéressantes que je laissais passer, comme des liens utiles ou de courts commentaires sur le vif lorsqu'un sujet m'interpellait. J'ai donc décidé de créer une rubrique que je garderai en début de blogue et que j'archiverai périodiquement sur une page unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;17h45&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Par le biais de &lt;a href="http://vinquebec.com/node/9191"&gt;Vin Québec&lt;/a&gt;,  encore de l'eau à mon moulin concernant l'inutilité de la notation  précise des vins. Je serais curieux de voir les résultats si l'exercice  était refait dans un mois, avec les mêmes vins et&amp;nbsp;les mêmes  dégustateurs, en trouvant une façon pour que ceux-ci soient convaincus  qu'ils ne goûtent pas de nouveau les même vins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;17h27&lt;/b&gt;&amp;nbsp;  En vérifiant la source du traffic sur mon blogue je suis tombé sur un  nouveau blogue vin récemment apparu sur le site de Radio-Canada. Il  s'agit du &lt;a href="http://blogues.radio-canada.ca/millesime/author/rgeorges/"&gt;Blogue Vin de Radio-Canada&lt;/a&gt; animé par Ronald Georges. À suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;30 Novembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;16h30&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Je suis tombé sur ce &lt;a href="http://blogue.saq.com/cellier/donner-une-note-aux-vins-quon-recommande-mettre-ses-culottes/"&gt;texte&lt;/a&gt; du blogue de Marc Chapleau par le biais d'un lien donné sur le forum &lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=2&amp;amp;t=19645&amp;amp;start=30"&gt;Fouduvin&lt;/a&gt;.  J'ai été surpris d'y lire que le père des matchs comparatifs du  magazine Cellier de la SAQ considère que donner une note à un vin qu'on  recommande, c'est l'équivalent de mettre ses culottes. Façon détournée  de dire que les gens comme moi ne les mettent pas. Pourtant, je pensais  que les différents matchs comparatifs de Cellier avaient plutôt démontré  l'invalidité de ce système. Ces dégustations thématiques à l'aveugle,  qui ne sont pas purement à l'aveugle car le thème de celles-ci est connu  des dégustateurs, ont néanmoins produits leur lot de surprises au fil  des ans. La notation y est toujours très resserrée, sans notes extrêmes,  preuve que les juges qui y participent, s'ils ont mis leurs culottes,  n'ont pas oublié de bien attacher leurs bretelles!...&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;17 Novembre &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;21h35&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Grâce à un lien sur le site &lt;a href="http://vinquebec.com/"&gt;Vin Québec&lt;/a&gt;, je suis tombé sur un &lt;a href="http://www.thedrinksbusiness.com/2011/11/bettane-producers-who-pay-critics-are-idiotic/"&gt;article&lt;/a&gt;  où Michel Bettane qualifie d'idiots les producteurs qui paient pour  qu'un critique réputé juge leurs vins. C'est facile de jeter la pierre  aux producteurs, mais à mon avis c'est un effet pervers de la notation  des vins. Étant un observateur assidu de la scène vinicole chilienne, je  peux régulièrement constater l'effet de la dictature des notes et des  médailles pour ces producteurs venant d'un pays en déficit de prestige  et d'image de marque. Comment peuvent-ils attirer rapidement l'attention  du consommateur moyen qui ne sait pas lui-même où aller et qui aime se  faire rassurer par les notes? Dans un monde où l'offre en vins de  qualité n'a jamais été si grande, il est difficile d'émerger du lot, et  l'attrait de la grosse note est tellement grand et peut avoir un tel  impact économique, qu'il est facile de comprendre pourquoi certains  succombent à la tentation, même si au fond c'est une loterie et que le  résultat est loin d'être assuré. Finalement, l'indépendance entière est  très rare dans le monde du journalisme vinicole. Il existe une  hiérarchie et un certain code de conduite à suivre pour qui veut faire  carrière dans ce milieu. Si quelqu'un décide de trop s'éloigner du  discours généralement accepté, on le lui fera payer d'une manière ou  d'une autre, et c'est sa crédibilité qui en sera affecté. De toute  façon, pourquoi croyez-vous que les critiques réputés ne se soumettent  jamais à l'épreuve de la notation des vins en pure aveugle? Bien sûr  parce c'en serait rapidement fait de leur crédibilité, et si tous les  critiques se soumettaient à un tel test périodique, ce serait aussi la  fin des systèmes précis de notation. On arrêterait de prétendre qu'on  peut résumer un vin de façon absolue et définitive dans un chiffre.  Alors les producteurs ne se sentiraient plus forcés de payer en espérant  obtenir ce fameux chiffre, passeport vers la légitimité et la  prospérité et les consommateurs seraient forcés de lire les textes et  surtout, ils devraient explorer par eux même en se fiant enfin à leur  jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;16h25&lt;/b&gt; Pour revenir sur le  sujet des notes, une des meilleures façons de juger de son invalidité, à  mon avis, est de très bien connaître les vins d'un pays ou d'une  région. Je pense assez bien connaître les vins du Chili, et à chaque  année je m'amuse à regarder la compilation des notes attribuées par Wine  Spectator aux vins de ce pays, et à chaque année je n'en reviens pas de  l'incohérence de cette liste par rapport à mon expérience avec ces  vins. Je persiste à croire qu'il est impossible de bien juger chaque vin  lors de large dégustations comparatives. À l'aveugle, le même  dégustateur dégusterait de nouveau les mêmes vins le lendemain et les  résultats seraient souvent très différents. Imaginez pour une  dégustation un an plus tard, ou plus. Une vraie farce!&amp;nbsp; En plus de cela,  il y a l'influence du goût personnel d'un dégustateur sur la note  attribuée. Voici un exemple frappant de cette possible différence.  D'abord, voici la &lt;a href="http://www.wineanorak.com/chile/vinaleyda.htm"&gt;note de dégustation&lt;/a&gt; de l'amant de la nature Jamie Goode pour le Chardonnay, Lot 5, Leyda, Vina Leyda:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;b&gt;Viña             Leyda Lot 5 Chardonnay 2009 Leyda Valley&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Southwest facing vineyard, made in an oxidative style without              clearing the juice. No malolactic. Sophisticated with fine toast  and             nut notes on the nose, leading to a palate showing  broad, nutty,             spicy, toasty flavours. Rich but fresh.  Rounded and harmonious, with             some peach and pear notes and  mineral finish. &lt;b&gt;94/100&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, quelle note pensez vous a été accordée par Wine Spectator à ce vin au style "oxydatif"? &lt;a href="http://www.winespectator.com/magazine/show/id/44461"&gt;Un fabuleux 55&lt;/a&gt;!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;39  points de différence, rien que ça! Je n'ai pas goûté ce vin, mais la  description de Jamie Goode, utilisant l'euphémisme "oxydatif", me laisse  croire que WS a plutôt trouvé ce vin oxydé. C'est un exemple extrême,  je l'avoue. Mais je suis sûr que bien des différence de 10 à 15 points  s'expliquent simplement par le goût personnel, ou la façon dont le vin  se présentait sur une bouteille un jour donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;12h25&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Plus de détails &lt;a href="http://www.newgenerationwines.com/node/212"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.winesofchile.org/news-press/masters-of-wine-2011-chile-tour-bonus-track/"&gt;ici&lt;/a&gt;  sur la dernière dégustation organisée au Chili par Edurdo Chadwick et  appelée "The aging potential challenge". Je suis content de voir qu'un  des leaders de ce pays se réveille et commence à miser sur cet atout  fortement sous-exploité. Pour ce qui est de la dégustation, le panel  était composé de 16 "Masters of Wine". On ne donne les résultats que  pour les 5 premiers vins du classement, on mentionne toutefois que même  un Cabernet Sauvignon, Don Maximiano, 1983, a été apprécié. Ce qui  concorde avec mon expérience voulant que même les rouges chiliens de  prix abordable peuvent bien vieillir. Plus de 25 ans en bouteille pour  un vin de moins de 20$, élaboré avant l'éveil qualitatif de ce pays.  C'est un assez bon point de départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;15 Novembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je  n'ai pas l'esprit militant, probablement à cause d'un mélange de  paresse et de cynisme. Je vais voter, c'est déjà ça. J'écris sur ce  blogue par plaisir, non pas en pensant que ça pourra changer la moindre  chose dans le monde du vin. Ceci dit, j'ai tellement répété ici que le  système précis de notation du vin était invalide, que j'ai pris le temps  de signer une &lt;a href="http://www.scorevolution.com/#people"&gt;pétition&lt;/a&gt;  contre celui-ci, même si le résultat de cette action ne sera que  symbolique. Il y a trop d'amateurs qui réclament des notes, et qui  veulent acheter des vins bien notés, pour que ce système puisse être  largement abandonné, sans compter les multiples gourous qui en tirent  profit. Une grosse note c'est rassurant, même si ça ne veut rien dire  tellement le vin n'est pas quelque chose de figé et définitif, et  tellement la perception est variable entre individus. Ajoutez à cela les  variations possibles entre les bouteilles d'un même vin et le compte  est bon! Je sais que je me répète, mais il faut oublier les notes,  oublier l'étiquette et aborder le vin qui est dans notre verre pour ce  qu'il nous donne au moment de le boire. C'est la meilleure façon de lui  rendre justice en évitant les préjugés, qu'ils soient positifs ou  négatifs. C'est difficile, je le sais, mais selon moi il faut être dans  cet état d'esprit. C'est une question de mentalité. Mais même si comme  moi vous tentez d'ignorer ces fameuses notes, le problème le plus grave  avec celles-ci, c'est le tort que ça cause aux bons vins mal notés, et  bien sûr aux producteurs derrière ces vins. Si au contraire vous vous  faites prendre avec un mauvais vin bien noté, j'ai un peu envie de dire  tant mieux pour vous. Tant mieux pour la leçon qui pourra peut-être en  être tirée. Finalement, l'appel à ne pas tenir compte des notes est  positif, car c'est un appel à l'indépendance d'esprit et au plaisir de  la découverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;12 Novembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;01h24&lt;/b&gt; Les arômes déviants reliés aux levures Brettanomyces  sont une de mes marottes et aujourd'hui, par hasard, au fil de mes  lectures sur la toile je suis tombé sur un &lt;a href="http://articles.latimes.com/2011/feb/10/food/la-fo-paso-mourvedre-20110310"&gt;article&lt;/a&gt;  intéressant du Los Angeles Times à propos du cépage Mourvèdre. Un  paragraphe a particulièrement retenu mon attention tellement il va à  l'encontre de l'idée souvent entendue voulant que le Mourvèdre soit  normalement marqué par des notes similaires aux arômes de Bretts, sans  que ce ne soit dû à ces levures. Le commentaire à ce sujet vient de  Justin Smith le winemaker de Saxum Vineyards, un producteur californien  réputé. Je cite dans le texte:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;"Mourvèdre has a  really bad reputation in the States because so many  Mediterranean wines  have brett that people think they're synonymous,"  Smith says. "I don't  know why it's so prone to brett, but whenever I  leave a barrel of pure  Mourvèdre, those are the only barrels that ever  get brett. For so  long, people thought that is the nature of Mourvèdre,  it just has that  animal stinkiness. I've never tasted a clean Mourvèdre  that has that.""&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il  est à noter que Saxum a une approche minimaliste de la vinification et  ne colle ni ne filtre ses vins. C'est donc intéressant d'entendre une  voix crédible allez à l'encontre du discours habituel sur ce sujet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;23 octobre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il  y a une promotion - 10% aujourd'hui à la SAQ sur tous les vins chiliens  offerts par notre monopole. Deux vins qui étaient déjà l'objet d'une  promotion en circulaire peuvent être achetés pour environ 15$, soit la &lt;b&gt;Syrah, Max Reserva, 2009, Aconcagua&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Vina Errazuriz &lt;/b&gt;et&lt;b&gt; la Cabernet Sauvignon, 2009, Aconcagua, Vina Arboleda&lt;/b&gt;.  Ce sont deux vins trop jeunes et trop boisés à mon goût actuellement,  mais ce sont deux vins à l'excellent potentiel de garde. Rares sont les  vins de 15$ ayant un potentiel de garde de 15 ans. Selon moi,  aujourd'hui, ces deux vins font partie de ce club très sélect où le  Chili excelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;1h04&lt;/b&gt; Pour répondre à la question que se pose &lt;a href="http://vinquebec.com/node/8979"&gt;ici&lt;/a&gt; Marc-André Gagnon de Vin Québec à propos de la toxicité des sulfites pour l'humain, voici une &lt;a href="http://sn1.chez-alice.fr/vin/article/partie_2_suite.htm"&gt;référence&lt;/a&gt;  intéressante sur le sujet. On y indique que cette toxicité est  comparable à celle du sel de cuisine (chlorure de sodium) et du  bicarbonate de sodium (ce qu'on appelle communément "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Petitevache.jpg"&gt;la petite vache&lt;/a&gt;" ici au Québec). Voici un extrait:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;"Les  sulfites sont utilisés dans de nombreux aliments –  et certains  médicaments- pour prévenir altérations microbiennes et/ou  oxydations&amp;nbsp;;  le vin constitue la principale source de SO2 dans  l'alimentation  «&amp;nbsp;moyenne&amp;nbsp;».La toxicité aigüe définie par une DL.50 de  1,5 g/kg est à  peu près identique à celle du sel de cuisine ou du  bicarbonate de  sodium, soit la catégorie des produits «&amp;nbsp;dangereux – peu  dangereux&amp;nbsp;»  selon la classification de l'OMS. La toxicité chronique est  définie par  la DJA de 0,35 mg/kg/jour, soit 24,5 mg/jour pour une  personne de 70  kg, à partir d'un coefficient de sécurité de 100 qui,  appliqué au sel  de cuisine consommé sur la la base moyenne de 1-2 g/jour  devrait  montrer une inocuité totale à la dose de 70-140 g/jour&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;Les  effets physiologiques du SO2 se  manifestent par la destruction de la  thiamine vers pH 6,0 mais nulle au  pH –2-3 de l'estomac, un effet  mutagène à très forte concentration (64  g/L) seulement in vitro. Il n'a  été observé aucun effet tératogène ou  cancérigène et il y a diminution  de l'activité allergisante de  l'histamine. Le SO2 est rapidement  détoxifié par transformation en  sulfates. L'organisme métabolise chaque  jour l'ensemble des composés  soufrés (acides aminés…) pour une  quantité équivalente à 1,5-2 g de SO2  /jour, sauf pour une personne sur  100000 carencée en sulfite-oxydases  (Enquête Australie-Nouvelle  Zélande). Le «&amp;nbsp;mal de tête&amp;nbsp;» souvent signalé  n'est pas mis en évidence  de façon significative par les enquêtes  épidémiologiques (USA,  Australie, Nouvelle Zélande)."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 octobre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;19h31&lt;/b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/vins/francois-chartier/201110/14/01-4457191-quand-les-pinots-saffrontent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_vins_1508967_accueil_POS1"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Article&lt;/a&gt; intéressant de François Chartier aujourd'hui sur Cyberpresse où il relate son expérience lors d'une &lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CBsQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.raspipav.com%2Factualites.php&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=jugement%20de%20Montr%C3%A9al%20raspipav&amp;amp;ei=Xa-ZTt27N6Hh0QGEtbjIBA&amp;amp;usg=AFQjCNG9hnVfNpT8u4H4DSG6z-6dIOu1Tg&amp;amp;cad=rja"&gt;dégustation&lt;/a&gt;  de vins de Pinot Noir organisée par un regroupement d'importateurs  québécois. Il est intéressant de voir comment le classement des vins  différait entre dégustateurs. Ça explique probablement pourquoi les  notes octroyées par les juges à ces vins étaient relativement basses. À  chaque fois que je lis sur des expériences du genre, et ici ce n'était  que du semi-aveugle, ça me conforte dans ma conviction voulant que la  notation précise du vin est un exercice prétentieux et invalide. Je  serais curieux de réunir les mêmes dégustateurs et de leur servir les  mêmes vins une deuxième fois en leur demandant à nouveau de les classer  et de les noter. Je suis sûr que les résultats seraient sensiblement  différents, que ce soit pour un dégustateur en particulier, ou pour  l'ensemble du jury.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;15 octobre&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;19h31&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ft.com/intl/cms/s/2/6244cbb0-e4b1-11e0-92a3-00144feabdc0.html#axzz1Z6OaTQd1"&gt;&amp;nbsp; Article intéressant&lt;/a&gt;  de Jancis Robinson sur la garde, le style et le prix des GCC de  Bordeaux. Quand on dit qu'on vendange aujourd'hui des raisins plus  matures, comment le nier quand on lit que la majorité des producteurs  chaptalisaient au milieu des années 90 pour atteindre 12.5% d'alcool..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;26 Septembre 2001&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;00h44&lt;/b&gt; Sans faire insulte à mes lecteurs réguliers, je peux dire que j'ai  parfois l'impression de prêcher dans le désert avec mon modeste blogue.  Alors quand je tombe sur une opinion convergente, c'est un peu comme un  oasis. Au fil de mes navigations sur la toile, en passant sur le site de  Sammy Rabbat, je suis tombé sur une &lt;a href="http://samyrabbat.com/chroniques/nick-hamilton-chroniqueur-vins.html"&gt;petite entrevue&lt;/a&gt;  avec le chroniqueur vins de l'hebdomadaire Voir, Nick Hamilton. J'ai  déjà eu la chance de rencontrer M. Hamilton, il y a un peu plus de deux  ans, lors d'une &lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=2&amp;amp;t=11199&amp;amp;p=128872&amp;amp;hilit=the+gazette#p128872"&gt;dégustation&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=2&amp;amp;t=11125&amp;amp;p=127633&amp;amp;hilit=the+gazette#p127633"&gt;Chili-Californie &lt;/a&gt;organisée  par Bill Zacharkiw de The Gazette. J'avais fort apprécié ses propos ce  soir-là, lors de discussions très intéressantes sur le monde du vin.  Toujours est-il que dans cette entrevue M. Hamilton y va de propos très  positifs sur le Chili et la Nouvelle-Zélande. Des propos qui se  rapprochent de ceux que je tiens sur ce blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;b&gt;RH. &lt;/b&gt;Quels sont les pays producteurs qui vous ont le plus impressionné?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NH. – C&lt;i&gt;’est difficile parce qu’il y en a plusieurs. J’ai eu   l’occasion dans les dernières années de voyager dans plusieurs pays   producteurs tels que l’Afrique du Sud, le Chili, la Nouvelle Zélande,   évidemment les vieux pays comme l’Italie, la France et l’Espagne aussi.   Je dirai que ce sont les petits pays qui m’impressionnent surtout,  parce  qu’ils ont moins d’histoire, moins d’expérience mais on voit des   produits qui sont vraiment impressionnants. Je pense entre autres au   Chili, où j’étais allé l’année passée, où j’ai vu des choses que je ne   m’attendais pas, des types de vins qu’on n’avait pas encore vu ici au   Québec mais qui arrivent heureusement. Des vins qui viennent  complètement du nord ou bien très au sud et non de  cette bande centrale  de vignobles autour de Santiago, qu’on connaît  bien. En découvrant des  vins des régions qui sont beaucoup plus au nord  comme Elqui et Limari  ou tout à fait dans le sud, comme Bio-bio ou  Itata, j’ai été vraiment  surpris de voir la diversité qu’il y avait et  évidemment la qualité  toujours à la hausse des vins dans ce pays. Même  chose la Nouvelle  Zélande où j’étais, il y a quelques années. Là aussi  une grande  diversité de produits, des vins de très bonne qualité. Un  style qui  plaît d’après-moi, et qui est à l’avantage du consommateur  québécois.  Le climat y est assez frais et puisque la Nouvelle Zélande  est composée  de deux îles, l’influence maritime est importante. On y  trouve des  vins qui sont assez frais, avec une bonne acidité, des vins  fort  agréables. &lt;/i&gt; Donc le Chili et la Nouvelle-Zélande sont peut-être les deux pays qui m’ont le plus impressionné dans les dernières années. &lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des  propos du genre sont malheureusement très rares dans la presse vinicole  québécoise. C'est pourquoi je pensais qu'étant donné le centre  d'intérêt de mon blogue, ça valait la peine de les rapporter sur  celui-ci. C'est vraiment impressionnant et réconfortant pour moi de voir  un chroniqueur vins généraliste comme M. Hamilton être capable de  nommer du même souffle les régions de Elqui, Limari, Bio Bio et Itata  avec leur bonne position géographique. La preuve qu'il y a des  chroniqueurs ayant une large compétence dans notre belle province.  Bravo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;24 Septembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;12h10&lt;/b&gt;&lt;a href="http://vinquebec.com/node/8891"&gt; Article&lt;/a&gt; intéressant de  Marc-André Gagnon sur Vin Québec. On se rejoint sur le fait que les  notes sur 100 sont directement liées à la concentration et à la  puissance, mais M. Gagnon néglige l'aspect identité, origine et&amp;nbsp;renommée  du producteur. À ce sujet, tous les résultats de dégustation à  l'aveugle, mêlant des vins de renommée et prix variables, concordent.  Dans ce type de dégustation on note bas pour éviter d'avoir l'air fou,  et les surprises sont nombreuses. Il n'y a pas de critiques individuels  qui dégustent en pure aveugle, car ils auraient tôt fait de perdre toute  crédibilité. Aussi, il est impossible de bien juger un vin en  dégustation rapide et comparative, comme les professionnels le font  souvent. Je prêche peut-être pour ma paroisse, mais l'idéal demeure le  commentaire&amp;nbsp;étoffé issu d'une dégustation en isolé, sur une longue  période, où on peut revenir souvent sur le vin et en suivre l'évolution  dans le temps. Cette méthode n'est pas parfaite. Elle demande de  l'honnêteté de la part de l'auteur, et comporte aussi sa part de  subjectivité. Mais elle a le mérite de respecter le vin, en lui donnant  l'attention qu'il mérite, et en ne le résumant pas à un chiffre.&amp;nbsp;Il faut  aussi de l'humilité chez l'auteur, car il me semble bien prétentieux de  figer la valeur d'un vin dans un chiffre qui occultera tout ce qu'on  aura pu en dire par ailleurs. Le chiffre ou les étoiles effacent les  mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;19 Septembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;14h10&lt;/b&gt; Un &lt;a href="http://www.ft.com/intl/cms/s/2/a7884966-d9a0-11e0-b16a-00144feabdc0.html#axzz1Y2poZapT"&gt;article&lt;/a&gt; amusant de Jancis Robinson à propos de la montée du vin en Chine et de l'attrait des nouveaux riches chinois pour les noms prestigieux. Je dis amusant car je n'achête que très rarement ce type de vins. Mais pour les amateurs sérieux, cette situation est plutôt déprimante et choquante à la fois. Je compatis sincèrement, mais c'est l'effet pervers de la migration du vin vers la niche de produit de luxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;15 Septembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;20h58&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Suite aux commentaires de Paul dans cette &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/shiraz-max-reserva-2001-aconcagua-vina.html"&gt;rubrique &lt;/a&gt;. Je joins les liens de deux articles précédants sur le sujet de la garde des rouges chiliens tirés de ce blogue (&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/le-vin-chilien-peut-il-vieillir.html"&gt;lien 1&lt;/a&gt; et&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/blog-post.html"&gt; lien 2&lt;/a&gt;) et le lien vers un&lt;a href="http://www.sommelierjournal.com/articles/article.aspx?year=2009&amp;amp;month=6&amp;amp;articlenum=62"&gt; article&lt;/a&gt; externe sur le sujet que j'avais déjà donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;20h43&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Pour débuter, je joins deux liens intéressants. Le premier à propos d'un producteur dont j'ai souvent vanté les mérites sur ce blogue. Il s'agit de &lt;a href="http://www.wineanorak.com/chile/vinaleyda.htm"&gt;Vina Leyda&lt;/a&gt;. Le leader du Chili pour les vins de climat frais de haute qualité vendus à prix abordables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre lien porte sur un&lt;a href="http://www.bevnetwork.com/pdf/SEPT11_Chile.pdf"&gt; article&lt;/a&gt; intéressant sur le Nouveau Chili.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-3406873686312469054?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/3406873686312469054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/sur-le-vif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3406873686312469054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3406873686312469054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/sur-le-vif.html' title='SUR LE VIF'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-648318007899389830</id><published>2011-09-11T10:11:00.020-04:00</published><updated>2011-09-24T12:51:17.056-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>SHIRAZ, MAX RESERVA, 2001, ACONCAGUA, VINA ERRAZURIZ</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-umtD5CQ7BT0/TmzC8BioC_I/AAAAAAAAAUg/YRvEvEp_ND8/s1600/leyda+298+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" nba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-umtD5CQ7BT0/TmzC8BioC_I/AAAAAAAAAUg/YRvEvEp_ND8/s400/leyda+298+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;texte&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans mon &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/repas-degustaion-la-syrah-au-chili.html"&gt;texte&lt;/a&gt; récent relatant une dégustation de jeunes Syrahs chiliennes, j'y étais allé d'un plaidoyer incitant les producteurs chiliens à démontrer l'excellent potentiel de garde de leurs vins rouges, et dans ce cas précis, de leurs vins de Syrah. Avec l'expérience que j'ai des vins de ce pays, je suis convaincu du potentiel de garde de la nouvelle génération de Syrahs chiliennes. Mais quand on prend position de manière aussi affirmée, il y a toujours une petite arrière-pensée qui nous revient à l'esprit par la suite. En ai-je trop mis? Est-ce que mon enthousiasme a dépassé la réalité? C'est avec ce léger questionnement en tête que j'ai décidé d'ouvrir une des plus vieilles Syrahs chiliennes que j'ai au cellier. Juste pour me rassurer. Juste pour voir si je n'avais pas beurré trop épais. Ce vin a huit ans de plus par rapport à la Syrah, Max Reserva, 2009, de la dégustation, et qui est actuellement disponible sur les tablettes de la SAQ. Ça me semble donc un bel exemple de moyenne garde. Ce vin provient des premières vignes de Syrah plantées au Chili en 1992 et 1993. C'est donc un des meilleurs exemples de vin de Syrah que l'on puisse trouver à ce stade pour évaluer le potentiel de garde des vins de ce cépage au Chili. Bien sûr, ce n'est qu'une cuvée, venant d'une région précise et d'un producteur reconnu. On ne pourra pas extrapoler à tout le pays sur cette seule base, mais ça me semble un bon point de départ pour suivre le parcours de ce cépage au Chili. À noter qu'à partir du milésime 2000, et pour quelques années par la suite, Errazuriz a identifié cette cuvée par le terme Shiraz, probablement pour des raisons commerciales, pour finalement revenir à la dénomination Syrah des premières années. Ce choix est cohérent avec ce que fait l'ensemble du pays qui a choisi le terme Syrah pour promouvoir les vins de ce cépage. Ça me semble un bon choix, car les vins chiliens de Syrah, même ceux de régions plus chaudes, se rapprochent plus du modèle français que de l'australien, sans être véritablement un calque de l'un ou de l'autre. De plus, des clones français sont utilisés. Ce vin a été élevé un an en barriques de chêne (un tiers françaises et deux tiers américaines, 43% neuves). Il a été légèrement filtré et titre à 14.5% d'alcool pour un pH de 3.65 et 2.25 g/L de sucres résiduels. Le producteur disait lors de son lancement qu'il devrait être à son mieux cinq ans après le millésime et bien vieillir par la suite pour plusieurs autres années. Bien sûr, en matière de vin le niveau d'évolution idéal est une question de goût. Mais en ouvrant cette bouteille en 2011, je suis clairement dans les années supplémentaires où selon le producteur ce vin continuera de bien vieilir. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est d'une teinte grenat encore bien soutenue, mais néanmoins légèrement translucide et avec des reflets orangés au pourtour du disque. Le nez est envoûtant, rien de moins, vraiment superbe, à la fois complexe et raffiné. Comme c'est toujours le cas pour moi avec ce genre de vin, le nez agit comme un aimant par lequel je me sens attiré. Ce type de vin révèle aussi avec une acuité accrue les limitations du vocablaire quand il est question de décrire un vin. Les tentatives de descriptions sont toujours hautement imparfaites, mais dans le cas des vins ayant développé un caractère évolué, l'exercice me semble encore plus difficile et le résultat infidèle à ce qui est perçu. Comme pour un vin jeune, ce vin possède des arômes fruités et boisés, mais écrire fruits rouges ou épices douces, par exemple, n'a pas la même signification que pour un jeune vin. Ces éléments bien que toujours présents, sont différents de ce qu'ils étaient en prime jeunesse. L'analogie avec la patine des meubles anciens, sans être parfaite, est ce qui rend le mieux ce phénomène. Finalement, tout ce que je peux dire pour décrire le nez de ce vin, c'est qu'il y a encore un beau fruité rouge associé à un aspect doucement épicé, ainsi que de fines notes terreuses et de bois fin. Un léger aspect de chocolat noir complète le tableau. En bouche, le charme se poursuit avec une matière encore riche, mais souple et superbement fondue. Les divers éléments du vin sont bien intégrés et une sensation d'équilibre et d'harmonie se dégage de l'ensemble. Comme je l'expliquais pour le nez, les diverses saveurs du vin portent la marque du temps, avec un très beau fruit mâtiné de fines notes épicées et appuyé sur juste ce qu'il faut d'amertume. Le vin possède encore un bon volume et une belle présence en milieu de bouche. L'ensemble est caressant avec une trame tannique soyeuse. Le vin coule sans effort et est vraiment délicieux. La finale ne rompt pas le charme, au contraire, les qualités du vin y sont magnifiées en un sursaut d'intensité, suivi d'un long déclin des saveurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quel beau vin! Vous aurez compris que pour moi il a facilement passé le test. Il en a donné beaucoup plus que ce qu'on peut normalement attendre d'un vin vendu sous la barre des 20$. C'est un vin qui selon moi est encore loin du terminus. J'y ai vu un vin à mi-parcours de son évolution possible. Un vin comme je les préfère, c'est à dire avec ce caractère évolué qui marque chacun de ses arômes et de ses saveurs, mais sans que rien n'ait disparu, avec encore beaucoup de fruit et de matière. Le bouchon était impeccable et ce vin aurait pu continuer son évolution pour une autre dizaine d'années, sans problème. Mon seul regret à propos de celui-ci est de l'avoir ouvert en solitaire. Je pense que c'est le genre de vin que j'aurais dû partager avec d'autres amateurs. La plupart des gens à qui j'ai fait vivre des expériences surprenantes avec des vins chiliens d'un certain âge et de prix très abordables s'en souviennent et m'en reparle lorsque je les croise de nouveau par la suite. Ce vin aurait pu se retrouver dans plus de mémoires que la mienne seule. Mais bon, j'avais le goût de répondre à mes légers doutes, et la réponse est celle que j'espérais. Pour quelqu'un comme moi qui accumule les rouges chiliens dans le but de pouvoir vivre de telles expériences de manière très régulière, un tel résultat est bien sûr très réconfortant. Si vous me prêtez deux onces de crédibilité, je ne saurais trop vous inciter à mettre quelques bouteilles de ce genre à l'ombre pour plusieurs années. Le retour sur investissement est vraiment extraordinaire. Aussi, si quelqu'un qui a une quelconque influence dans le milieu vinicole chilien venait à lire ce texte. Je vous enjoins à faire passer ce message à ceux qui décident de la stratégie commerciale du Chili. Un vin de ce genre et de cet âge devrait être commercialisé actuellement, et à un prix autour de 30$ ça constituerait un superbe achat qui contribuerait fortement à changer l'image des vins chiliens. Je sais que je me répète, mais je termine cette bouteille en écrivant ces lignes, et chaque nouvelle gorgée me convainc encore plus de la validité de mon affirmation. Une affirmation encore plus valable pour un marché comme le marché québécois, où l'aspect dit moderne des très jeunes vins est souvent décrié, alors que la finesse des vins d'un certain âge est généralement célébrée. Le problème c'est qu'il faut parfois être l'un pour devenir l'autre. Soyez certains que ce 2001 n'a rien à voir avec ce que donne actuellement le millésime 2009 de cette cuvée. Huit années de garde ont métamorphosé ce nectar et je ne doute pas que le 2009 suivra le même chemin pour donner à terme un résultat similaire. C'est ce potentiel que le Chili doit faire connaître. Le statut de leurs jeunes vins en sera changé par la suite, car il est impossible pour quelqu'un sans expérience de penser que le 2009 actuel goûtera ce que goûte le 2001 aujourd'hui. Je sais qu'il y a actuellement des Don Melchor et du Montes Alpha M des années 90 en vente à la SAQ, mais ces vins sont vendus à des prix exorbitants qui les rendent peu attrayants. La force inexploitée du Chili en terme de potentiel de garde réside dans ses vins de prix abordables.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-648318007899389830?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/648318007899389830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/shiraz-max-reserva-2001-aconcagua-vina.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/648318007899389830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/648318007899389830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/shiraz-max-reserva-2001-aconcagua-vina.html' title='SHIRAZ, MAX RESERVA, 2001, ACONCAGUA, VINA ERRAZURIZ'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-umtD5CQ7BT0/TmzC8BioC_I/AAAAAAAAAUg/YRvEvEp_ND8/s72-c/leyda+298+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7890506880060294196</id><published>2011-09-07T19:39:00.004-04:00</published><updated>2011-09-10T15:54:50.721-04:00</updated><title type='text'>Le vin aux antipodes: Deuxième anniversaire</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-8HZp2y7faRw/TmgPznjqhOI/AAAAAAAAAUc/Hvvp1J-bMZc/s1600/2ans.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="138px" nba="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-8HZp2y7faRw/TmgPznjqhOI/AAAAAAAAAUc/Hvvp1J-bMZc/s320/2ans.jpg" width="320px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Deux ans à écrire, le plus souvent à contre-courant, sincèrement, pas pour faire différent. Je ne suis pas sûr que ce soit un bon signe d'avoir duré aussi longtemps. Est-ce le signe d'une certaine forme de passion, ou plutôt le reflet de mon caractère têtu? Probablement un peu des deux. Le monde virtuel du vin au Québec me semble de plus en plus un monde de lecteurs silencieux. Écrire est donc un acte solitaire, où, heureusement, il y a Google Analytics pour nous rassurer en nous montrant que l'on écrit pas totalement dans le vide. Me rendrai-je au troisième anniversaire? J'en sais rien. Chaque fois que j'ai le goût d'écrire quelque chose ça continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7890506880060294196?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7890506880060294196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/le-vin-aux-antipodes-deuxieme.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7890506880060294196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7890506880060294196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/le-vin-aux-antipodes-deuxieme.html' title='Le vin aux antipodes: Deuxième anniversaire'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-8HZp2y7faRw/TmgPznjqhOI/AAAAAAAAAUc/Hvvp1J-bMZc/s72-c/2ans.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7964949504181312632</id><published>2011-09-06T21:03:00.046-04:00</published><updated>2011-09-24T12:49:28.816-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>Repas-dégustaion: La Syrah au Chili</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;J'ai commencé à m'intéresser aux vins rouges du Chili à la fin des années 90. J'avais été séduit par les vins de Cabernet Sauvignon de ce pays, mais à la même époque le premier vin chilien de Syrah faisait son apparition. Il s'agissait de la Syrah, Reserva de Vina Errazuriz. Je me souviens avoir acheté cinq bouteilles du deuxième millésime de ce vin, le 1997, que j'avais alors beaucoup apprécié. La dernière bouteille fut ouverte une dizaine d'années plus tard, lors d'une dégustation à l'aveugle entre amateurs, et le vin y avait fait très belle figure et aurait pu être gardé plus longtemps encore. Après l'impulsion première donnée par Errazuriz, il a fallu attendre le milieu des années 2000 pour voir apparaître sur le marché une certaine variété en ce qui concerne les vins chiliens de ce cépage. Depuis ce temps cette variété ne ne cesse de croître, tant au niveau des producteurs, que des terroirs utilisés pour sa culture. Il y a plusieurs années maintenant que j'écris que la Syrah est l'étoile montante de la viticulture chilienne et qu'un jour elle rejoindra le Cabernet Sauvignon au sommet. Aujourd'hui, je serais tenté de dire qu'un jour la Syrah sera le meilleur cépage noir cultivé au Chili. Je ne dis pas cela parce que je pense que les Syrahs chiliennes donneront nécessairement de meilleurs vins que ceux de Cabernet Sauvignon, ou bien parce que je pense que la Syrah deviendra le cépage le plus planté du pays. Non. Je dis cela parce que la Syrah est déjà le cépage le plus versatile. Elle est déjà plantée dans plus de régions que le Cabernet Sauvignon, ou tout autre cépage noir. La Syrah a d'abord été plantée dans la partie la plus chaude de la vallée d'Aconcagua, puis par la suite dans la chaude vallée centrale. Mais depuis elle a migré vers des terroirs de plus en plus frais au pourtour de la vallée centrale, et dans les nouvelles régions côtières de Limari, Elqui, Casablanca et San Antonio/Leyda. La Syrah s'accommode donc des mêmes terroirs que le Cabernet Sauvignon, mais elle peut aussi donner d'excellents résultats sur des terroirs trop frais pour celui-ci. Cette fenêtre climatique très large où la Syrah peut évoluer a pour résultat de donner une palette de styles possibles plus variée. Il y a même des assemblages entre terroirs chauds et frais qui sont maintenant possibles. En ce sens, Errazuriz fait encore figure de pionnier. Sa grande cuvée de Syrah, «&amp;nbsp;La Cumbre&amp;nbsp;» intègre, pour la première fois en 2008, 15% de fruits venant du nouveau vignoble côtier de Manzanar. C'est très révélateur quand on pense que ces vignes sont très jeunes, ayant été plantées en 2005. Selon moi cette Syrah de climat frais gagnera en importance dans l'assemblage des futurs millésimes. Une grande cuvée de climat frais est aussi à prévoir pour Errazuriz. Je donne cet exemple juste pour montrer toutes les possibilités futures de la Syrah au Chili dans les années à venir. Un autre élément important à retenir à propos de la Syrah au Chili, c'est son rôle grandissant dans les vins d'assemblage du pays. Finalement, la variable encore mal connue de l'équation Syrah au Chili est le potentiel de garde des vins qui en sont issus. Mais selon l'expérience que j'ai pu accumuler jusqu'à maintenant, je suis très optimiste à ce sujet. L'offre stylistique chilienne en matière de Syrah est déjà très large, mais la garde de ces vins apportera un élément de profondeur qui devrait enrichir substantiellement le nombre de déclinaisons possibles pour ceux-ci.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est donc avec ce portrait en tête que je me suis présenté au restaurant Le Local pour un repas-dégustation, à l'invitation de «&amp;nbsp;Vins du Chili&amp;nbsp;», visant à faire découvrir les vins chiliens de ce cépage. La réputée sommelière Élyse Lambert était en charge du choix des vins et de l'accord de ceux-ci avec les trois plats qui furent servis. Elle a aussi fait une bonne présentation, avec une grande carte du pays à l'appui, montrant l'emplacement des différentes régions viticoles chiliennes et leur lien avec la culture de la Syrah. Elle a aussi bien noté la prédominance de l'axe est-ouest sur l'axe nord-sud pour bien comprendre la dynamique des terroirs de ce longiligne pays. Au total, 12 vins nous furent servis en comparaison directe. Comme toujours lors de ce type d'exercice, j'ai trouvé la prise de notes détaillées très difficile, si bien que je me contenterai de donner mes impressions succinctes à propos de chaque vin. D'abord les trois plats avec lesquels les vins furent servis&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-2UfS1zgVZRI/TmbElaUmFHI/AAAAAAAAAT4/C06YcU8JRc8/s1600/DSC_1351.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320px" nba="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-2UfS1zgVZRI/TmbElaUmFHI/AAAAAAAAAT4/C06YcU8JRc8/s320/DSC_1351.JPG" width="212px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Brick d'agneau façon Empenadas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-XCEyQDX1l5Q/TmbFE2FYF0I/AAAAAAAAAT8/pO7KuORkW6M/s1600/DSC_1361.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320px" nba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-XCEyQDX1l5Q/TmbFE2FYF0I/AAAAAAAAAT8/pO7KuORkW6M/s320/DSC_1361.JPG" width="212px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demi-côtes levées glacées BBQ&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-sgbUG2OyVhU/TmbGwj76fRI/AAAAAAAAAUI/oAXTxcl6sZ8/s1600/DSC_1366.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320px" nba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-sgbUG2OyVhU/TmbGwj76fRI/AAAAAAAAAUI/oAXTxcl6sZ8/s320/DSC_1366.JPG" width="212px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Fondant au bleu sur cake aux épices&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lmJzg3eCJoY/TmbL27vF1UI/AAAAAAAAAUQ/xyXzHBSxUSQ/s1600/DSC_1294.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640px" nba="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-lmJzg3eCJoY/TmbL27vF1UI/AAAAAAAAAUQ/xyXzHBSxUSQ/s640/DSC_1294.JPG" width="444px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Maintenant les vins sont dans l'ordre de service&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KCh2rg6m6Xo/TmbJn8x_ZoI/AAAAAAAAAUM/0ns_dbNMgLM/s1600/leyda+287.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300px" nba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-KCh2rg6m6Xo/TmbJn8x_ZoI/AAAAAAAAAUM/0ns_dbNMgLM/s400/leyda+287.jpg" width="400px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, RESERVA, 2009, LIMARI, VINA TABALI&amp;nbsp; (18.45$ SAQ)&lt;/b&gt;: Belle expression fruitée, de la fraîcheur et un corps moins volumineux que sur les millésimes précédents. J'ai traité en détail du millésime 2008 de ce vin &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/syrah-reserva-2008-limari-vina-tabali.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, 20 BARRELS, 2008, LIMARI, VINA CONO SUR&amp;nbsp; (26.95$ non dispo.)&lt;/b&gt;: J'ai déjà commenté ce vin en détail &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/syrah-20-barrels-2008-limari-vina-cono.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. En comparaison directe avec d'autres vins, sa finesse ressort avec encore plus d'acuité.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, TERROIR HUNTER, 2009, LIMARI, VINA UNDURRAGA (25$ non dispo.)&lt;/b&gt;: La déception de la dégustation pour moi avec un fruité bonbon me rappelant certains Beaujolais et certains Malbecs argentins très jeunes. Toutefois, selon mon expérience, ce type de fruité primaire peut disparaître avec quelques années en bouteille. Difficile donc de porter un jugement définitif sur ce vin.&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;SYRAH, 2009, ACONCAGUA, VINA ARBOLEDA (19.95$ disp. 2012 SAQ)&lt;/b&gt;: Ce vin, à ce stade précoce est très marqué par un boisé d'encens typique de cette maison, peu importe le cépage du vin. Au-delà de cela, le vin montre une belle structure et un bon potentiel d'évolution. J'ai traité en détail du millésime 2007 de ce vin&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/08/syrah-2007-aconcagua-arboleda.html"&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, MAX RESERVA, 2009, ACONCAGUA, VINA ERRAZURIZ (18.95$ SAQ)&lt;/b&gt;: On reste dans la même famille que le vin précédant en ce qui a trait au producteur, et là aussi le caractère boisé domine, mais là aussi il y a un potentiel évident pour une bonne évolution. Dans ce cas-ci je le sais d'expérience, le millésime 1997 de ce vin ayant été mon premier contact avec la Syrah chilienne, et le premier vin sur lequel j'ai testé le potentiel de garde, comme je le mentionnais en introduction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, BAYO OSCURO, 2008, CASABLANCA, KINGSTON FAMILY VINEYARDS(33$ SAQ)&lt;/b&gt;: Il a eu besoin d'un peu d'aération pour se présenter au mieux, mais c'était le meilleur vin du lot à ce stade. C'est aussi, je pense, le vin provenant du terroir le plus frais parmi les 12 vins en dégustation. J'ai traité en détail du millésime 2007 de ce vin &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/syrah-bayo-oscuro-2007-casablanca.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, RESERVA, 2009, MAIPO COSTA, VINA CHOCALAN (16.95$ SAQ)&lt;/b&gt;: Malheureusement, les trois bouteilles étaient très légèrement bouchonnées, mais Élyse a décidé de le servir quand même. J'ai traité en détail du millésime 2007 de ce vin &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/01/syrah-reserve-2007-maipo-costa-vina.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, COASTAL HILLS, 2008, MAIPO COSTA, VINA SANTA CAROLINA (25$ non dispo.)&lt;/b&gt;: Tout comme le Chocalan, ce vin provient de la partie ouest de la vallée de Maipo, près de la partie intérieure de cordillère côtière. Ce vin m'est apparu bien équilibré et de belle qualité, mais sans rien qui le détachait des autres. C'est le piège de ce type de dégustation comparative, on cherche l'élément distinctif, et on a tendance à sous évaluer les vins qui sont juste bons, sans être particulièrement distinctifs.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, MARQUES DE CONCHA, 2009, BUIN, ALTO MAIPO, VINA CONCHA Y TORO&amp;nbsp;(19.95$ non dispo.)&lt;/b&gt;: Très bon vin qui est à la hauteur de la qualité de cette gamme. Provient du même vignoble que la nouvelle grande cuvée de Syrah de Concha y Toro, le Gravas del Maipo. Je reviendrai plus tard cet automne sur le millésime 2008 de ce vin que j'ai en cave.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH, ALPHA, 2008, COLCHAGUA, VINA MONTES (23.30$ SAQ)&lt;/b&gt;: Ma première réaction face à ce vin a été de me dire que Montes avait mis la pédale douce sur l'usage du bois de chêne. Ça le rend plus abordable à ce stade de prime jeunesse. La qualité de ce vin m'est apparue évidente, et le potentiel de garde certain. Avec le Max Reserva de Errazuriz et le Reserva de Tabali, c'est une des Syrahs chiliennes qui commence à avoir une feuille de route bien établie.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH/ CARMENÈRE, RESERVE, CURICO, VINA JUNTA (15$ non dispo.)&lt;/b&gt;: Ce vin a été servi en apéro à cause de son corps léger, mais il était dominé par le caractère végétal des 30% de Carmenère qui entrent dans son assemblage. La Syrah qui compte pourtant pour les deux tiers dans ce vin n'était pas vraiment reconnaissable.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;SYRAH/VIOGNIER, GRAN DEVOCCION, 2009, MAULE, VINA MAIPO&amp;nbsp;(19.95$ non dispo.)&lt;/b&gt;: Le nom du producteur est trompeur car ce vin provient non pas de Maipo, mais bien de Maule, à l'extrême sud de la vallée centrale. Ce vin fut pour moi une belle découverte alliant fraicheur, intensité et belle qualité aromatique. Avec le Tabali, c'était le 2009 le plus accessible en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-p71FVgj-7Dc/TmbMUCzFg8I/AAAAAAAAAUU/gyCIq6PuqQY/s1600/leyda+289.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" nba="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-p71FVgj-7Dc/TmbMUCzFg8I/AAAAAAAAAUU/gyCIq6PuqQY/s400/leyda+289.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le constat évident qui peut être tiré de cette dégustation, selon moi, est que les vins étaient de belle qualité, mais très jeunes, et cela transparaissait dans les profils qu'ils offraient. Ce sont des vins à la matière dense, intense et fruitée qui ont beaucoup de présence en bouche. À part pour le Errazuriz et le Arboleda, la présence du bois de chêne n'était pas marquée. Le Bayo Oscuro se démarquait avec son profil de climat frais, même si à mon sens aucun vin ne tombait dans l'archétype Shiraz aux fruits confits. Parmi les douze vins offerts, il n'y en a que deux que je n'achèterais pas, le Junta trop marqué à mon goût par du Carmenère en sous maturité, mais des collègues de dégustation l'ont bien aimé, et le Undurraga, à 25$ je ne prendrais pas de risque sur une possible évolution positive de ce vin. Mes trois vins favoris furent dans l'ordre le Bayo Oscuro, le 20 Barrels et le Vina Maipo, mais pour la troisième place c'était très serré entre plusieurs vins. À noter que mes deux vins favoris sont des 2008, un an de plus en bouteille à ce stade précoce, ça compte.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce repas-dégustation fut très intéressant, même si un pour quelqu'un comme moi qui s'intéresse de près aux vins de ce pays, il n'y a pas eu de révélation. Je sais aussi qu'il y avait des contraintes pour le choix des vins. Mais dans un monde idéal, pour rendre au mieux le portrait actuel de la Syrah chilienne, il aurait fallu plus de vins de climats très frais. Des vins de San Antonio/Leyda, et des vignobles côtiers de la vallée de Elqui (Falernia, Mayu, San Pedro). Un ou deux super-premiums du genre La Cumbre, Pangea, Folly, Casa Marin, Matetic EQ ou Gravas del Maipo auraient aussi été intéressants pour donner de la perspective. Finalement, le point le plus important et la plus grande carence du Chili vinicole en général. Il aurait fallu, malgré le court historique de ce cépage en terre chilienne, un ou deux vins d'une dizaine d'années pour montrer le potentiel de garde de ces vins. Le Chili travail très fort pour développer de nouvelles régions, dans le but d'offrir une gamme de styles plus large, mais en même temps il ignore une de ses forces, soit le très bon potentiel de garde de ses vins de type Reserva, soit le genre de vins se vendant autour de 20$ qui nous ont été servis. Je sais d'expérience que le profil de ces vins se métamorphose avec avec une dizaine d'années de garde, et qu'on obtient alors des vins totalement différents. Une Syrah, Max Reserva, 2009, d'Errazuriz, ne ressemble en rien à une Syrah de cette gamme du millésime 1999. Moi je peux faire cette comparaison car j'ai encore le 1999 en cave, mais les producteurs chiliens, surtout lors d'événements comme ce repas-dégustation, devraient être capables de fournir quelques bouteilles plus âgées. En ne le faisant pas, il laisse de côté une chose facile à faire, peu dispendieuse, et qui contribuerait fortement à changer l'image de leurs vins dans la perception de ceux qui auraient la chance de vivre cette expérience. En pouvant constater l'effet de la garde, le regard porté sur les vins en prime jeunesse changerait. Pour gagner du terrain dans un marché europhile comme celui du Québec, un marché qui a une culture grandissante de la garde et du vin évolué, faire connaître ce potentiel des vins rouges chiliens, dont ceux de Syrah, serait un élément très important. Surtout que garder du vin est tellement plus facile et moins coûteux que développer de nouvelles régions pour la viticulture. Le Chili a juste besoin d'une prise conscience à cet égard. Personnellement, il y a déjà longtemps que j'ai réalisé le potentiel de garde des rouges chiliens de type Reserva. Ma cave en est remplie, et avec de plus en plus de vins de Syrah. Mon propos à ce sujet se veut juste un appel aux chiliens pour qu'ils exploitent une de leur force qu'ils semblent ignorer. Il faut parfois être de l'extérieur pour voir certaines choses.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7964949504181312632?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7964949504181312632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/repas-degustaion-la-syrah-au-chili.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7964949504181312632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7964949504181312632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/repas-degustaion-la-syrah-au-chili.html' title='Repas-dégustaion: La Syrah au Chili'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-2UfS1zgVZRI/TmbElaUmFHI/AAAAAAAAAT4/C06YcU8JRc8/s72-c/DSC_1351.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7101684410179001717</id><published>2011-09-02T22:57:00.013-04:00</published><updated>2011-09-03T10:49:08.291-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>SYRAH, POLKURA, 2008, MARCHIGUE, COLCHAGUA, VINA LA AGRICOLA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-divm6a56DiY/TmGX8F_OMbI/AAAAAAAAAT0/X__6DVTbFZ8/s1600/leyda+283+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" src="http://2.bp.blogspot.com/-divm6a56DiY/TmGX8F_OMbI/AAAAAAAAAT0/X__6DVTbFZ8/s400/leyda+283+%25282%2529.jpg" width="300px" xaa="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lors d'une &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/chardonnay-reserva-especial-2008-limari.html"&gt;note&lt;/a&gt; de dégustation récente, j'évoquais les amateurs qui ne jurent que par les petits producteurs. Voici donc un vin qui devrait piquer leur curiosité. Surtout que ces petits producteurs indépendants sont assez rares au Chili, et il est encore plus rare qu'un de leurs vins se rende jusque sur les tablettes de la SAQ. Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque j'ai constaté que cette Syrah, Polkura, avait réussi à traverser le parcours à obstacles menant jusqu'aux tablettes de notre monopole d'état. Ceci dit, au Chili on passe souvent par les gros producteurs pour se préparer à partir sa propre petite affaire. Sven Bruchfeld était oenologue en chef chez Santa Carolina lorsqu'il a initié, en 2002, le projet Polkura avec un ami, Gonzalo Munoz. Plusieurs années plus tard, Bruchfeld a quitté Santa Carolina pour se consacrer totalement à son projet personnel. Il y a d'ailleurs de plus en plus de «&amp;nbsp;winemakers&amp;nbsp;» au Chili, œuvrant chez de grands producteurs, qui démarrent des projets personnels (Alvaro Espinoza, Ed Flaherty, Rafael Tirado, Felipe Garcia et Constanza Schwaderer). Certains, dont Polkura, se sont regroupés dans une association appelée «Movimiento de Vinateros Independientes&amp;nbsp;» mieux connue sous l'acronyme &lt;a href="http://www.movi.cl/chile/"&gt;MOVI&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; Pour ce qui est de Polkura, il sont implantés dans la région côtière de la vallée de Colchagua, plus spécifiquement dans la sous région de &lt;a href="http://www.polkura.cl/english/html/where.html"&gt;Marchigue&lt;/a&gt;, qui est située à 30 km du Pacifique. À cette distance de la côte, et avec la protection de la cordillère côtière, la région n'est pas vraiment de climat frais, mais est tout de même plus fraîche que ce qu'on retrouve au cœur de Colchagua. Le vignoble de Plolkura est planté à flancs de collines avec différentes expositions et quatre types de sols montrant des proportions variables de granit, de calcaire et d'argile. La Syrah compte pour environ 90% des vignes plantées, le reste étant composé de Malbec, de Viognier, de Tempranillo, de Mourvèdre et de Grenache Noir. Le vin dont il est question ici est composé à 92% de Syrah, complété par 4% de Malbec, 1% de Tempranillo, 1% de Mourvèdre, 1% de Grenache Noir et 1% de Viognier, vendangés manuellement. Un lot a été fermenté avec des levures sauvages, les autres lots avec des levures sélectionnées. Le vin a été élevé un an en barriques de chêne venant de pas moins de douze producteurs différents (83% français et 17% américain, 21% neuves, 20% second usage, 59% plus vieilles). Le vin n'a pas été stabilisé, ni collé, ni filtré. Le titre alcoolique est de 14.6% pour un pH de 3.59 et 2.1g de sucres résiduels.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une robe d'encre pour un vin où dominent le fruit, la terre, le poivre et le chocolat noirs. Le ton est donné. Ce sérieux gaillard n'entend pas à rire, même si quelques effluves doucement épicés parviennent à quelque peu alléger l'atmosphère. Toutefois, malgré son profil sombre, on peut dire que ce ténébreux a du charme. Il montre un bel équilibre entre fruit et amertume, avec une matière dense et veloutée, et toujours cet aspect terreux qui ajoute un cachet particulier à l'ensemble. La finale conclut avec persistance et cohérence dans la veine obscure. Désolé pour les amateurs de fin joyeuse...&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette Syrah de Polkura est un vin d'une très belle qualité qui fera sourire les amateurs de vins consistants et sérieux. À n'en point douter il possède une très belle matière, mais comme ma note de dégustation tente de l'imager, on est ici sur un vin dense aux accents sombres, qui est sauvé de la sévérité par son aspect tactile caressant. On est loin du vin léger et gouleyant, mais en même temps le piège de la lourdeur est évité. Il faut aussi se rappeler qu'il s'agit d'un vin encore très jeune qui semble posséder un bon potentiel de garde. Au niveau stylistique, ce vin m'a fait penser aux vins de Loma Larga issus de Casablanca. Les quantités de ce vin étaient limitées et il s'envole rapidement des tablettes. Un bel achat pour la promo – 10% actuellement en cours à la SAQ. Finalement, ce fut une semaine sous le signe de la Syrah chilienne pour moi, puisque j'ai été invité à participer mercredi passé à une dégustation de "Vins du Chili" portant sur ce thème au restaurant Le Local et animée par la sommelière Élyse Lambert. Je reviendrai bientôt avec mes commentaires sur cette dégustation.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7101684410179001717?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7101684410179001717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/syrah-polkura-2008-marchigue-colchagua.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7101684410179001717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7101684410179001717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/09/syrah-polkura-2008-marchigue-colchagua.html' title='SYRAH, POLKURA, 2008, MARCHIGUE, COLCHAGUA, VINA LA AGRICOLA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-divm6a56DiY/TmGX8F_OMbI/AAAAAAAAAT0/X__6DVTbFZ8/s72-c/leyda+283+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6913712319871522909</id><published>2011-08-28T10:11:00.004-04:00</published><updated>2011-08-28T12:31:19.383-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Limari'/><title type='text'>SYRAH, 20 BARRELS, 2008, LIMARI, VINA CONO SUR</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7gz1UuvWB60/TlpO-y-PIkI/AAAAAAAAATw/fN7UhwyNT48/s1600/leyda+276+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" qaa="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-7gz1UuvWB60/TlpO-y-PIkI/AAAAAAAAATw/fN7UhwyNT48/s400/leyda+276+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cono Sur est un de mes producteurs chiliens favoris lorsqu'il est question de vins blancs. Toutefois, à part ses vins de Pinot Noir haut de gamme (Occio et 20 Barrels), ses vins rouges ne me sont jamais apparus comme aussi convaincants. Comme si le style très fruité et éclatant de la maison se transposait mieux en blanc qu'en rouge. Ce producteur semble aussi plus à l'aise sur des terroirs plus frais, ce qui est le cas pour tous ses blancs, à l'exception du Viognier, alors que tous les rouges mis à part certains vins de Pinot Noir, viennent de la chaude vallée centrale. Toutefois, il y a maintenant un rouge supplémentaire dans la gamme Cono Sur à provenir d'un terroir frais, et c'est la Syrah, 20 Barrels qui est issue de la vallée de Limari. C'est d'ailleurs ce qui m'a donné en vie de l'essayer. Ce vin contient aussi 7% de Cabernet Sauvignon. Il a été élevé 16 mois en barriques de chêne d'origine et d'âge indéterminés. Il titre à seulement 13.6% d'alcool, pour un pH de 3.5 et bien sec à 2.3 g/L de sucres résiduels.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de couleur rubis foncé, opaque. Le nez témoigne du cépage et du lieu d'où il provient. Quand je parle du lieu, je ne parle pas du Chili, mais bien précisément de la vallée de Limari. On y retrouve un mélange d'arômes de fruits noirs, de notes florales (lavande, violette), de poivre noir, de café, d'herbes aromatiques, ainsi qu'un caractère de viande crue qui se développe quelques heures après l'ouverture. En bouche, le vin joue la carte de la finesse et de la modération, sur une structure compacte et une belle expression fruitée. Des notes finement épicées viennent agrémenter ce fruit soutenu par un trait d'amertume. Le milieu de bouche continue sur le mode de la finesse. Il n'y a pas de creux, tout est là et il ne manque de rien, mais on est clairement pas sur un vin qui tente d'impressionner par la force. Cette finesse se retrouve aussi au niveau tannique où rien n'accroche, ce qui permet au vin de couler sans effort malgré sa jeunesse. La finale est toute en délicatesse pour un vin si jeune, et montre une bonne persistance.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce vin est très surprenant de la part d'un producteur comme Cono Sur. La preuve que les mentalités évoluent au Chili, en parallèle avec la géographie nouvelle du vignoble, et que certains producteurs sont maintenant prêts à élaborés des vins de catégorie supérieure sans tout miser sur la recherche de concentration et l'usage appuyé du bois de chêne. Ça demande plus de conviction qu'il n'y paraît quand on sait l'importance des grosses notes sur 100 pour ce pays qui ne peut jouer la carte du prestige pour justifier des prix plus élevés. Cette Syrah de Cono Sur ne cherche donc pas à impressionner par la densité de sa matière, et en dégustation comparative à l'aveugle, je soupçonne que des vins à la concentration et à l'extraction plus élevées lui damneraient le pion. Mais pris en isolé, c'est un vin fin et équilibré, qui se laisse facilement boire. Ce qui est encore assez rare au Chili pour un jeune vin de ce calibre. La souplesse étant déjà au rendez-vous, la garde de ce vin ne se justifierait que par un désir d'évolution aromatique. À 25$, il s'agit d'un bel achat qui procure de la variété stylistique et qui peut être bu en attendant des vins qui demandent plus de temps pour atteindre un certain niveau de sagesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6913712319871522909?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6913712319871522909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/syrah-20-barrels-2008-limari-vina-cono.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6913712319871522909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6913712319871522909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/syrah-20-barrels-2008-limari-vina-cono.html' title='SYRAH, 20 BARRELS, 2008, LIMARI, VINA CONO SUR'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-7gz1UuvWB60/TlpO-y-PIkI/AAAAAAAAATw/fN7UhwyNT48/s72-c/leyda+276+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7955478973442665286</id><published>2011-08-26T23:22:00.010-04:00</published><updated>2011-08-27T11:35:53.274-04:00</updated><title type='text'>Le Chili surprend encore à l'aveugle</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ceux qui lisent ce blogue avec régularité savent que j'ai la fâcheuse manie d'écrire, lorsqu'un vin chilien de prix abordable m'enthousiasme, que celui-ci pourrait facilement se vendre le double ou le triple du prix qu'on en demande s'il était embouteillé sous une étiquette plus prestigieuse ou renommée. Je répète aussi souvent que la révolution viticole chilienne ne fait que commencer à porter ses fruits, mais que la qualité et la diversité sont croissantes, et qu'il faut revoir les vieux préjugés à propos des vins de ce pays car la nouvelle vague est en train de changer la donne. Souvent, j'ai l'impression de prêcher dans le désert, mais chaque belle découverte me conforte dans mes convictions. Une de ces découvertes fut le Pinot Noir, Las Brisas, 2009, de Vina Leyda. Hier en cherchant des références à propos de ce vin, je suis tombé sur un &lt;a href="http://www.leyda.cl/site/wp-content/uploads/2011/06/imbibe_riesling_tasting.pdf"&gt;article&lt;/a&gt; du magazine &lt;a href="http://imbibe.com/"&gt;Imbibe&lt;/a&gt;, relatant une dégustation à l'aveugle de Riesling venant d'un peu partout à travers le monde. Les vins choisis devaient contenir moins de 10g/L de sucres résiduels et se vendre entre 7.50 et 30 livres anglaises, soit environ 13 et 50 dollars canadiens. Imbibe est un magazine destiné aux restaurateurs et sommeliers britanniques. D'ailleurs, le panel de dégustation était surtout composé de sommeliers venant de divers restaurants anglais réputés.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Finalement, comme vous vous en doutez probablement, c'est un Riesling chilien qui fut nommé "Top wine" de la dégustation. Ce vin est le Riesling, Neblina Vineyard, 2008, Leyda, de Vina Leyda. C'était le vin le moins cher de la dégustation à environ 15$ la bouteille. Son plus proche rival, qui a obtenu la même note, est un vin autrichien vendu trois fois plus cher. Bien sûr une dégustation comparative de ce genre comporte ses aléas, et mon but n'est pas de dire que les meilleurs vins de Riesling proviennent du Chili. Mais je pense qu'un résultat comme celui-là valide ma conviction voulant que le Chili, de plus en plus, est une destination de choix pour veut de la variété et de la qualité à prix imbattable. Il faut connaître le pays et bien choisir ses vins. J'espère que mon modeste blogue peut être une contribution positive en ce sens. La sélection de vins chiliens de la SAQ s'améliore au fil du temps, mais il y a encore un bon écart entre ce qui est offert et la réalité actuelle de ce pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7955478973442665286?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7955478973442665286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/le-chili-surprend-encore-laveugle.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7955478973442665286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7955478973442665286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/le-chili-surprend-encore-laveugle.html' title='Le Chili surprend encore à l&apos;aveugle'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6069101435916143945</id><published>2011-08-25T18:46:00.003-04:00</published><updated>2011-08-25T18:49:46.858-04:00</updated><title type='text'>LE RÊVE DU MILLIARDAIRE SE POURSUIT</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il y a un peu plus d'un an j'avais écrit un &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/07/un-reve-de-milliardaire.html"&gt;article&lt;/a&gt; sur un projet vinicole fascinant qui est en cours de développement au Chili. Je suis tombé aujourd'hui sur un article sur le blogue&lt;a href="http://eatwineblog.com/2011/08/24/vina-vik-birthing-new-terroir-in-cachapoal/"&gt; "Eat Wine"&lt;/a&gt; de Liz Caskey, une américaine établie au Chili. Cet article m'a amené à lire ce qui s'est écrit depuis un an sur ce projet que je trouve toujours aussi intéressant. Certains commentateurs émettent des doutes sur la possibilité de faire rapidement émerger un terroir comme Vina Vik tente de le faire à Millahue, mais tous ne peuvent que reconnaître la qualité du millésime 2009 de ce vin, le premier, issu de vignes plantées en 2006! Ce vin est déjà "sold out", même s'il ne sera livré qu'en 2012 et qu'il se vendait 100$ la bouteille. Les notes de dégustations sur les différents lots pré-assemblage du millésime 2010 sont aussi très positives.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce projet m'intéresse non pas à cause du prix élevé du vin, mais plutôt à cause du fait qu'il est basé sur la science et l'expertise en viticulture. On y a mis tout ce qu'on pensait être le meilleur après avoir bien étudié la diversité du lieu. Ce qui me semble le plus intéressant, c'est la plantation à haute densité visant le meilleur mariage possible entre le clone du cépage, le porte-greffe et la nature du sol. La clé du grand vin est là selon moi. Meilleur ce mariage sera, et meilleur sera le vin. Toutefois, comme le seul vin de la maison est un assemblage, il y a de la place pour l'optimisation et la correction éventuelle de mariages moins réussis. Aussi, ce qui m'apparaît comme très révélateur dans ce projet sans restrictions financières, c'est l'utilisation de porte-greffes. J'aimerais bien discuter avec l'architecte de ce projet, Patrick Valette, pour connaître les raisons précises de son choix, et ce faisant, savoir ce qu'il pense de la plantation sans greffage qui est la norme au Chili, même si les porte-greffes sont de plus en plus utilisés.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour lire plusieurs articles récents sur Vina Vik, il est intéressant de visiter la section "Press" du &lt;a href="http://www.vik.cl/en/"&gt;site web&lt;/a&gt; du producteur.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6069101435916143945?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6069101435916143945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/p-margin-bottom-0.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6069101435916143945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6069101435916143945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/p-margin-bottom-0.html' title='LE RÊVE DU MILLIARDAIRE SE POURSUIT'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2124828826406072189</id><published>2011-08-21T19:29:00.002-04:00</published><updated>2011-08-28T10:34:58.094-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maipo'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, LEGADO, 2002, MAIPO, VINA DE MARTINO</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qsFIVayMDI4/TlGVOEi8YHI/AAAAAAAAATs/_lhpVYRZGDI/s1600/leyda+280+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" qaa="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-qsFIVayMDI4/TlGVOEi8YHI/AAAAAAAAATs/_lhpVYRZGDI/s400/leyda+280+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'ai aucune donnée technique sur l'élaboration de ce vin. Toutefois, De Martino est un des producteurs les plus axés sur la diversité du terroir chilien. Son slogan " Réinventer le Chili " décrit bien cet état d'esprit. Cette cuvée Legado a donc pour but de refléter l'expression du Cabernet Sauvignon dans la région de Maipo.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est bien foncée et ne montre pas de traces évidentes d'évolution. Le nez est très beau, montrant des notes d'évolution, reflétant bien le cépage et avec encore des relents du lieu d'où le vin est issu. On y retrouve de frais arômes de cassis, de cerise et de menthol, amalgamés à un aspect torréfié, ainsi qu'à des notes d'épices douces et de sous-bois. Ce nez est séduisant et plutôt délicat, mais en bouche c'est une autre histoire. Le vin s'y révèle sous un jour viril, avec beaucoup de présence, des saveurs intenses, une matière tannique bien affirmée, et une bonne dose d'acidité. Le fruité est très présent, mais ce n'est plus un fruité de jeunesse et on peut y sentir des nuances d'évolution. Ce fruité est aussi appuyé sur une solide base d'amertume qui marque le style du vin et contribue au caractère viril déjà évoqué. Le milieu de bouche confirme la solidité de la matière, le très bon niveau de concentration et la poigne tannique du vin. La finale est intense et joue ce fruité légèrement évolué et amer en mode majeur, sur une bonne persistance et où à la toute fin l'amertume triomphe sur le fruit.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Moi qui avait ouvert cette bouteille en pensant y retrouver un vin de profil adouci et fondu. J''ai dû m'adapter car j'ai été très surpris par la vivacité de ce vin. En fait, le nez m'a donné pas mal ce que j'en attendais à ce stade, mais en bouche ce fut autre chose. Ce vin a évolué plus lentement qu'anticipé, et il aura besoin d'encore plusieurs année pour offrir une bouche moins costaude et plus raffinée. Ceci dit, en matière de vin tout est question de style et de niveau d'évolution, et une fois la surprise passée, je dois dire que je l'ai bien apprécié. Surtout qu'avec une longue aération, la bouche a quelque peu gagné en souplesse, à moins que ce ne soit mon palais qui se soit acclimaté au style masculin de ce nectar. Toujours est-il que force est de constater que ce vin en donne beaucoup pour son prix des plus abordables. Le prix de ce 2002 était de 17.40$, ce qui est ridicule au vu de la qualité et du potentiel de garde d'une vingtaine d'années. Ce qui est encore plus intéressant, ce que la version 2009 de ce vin est actuellement offerte à la SAQ pour seulement 16.55$. Contrairement à de nombreux vins médiatiques dont les prix explosent. Le prix et la qualité des Cabernets chiliens de type Reserva est stable depuis que j'ai commencé à m'y intéressé il y a une douzaine d'années. Je ne saurais donc recommander assez de mettre ces vins sous-estimés de côté pour la moyenne garde. Je ne sais si j'ai convaincu un seul lecteur de suivre cette recommandation si souvent réitérée. Mais pour moi, une chose est sûre, chaque nouvelle bouteille me conforte dans la validité de mon constat.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2124828826406072189?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2124828826406072189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/cabernet-sauvignon-legado-2002-maipo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2124828826406072189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2124828826406072189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/cabernet-sauvignon-legado-2002-maipo.html' title='CABERNET SAUVIGNON, LEGADO, 2002, MAIPO, VINA DE MARTINO'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qsFIVayMDI4/TlGVOEi8YHI/AAAAAAAAATs/_lhpVYRZGDI/s72-c/leyda+280+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7359146472434178139</id><published>2011-08-16T21:25:00.002-04:00</published><updated>2011-08-28T10:28:28.609-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chardonnay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Limari'/><title type='text'>CHARDONNAY, RESERVA ESPECIAL, 2008, LIMARI, MAYCAS DEL LIMARI</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-xD0DWQaBdCs/TksY3kqp1RI/AAAAAAAAATo/fVVlZ88fE8Q/s1600/leyda+278+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" naa="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-xD0DWQaBdCs/TksY3kqp1RI/AAAAAAAAATo/fVVlZ88fE8Q/s400/leyda+278+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après avoir beaucoup lu à propos de ce projet. J'ai finalement la chance de goûter mon premier vin de Maycas de Limari. Contrairement à bien des amateurs qui ne jurent que par les petits producteurs indépendants. Je suis aussi intéressé de voir comment de très gros joueurs peuvent arriver à réconcilier l'aspect purement commercial, à la quête de faire mieux en augmentant la diversité. Au Chili, où la scène vinicole est dominée par quelques joueurs importants, cette flexibilité et cette ouverture d'esprit de la part des géants est primordiale pour favoriser la progression du secteur dans son ensemble. À ce titre, Concha y Toro fait figure d'exemple à suivre. Il s'agit d'un des plus grands producteurs au monde, qui exploite avec succès des lignes de vins industriels de qualité, comme la gamme Casilliero del Diablo, mais qui en même temps permet au responsable de cette gamme de vins sans identité précise, Marcelo Papa, de lancer un projet axé sur l'identité et l'innovation. Ce projet c'est bien sûr Maycas Del Limari. Papa a réussi, en 2005, à convaincre les grands partons de Concha y Toro d'investir massivement dans cette nouvelle région avec la conviction qu'on pouvait y produire des vins distinctifs et de grande qualité. Il faut dire que Papa avait excellé non seulement à la tête de la vaste gamme Casilliero del Diablo, mais aussi à la tête de l'excellente gamme Marquès de Casa Concha. Il est clair que l'homme a du talent et qu'il avait accumulé le capital de crédibilité nécessaire pour convaincre ses patrons du bien fondé des ses convictions par rapport au potentiel du terroir de Limari. Mais c'est aussi la preuve qu'il est possible d'innover, même si on évolue au sein d'une très grande entreprise. Ce qui compte, ce n'est pas la taille, mais bien le désir d'exceller. Pour ce qui est de ce Chardonnay, Reserva Especial, 2008, il provient du lieu appelé Quebrada Seca, qui avec son climat frais et son sol riche en calcaire est considérée pour le moment comme le meilleur endroit de Limari pour produire des vins de Chardonnay. Le vin a été élevé en barriques de chêne français pendant 12 mois. Il titre à 14.2% d'alcool, et est bien sec avec 1.8 grammes de sucres résiduels. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est d'une belle teinte dorée bien soutenue. Le nez est très typique du cépage avec des arômes de pêche, d'abricot et de poire, soutenus par un léger trait citronné et complétés par de fines notes de fumée et d'épices douces. En bouche, l'attaque est d'un bel équilibre, ample et souple, et déployant un généreux fruité mâtiné de légères notes caramélisées. Au niveau tactile, le vin montre un bon gras, ce qui le rend presque onctueux, même si une douce acidité est bien présente pour préserver l'équilibre d'ensemble. Le vin est concentré, et de bon volume, ce qui lui donne une bonne présence en milieu de bouche. La finale est harmonieuse et longue.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce Reserva Especial de Maycas de Limari est assurément parmi les meilleurs exemples chiliens de ce cépage qu'il m'ait été donné de déguster. À titre d'exemple, et pour demeurer dans le Nouveau-Monde, c'est un vin qui en terme de style et de niveau qualitatif se compare à des vins comme le Chardonnay, Estate, de Kumeu River, ou encore la cuvée Five Soldiers de Rustenberg. Dans ces circonstances, le prix demandé à la SAQ de 25.25$ m'apparaît comme parfaitement justifié. Pour être plus juste, je dirais qu'à ce prix ce vin constitue une aubaine. Mais au-delà du prix, ce vin est un bon exemple pour illustrer les progrès qui découlent du développement du nouveau Chili vinicole. Une autre preuve que la révolution terroir menée dans ce pays porte ses fruits. Et ce n'est que le début de cette aventure. En terminant, le producteur indique un potentiel de garde allant jusqu'à 2017 pour ce vin. Voilà qui m'incite à poursuivre mes expériences de garde avec les blancs chiliens de climat frais. Étant donné la courte histoire de la région, 2017 est seulement une estimation. Mais c'est quand même ironique de voir le producteur d'un vin d'une toute nouvelle région être plus confiant dans le potentiel de garde de son vin qu'on ne l'est parfois avec de grands vins venant du berceau de ce cépage...&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7359146472434178139?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7359146472434178139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/chardonnay-reserva-especial-2008-limari.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7359146472434178139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7359146472434178139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/chardonnay-reserva-especial-2008-limari.html' title='CHARDONNAY, RESERVA ESPECIAL, 2008, LIMARI, MAYCAS DEL LIMARI'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-xD0DWQaBdCs/TksY3kqp1RI/AAAAAAAAATo/fVVlZ88fE8Q/s72-c/leyda+278+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-659585708869246414</id><published>2011-08-10T21:48:00.005-04:00</published><updated>2011-08-10T22:05:12.809-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brettanomyces'/><title type='text'>La fatalité des Bretts...</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En faisant des recherches à propos d'un vin sud-africain, je suis tombé sur un blogue anglo-québécois intitulé «&amp;nbsp;&lt;a href="http://bretthappens.wordpress.com/brett-happens/"&gt;Brett Happens&lt;/a&gt;&amp;nbsp;». Je n'ai pas trouvé de traduction qui rende avec justesse en français le titre de ce blogue, mais bien sûr, un tel titre a piqué ma curiosité, même si c'est un sujet que j'ai déjà abordé sous de nombreux angles. L'auteur de «&amp;nbsp;Brett Happens&amp;nbsp;» aime les arômes «&amp;nbsp;brettés&amp;nbsp;», mais j'ai aimé sa lucidité et son honnêteté sur le sujet. Un paragraphe en particulier rejoint ce que je pense sur le sujet, et résume la situation dans laquelle je me retrouve face à ce que certains appellent le vin fin. Voici ma traduction libre de ce paragraphe où l'auteur y va de recommandations visant à éviter les vins «&amp;nbsp;brettés&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;«&amp;nbsp; De manière générale, les nouveaux producteurs, et les anciens avec de nouveaux chais de vinification, tendent à avoir une meilleure hygiène. Ceci est aussi vrai pour les plus gros producteurs «&amp;nbsp;industriels&amp;nbsp;». Donc, une tactique perverse serait d'éviter les vins artisanaux; malheureusement, cette façon de faire veut aussi dire se priver de certains des vins les plus intéressants élaborés actuellement&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'auteur poursuit ensuite en disant qu'il n'y a pas de manière infaillible d'éviter les Bretts, et qu'au fond, c'est une fatalité. Je pense qu'il a raison, mais de mon point de vue, c'est là un bien triste constat, surtout que le problème de l'esthétique du défaut œnologique ne se limite pas aux Bretts. Il y a bien d'autres microorganismes qui peuvent altérer le profil aromatique du vin en cours d'élevage et en bouteille, sans compter les problèmes d'oxydation prématurée des vins de garde insuffisamment sulfités. Ceci dit, et pour s'en tenir aux Bretts, le blogue «&amp;nbsp;Brett Happens&amp;nbsp;» découle d'un fil de discussion sur le forum &lt;a href="http://chowhound.chow.com/topics/373505#2317421"&gt;Chowhoud&lt;/a&gt;, où quelqu'un demandait comment éviter les vins présentant un bouquet d'écurie. Les réponses à la question contiennent bien des clichés, et surtout reflètent bien le relativisme généralement accepté sur le sujet et le caractère pratiquement inévitable de la chose. On se fait servir des noms bien connus quand on parle de ce sujet&amp;nbsp;: Beaucastel, Musar, Rayas, Torbreck, Almaviva, Tempier, Mondavi, etc..., mais au bout du compte, ce qui ressort, c'est qu'il s'agit bel et bien d'une question touchant surtout le haut de la pyramide vinicole. Le vin du commun des mortels est «&amp;nbsp;clean&amp;nbsp;», c'est plus haut que ça se passe.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;À chaque fois que je fais incursion dans le monde du vin fin européen, j'en ressort en me disant qu'il s'agit d'un terrain d'une grande richesse, mais miné pour qui est rebuté par ces arômes. Je me dis aussi que c'est un goût qu'il faut absolument acquérir, ou bien renoncer si ce n'est pas possible, car les déceptions seront trop nombreuses. Finalement, au-delà du goût et des préférences, je persiste à penser que ces arômes non reliés au lieu d'origine vont à l'encontre du vin de terroir et en cache la vraie nature.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-659585708869246414?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/659585708869246414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/la-fatalite-des-bretts.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/659585708869246414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/659585708869246414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/la-fatalite-des-bretts.html' title='La fatalité des Bretts...'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4000420162907841926</id><published>2011-08-07T13:39:00.004-04:00</published><updated>2011-08-07T13:45:41.066-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sauvignon Blanc'/><title type='text'>SAUVIGNON BLANC, RESREVA, 2009, CASABLANCA, CASAS DEL BOSQUE</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-fvQ9ksU3i2M/Tj7OUZuznkI/AAAAAAAAATk/WpSmVsSQ4Vs/s1600/leyda+275+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" src="http://4.bp.blogspot.com/-fvQ9ksU3i2M/Tj7OUZuznkI/AAAAAAAAATk/WpSmVsSQ4Vs/s400/leyda+275+%25282%2529.jpg" t$="true" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après un mois sans vin au printemps, et une résolution de boire moins à l'avenir. C'est un été très tranquille en ce qui me concerne côté vin. Il faut dire que la chaleur ne m'incite pas tellement à boire. En ce sens, une des rares bouteilles ouvertes fut ce Sauvignon Blanc de Casas del Bosque. J'avais fort apprécié le &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/sauvignon-blanc-reserva-2008-casablanca.html"&gt;millésime 2008&lt;/a&gt; de ce vin. Casas del Bosque est situé dans la partie ouest de la vallée de Casablanca. Cette zone est plus fraîche car plus proche de l'océan Pacifique. Ce monocépage est un assemblage composé de trois clones (78% clone 1, 16% clone 107 et 6% clone 242) provenant de trois types de sols différents (82% argileux, 15% sablonneux et 3% volcanique). Le rendement des vignes est très modéré pour un vin de ce prix à environ 35 hl/ha. Le vin est vinifié en inox avec des températures de fermentation basses. Il titre à 12.4% d'alcool pour un pH de 3.24 et 2.8 g de sucres résiduels.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le nez est plutôt intense à l'ouverture avec des arômes de pamplemousse à l'avant-plan. Le tout se calme par la suite et c'est alors le citron qui occupe le premier rôle, complété par des notes de zeste d'agrumes, d'herbe coupée et de bord de rivière à truite. En bouche, l'attaque est vive et déploie un fruité citronné intense mâtiné de légères notes végétales. Le milieu de bouche se révèle sous le signe de la fraîcheur et de l'équilibre, avec une matière concentrée et de bon volume. La finale garde le cap sur l'intensité des saveurs et montre une superbe persistance.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce millésime 2009 confirme avec brio la qualité de cette cuvée. Après seulement deux millésimes goûtés, je me rend compte que l'excellente réputation de ce Reserva de Casas del Bosque n'est pas surfaite. Il se classe assurément parmi mes vins de Sauvignon Blanc chiliens préférés et représente probablement le meilleur RQP parmi ceux que j'ai pu goûter. Il faut ce rappeler que ce vin constitue l'entrée de gamme de ce producteur, qui produit aussi un Gran Reserva et une cuvée supérieure en faibles volumes appelée «&amp;nbsp;Pequenas Producciones&amp;nbsp;». Le millésime 2010 de la cuvée Reserva vient d'arriver sur les tablettes de la SAQ. J'ai d'ailleurs profité de la récente promo pour m'en procurer quelques bouteilles à 10% de rabais. Ça me permettra de voir si l'adage «&amp;nbsp;jamais deux sans trois&amp;nbsp;» se confirme.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4000420162907841926?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4000420162907841926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/sauvignon-blanc-resreva-2009-casablanca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4000420162907841926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4000420162907841926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/08/sauvignon-blanc-resreva-2009-casablanca.html' title='SAUVIGNON BLANC, RESREVA, 2009, CASABLANCA, CASAS DEL BOSQUE'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-fvQ9ksU3i2M/Tj7OUZuznkI/AAAAAAAAATk/WpSmVsSQ4Vs/s72-c/leyda+275+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-5178701442509733622</id><published>2011-07-30T15:12:00.005-04:00</published><updated>2011-08-10T22:05:12.809-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brettanomyces'/><title type='text'>Quand la technologie et la nature se rejoignent</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'ai recommencé depuis un certain temps à participer à des dégustations de groupe où je peux goûter à des vins européens de bon niveau. C'était le cas hier lors d'une très &lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=44&amp;amp;t=18843"&gt;agréable soirée&lt;/a&gt; organisée par le biais du forum Fouduvin. J'y avais apporté les deux seuls vins du Nouveau-Monde, les autres vins venaient de le vieille Europe. Les discussions furent très intéressantes et ça m'a permis de comparer mes perceptions à celles de mes compagnons de dégustation. Mon but dans ce type d'exercice, au-delà du plaisir, est de rafraîchir mes repères pour mieux me situer face au vin en général. Comme c'est presque toujours le cas après ce type d'exercice, je suis décontenancé. D'un côté, il y a le niveau de qualité des vins qui est généralement élevé, ce qui est normal pour des vins de ce prix. Mais de l'autre il y a cette esthétique européenne du défaut œnologique qui pour moi gâche trop de vins qui autrement auraient été superbes. Je dis pour moi, car ma perception à ce sujet est rarement partagée par les autres dégustateurs. Comme si mon palais rompu aux vins œnologiquement stables n'était pas entraîné pour ce genre de vins. À chaque fois c'est un choc et je suis frappé par l'incompréhension. À chaque fois je me demande pourquoi ces vins avaient besoin de ça, alors que la plupart du temps, sans ça, ils auraient été excellents. À chaque fois, ça me conforte dans l'idée que le vin authentique s'obtient par une fermentation alcoolique bien menée, et une malo dans certains cas, suivie ensuite d'une stabilisation efficace du vin. Pas de traficotage micro-biologique par la suite.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est avec ces réflexions en tête que je suis tombé dans ma petite revue de presse du samedi sur le plus &lt;a href="http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/Deconstructing+constructed+wines/5179387/story.html"&gt;récent article&lt;/a&gt; de Bill Zacharkiw dans The Gazette. Dans ce papier Bill traite à sa façon des vins «&amp;nbsp;fabriqués&amp;nbsp;» du genre «&amp;nbsp;Ménage à Trois&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Apothic Red&amp;nbsp;». Bien que je sois moi aussi opposé à ce type de vins confectionnés, je ne peux m'empêcher de les relier aux vins micro-biologiquement manipulés du paragraphe précédant. Lorsque qu'on ferme une boucle, les extrémités se rejoignent et c'est tout ce qu'il y a à faire pour s'apercevoir de la proximité de ces deux genres de vins qui peuvent apparaître à première vue comme diamétralement opposés. Le vin technologique utilisera des levures sélectionnées pour favoriser un arôme particulier, ou ajoutera des enzymes pour permettre une réaction chimique particulière, autrement impossible. Mais laisser des levures et des bactéries agir par le biais de leurs enzymes sur un vin dont la fermentation est complétée, c'est aussi une façon de modifier le vin en créant des arômes qui autrement ne s'y seraient pas retrouvés. Des arômes qui interféreront avec la véritable identité du vin. Pour moi, c'est deux façon de jouer avec le profil d'un vin. Deux façon de l'éloigner de sa véritable identité. Ce qui est malheureux toutefois, c'est que contrairement aux vins technologiques qu'on retrouvent surtout dans le bas de gamme, c'est le moyen et haut de gamme qui est touché par les problèmes d'instabilité micro-biologique. Je sais que mon point de vue sur le sujet demeure très minoraitaire, et je l'assume. N'empêche que je pense qu'il faut se méfier des extrêmes. Je n'ai pas envie de vins artificiels, mais pas plus de vins naturels dont l'exemple ultime s'appelle vinaigre.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-5178701442509733622?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/5178701442509733622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/quand-la-technologie-et-la-nature-se.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5178701442509733622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5178701442509733622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/quand-la-technologie-et-la-nature-se.html' title='Quand la technologie et la nature se rejoignent'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2420400416777151049</id><published>2011-07-21T23:44:00.007-04:00</published><updated>2011-07-22T14:19:16.354-04:00</updated><title type='text'>Trouver l'Eldorado</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le titre n'est pas de moi, c'est plutôt celui d'un&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CBoQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.leyda.cl%2Fsite%2Fwp-content%2Fuploads%2F2011%2F07%2Fdecanter_aug2011_chileargentina.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=finding%20eldorado%20decanter&amp;amp;ei=7PEoTtifDuTW0QHt8aDTCg&amp;amp;usg=AFQjCNH8MjGDncAjEyX8IPGQr99CiA6NAA&amp;amp;cad=rja"&gt; article&lt;/a&gt; de Steven Spurrier dans le dernier numéro de la revue britannique Decanter à propos du Chili et de l'Argentine. Je trouve que cet article résume bien pourquoi le Chili et l'Argentine sont mes deux pays de prédilection dans le monde du vin. Je dirais même que la lecture de l'article permet d'assez bien comprendre pourquoi je préfère le Chili à son voisin transandin. Personnellement je résumerais ça à deux mots: diversité et fraîcheur. Aussi, dès le deuxième paragraphe de son article, M. Spurrier y va d'un commentaire qui rejoint ce que j'écrivais dernièrement dans un texte intitulé «&amp;nbsp;Aborder le vin autrement&amp;nbsp;». Je traduis librement&amp;nbsp; ses propos sur le Chili et l'Argentine: «&amp;nbsp;Ils semblent pour moi les Eldorados du monde du vin, très différents, mais tous deux des Eldorados. J'ai passé cinq décennies à encaver presque exclusivement des vins venant d'Europe, et si un être supérieur quelconque (mais plus probablement inférieur) en venait à me dire que mes années avec l'Ancien-Monde devaient se terminer, ce serait vers l'Amérique du Sud que je me tournerais pour y trouver consolation. Une consolation mêlée d'enthousiasme.&amp;nbsp;» Bien sûr, à lire ces propos, on peut se dire que le rôle du prix de consolation enthousiasmant n'est pas vraiment ce qu'il y a de mieux, mais tout est question de point de vue. M. Spurrier a été élevé au vin européen, il est donc bien normal que ce continent demeure son premier choix. De toute façon, l'Amérique du Sud ne prétend pas faire jeu égal avec la profondeur de l'offre européenne. Mais pour quelqu'un qui en est encore à ses débuts dans le monde du vin, ou qui a gardé encore assez d'ouverture d'esprit, il s'agit d'une formidable alternative, ou encore un complément très abordable. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le reste de l'article porte sur le choix des 15 meilleurs producteurs du Chili, et des 10 meilleurs d'Argentine de la part de deux «&amp;nbsp;Master of Wine&amp;nbsp;» spécialisés. On y retrouve encore le toujours pertinent Peter Richards à propos du Chili, alors que Marina Gayan, qui traite de l'Argentine, y va d'une grossière erreur dès le premier producteur dont elle traite, en écrivant que la cuvée «&amp;nbsp;Quimera&amp;nbsp;» de Achaval Ferrer est un pur Malbec venant de trois terroirs différents, alors qu'en réalité la cuvée Quimera est un assemblage bordelais. Disons que comme premier contact avec un auteur, ça donne un coup à la crédibilité. Ceci dit, ses choix de producteurs argentins sont bons, même si Weinert est une maison qui aurait mérité une place dans ce Top 10. Pour ce qui est du Chili, je sais que Calyptra/Aristos font beaucoup jaser dans le petit cercle des connaisseurs de vins chiliens, mais je ne peux juger, n'ayant jamais pu goûter leurs vins. Comme les deux étiquettes sont liées par des vignobles et un winemaker communs, une seule mention aurait été suffisante, surtout que c'est un producteur qui ne fait que commencer. Il y a aussi une certaine forme de redondance avec Cono Sur fait partie du géant Concha y Toro, même si c'est une entité autonome, même chose pour Altair, Vina Leyda et Tabali qui sont des unités autonomes appartenant en tout ou en partie au géant San Pedro. Ça montre la force de ces deux grands groupes, mais on aurait pu favoriser des producteurs indépendants à la place. Je n'ai pas encore pu goûter les vins de O. Fournier au Chili, mais c'est un excellent producteur en Argentine et je ne doute pas de la qualité de ses vins au Chili. Je ne connais pas encore les vins de Polkura, mais à ma grande surprise la Syrah, 2008, dont il est question dans l'article, apparaîtra bientôt sur les tablettes de la SAQ. C'est donc à surveiller. Ceux qui me lisent avec régularité savent tout le bien que je pense de pionniers comme Errazuriz, De Martino, Casa Marin et Falernia. Pour ce qui est de Montes, même si c'est un bon producteur, il n'aurait pas fait mon Top 15. L'absent de marque est Casa Lapostolle. La qualité des vins n'est pas en cause, cette absence me semble plutôt justifiée par le prix trop élevé de ses vins. En terminant, les producteurs dont j'ai goûté certains vins et qui auraient pu faire partie de ce Top 15&amp;nbsp;: Matetic, Loma Larga, Amayna, Kingston, Casas del Bosque, Perez Cruz, Clos Quebrada de Macul, Chocalan, Casa Silva, Ventisquero, Undurraga, Dos Andes (Veranda).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2420400416777151049?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2420400416777151049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/trouver-leldorado.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2420400416777151049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2420400416777151049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/trouver-leldorado.html' title='Trouver l&apos;Eldorado'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7328255165289281365</id><published>2011-07-17T11:18:00.008-04:00</published><updated>2011-07-18T08:47:43.915-04:00</updated><title type='text'>Le vin chilien peut-il vieillir? (suite)</title><content type='html'>Dans un &lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/11/le-vin-chilien-peut-il-vieillir.html" target="_blank" title="old monkey"&gt;article&lt;/a&gt; précédant je posais cette question à propos du potentiel de garde des rouges chiliens. Dernièrement je suis tombé sur une&amp;nbsp; &lt;a href="http://winchesterwineschool.com/something-old-something-new/" target="_blank" title="old monkey"&gt;référence&lt;/a&gt; intéressante à ce propos. Peter Richards, un spécialiste du Chili vinicole pour la revue Decanter, y relate la dégustation d'un Cabernet Sauvignon, Medalla Real, 1987 de Santa Rita. Il est très élogieux à son sujet. Il est intéressant de noter que c'est l'importateur danois de Santa Rita qui avait décidé de garder des bouteilles de ce vin, et non le producteur lui-même, ce qui montre encore une fois la lacune des chiliens face au potentiel de garde de leurs propres vins. N'empêche que les propos de Andres Ilabaca, le winemaker actuel de cette cuvée sont intéressants lorsqu'il dit que les vignobles qui ont produits ce vin étaient mal tenus, trop irrigués, trop productifs et trop vigoureux. Malgré cela, on a obtenu un vin qui titre à seulement 12% d'alcool et qui a bien évolué sur plus de 20 ans. Les Cabs à 12% d'alcool au Chili, ça n'existe plus aujourd'hui. Comme partout ailleurs sur la planète, on récolte plus tardivement à la recherche de la fameuse maturité phénolique. Ce qui fait que les vins d'aujourd'hui sont différents, pas juste plus alcooliques, mais avec des tanins différents et généralement plus de concentration et des saveurs plus matures. Ceci dit, un exemple comme celui de ce Medalla Real me conforte dans ma préférence pour les vins plus modérés de type Reservas. Des vins qui évitent les excès d'ambition, plus abordables en jeunesse, et qui avec le temps me semblent avoir plus de chances de demeurer équilibrés. Même si ce 1987 a bien évolué, je ne suis pas de ceux qui pensent que cette façon de faire est nécessairement la meilleure, même si aujourd'hui on semble souvent rechercher la maturité à tout prix, parfois au détriment de l'équilibre général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit au Chili, ou ailleurs dans le monde, l'évolution des méthodes d'élaboration rend la garde du vin plus incertaine. Toutefois, pour avoir des réponses, il faut mettre des bouteilles de côté. En ce sens, les rouges chiliens demeurent une option de choix, car leurs prix demeurent très modiques, ce qui permet d'acheter plusieurs exemplaires du même vin et de suivre son évolution. De plus, si un vin de 20$ se montre décevant, c'est moins frustrant qu'avec une bouteille de 100$. Personnellement, j'ai ouvert pas mal de rouges chiliens ces dernières années qui avaient entre 10 et 15 ans d'âge, et je suis plus que satisfait des résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7328255165289281365?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7328255165289281365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7328255165289281365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7328255165289281365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/blog-post.html' title='Le vin chilien peut-il vieillir? (suite)'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4523855740367278711</id><published>2011-07-10T23:27:00.005-04:00</published><updated>2011-07-17T22:04:44.580-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, FINISIMO, GRAN RESERVA, 2007, MARCHIGUE, COLCHAGUA, CANEPA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-DSIixPFQkBo/Thp4GA9F-FI/AAAAAAAAATg/_cElsU1ud2Q/s1600/leyda+267+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" m$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-DSIixPFQkBo/Thp4GA9F-FI/AAAAAAAAATg/_cElsU1ud2Q/s400/leyda+267+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Canepa a été fondé en 1930 par José Canepa,&amp;nbsp;un immigrant italien, et la cuvée Finisimo a été élaborée pour la première fois en 1960. Ce qui en fait une des premières cuvées premiums du Chili. Ce n'est toutefois pas un vin de domaine à la française, ce qui fait que la cuvée d'aujourd'hui n'a que très peu en commun avec ce qu'on faisait il y a 50 ans. Ceci dit, quel vin d'aujourd'hui peut prétendre être semblable à ce qui était fait il y a un demi-siècle? Toujours est-il que la version moderne de cette cuvée Finisimo provient maintenant de Marchigue. Le millésime 2007 est le premier à provenir de cet endroit. En plus du Cabernet Sauvignon, il est complété par 15% de Syrah. Le vin est élevé pendant 16 mois en barriques de chêne français d'âge indéterminé. Il titre à 14.5% d'alcool pour un pH de 3.55.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est sombre et opaque. Le nez est de bonne intensité et est marqué par ce que j'appelle le végétal frais, par rapport au végétal vert. Il exhale des arômes de groseille, de cassis, de menthol, de camphre et d'herbes aromatiques évoquant le thym et le romarin. Le tout est complété par des notes vanillées et torréfiées venant vraisemblablement de l'élevage en barriques. Un beau nez frais au caractère un peu sauvage. En bouche, on retrouve un vin solide et compact, à la fois généreux et retenu. L'acidité est bien présente et contribue à l'intensité et à la fraicheur du fruité de belle qualité, alors qu'un juste trait d'amertume est bénéfique à l'équilibre d'ensemble. Le milieu de bouche révèle un vin mi-corsé et bien concentré, assez facile à boire malgré son jeune âge. Les tanins sont bien présents, mais sans aspérités. La finale est harmonieuse et le fruité y garde le premier rôle, sur une persistance de bon niveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'ai acheté ce vin car il vient de la région de Marchigue, une nouvelle sous-région de la vallée de Colchagua où les températures sont un peu plus fraîches car située plus près de la côte du Pacifique. Je ne connais pas encore assez cette région pour pouvoir y dénoter une quelconque typicité, mais j'ai bien aimé ce vin marqué par la fraîcheur de ses arômes. Une fraîcheur qu'on retrouve aussi en bouche grâce à une bonne acidité. C'est un vin modéré et équilibré qui ne manque de rien tout en sachant éviter les excès d'exemples plus ambitieux. Il se contente d'afficher le profil général de ces fameux Reservas chiliens que j'aime tant. Le résultat est donc facile à boire dès maintenant, même si un potentiel de garde me semble bien présent. Au prix payé de 17.95$, ce vin est un autre exemple montrant la grande force de ce pays dans cette catégorie de prix.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4523855740367278711?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4523855740367278711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/cabernet-sauvignon-finisimo-2007.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4523855740367278711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4523855740367278711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/cabernet-sauvignon-finisimo-2007.html' title='CABERNET SAUVIGNON, FINISIMO, GRAN RESERVA, 2007, MARCHIGUE, COLCHAGUA, CANEPA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-DSIixPFQkBo/Thp4GA9F-FI/AAAAAAAAATg/_cElsU1ud2Q/s72-c/leyda+267+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-1220895107837548806</id><published>2011-07-04T14:32:00.001-04:00</published><updated>2011-07-23T21:33:33.305-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sauvignon Blanc'/><title type='text'>SAUVIGNON BLANC, 2010, LEYDA, AMARAL</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-dKaum7xqVLo/ThIHyvM0-kI/AAAAAAAAATc/EsJeMj48IEs/s1600/leyda+265+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-dKaum7xqVLo/ThIHyvM0-kI/AAAAAAAAATc/EsJeMj48IEs/s400/leyda+265+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si vous connaissez et aimez des rouges chiliens comme Ninquén, Intriga ou Quattro de MontGras, et bien Amaral fait partie de la même famille de vins regroupés sous le chapeau de MontGras Properties. Il est fini le temps au Chili où l'on cultivait tous les cépages, blancs ou rouges, au même endroit. Le virage terroir est bien enclenché et la création d'une unité de terroir frais comme Amaral est un geste logique dans cette direction pour les producteurs comme MontGras qui étaient déjà basés dans la chaude vallée centrale. Ce vin est issu de vignes de 5 ans d'âge, plantées sur un sol granitique et alluvial, à seulement 12 km du Pacifique. Les raisins ont été vendangés manuellement à différents moments entre le 11 et 25 mars. L'élaboration a eu lieu entièrement en cuves d'inox. Le titre alcoolique est de 14.5% pour un pH de 3.15.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de teinte vert pâle. Le nez est modéré et exhale des arômes de citron, de melon et de bord de rivière (roche mouillée), ainsi qu'un très léger caractère végétal et de fines notes florales. Beau nez civilisé montrant une belle variété d'arômes. La bouche est plutôt ronde pour un vin de ce cépage, avec des saveurs riches qui tapissent bien le palais. Une bonne dose d'acidité est présente, mais peut-être à cause de la rondeur déjà évoquée, elle n'a pas le caractère tranchant que l'on rencontre parfois avec le Sauvignon Blanc de climat frais. Le milieu de bouche permet de confirmer la qualité de la matière offerte, bien équilibrée, avec du volume et un bon niveau de concentration. La finale est harmonieuse, avec une pointe d'amertume qui fait son apparition et une persistance de bon calibre.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un des plaisirs de bien connaître les vins d'une région est de pouvoir y distinguer les styles possibles. Bien sûr le terroir est un élément incontournable de la donne, mais les décisions humaines contribuent aussi fortement à déterminer le style. Dans ce cas-ci, il est clair que l'on a pris le parti d'un style au fruité plus mature, ce qui implique acidité et caractère végétal moins marqués, ainsi que plus de gras et de volume en bouche. En ce sens, ce Sauvignon Blanc, Amaral, rejoint le style préconisé dans la même région de Leyda par Amayna. Toutefois, au contraire d'Amayna, du moins dans le millésime 2008 disponible à la SAQ, qui dépasse un peu la limite, pour cet Amaral on su ne pas pousser trop loin la recherche de maturité et ainsi préserver fraîcheur et équilibre. Au final on obtient un vin réussi, offrant un profil distinctif, et dont le prix (16.95$) est très attrayant en regard de la haute qualité offerte. Un bel ajout à la gamme de vins chiliens de la SAQ.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-1220895107837548806?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/1220895107837548806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/sauvignon-blanc-2010-leyda-amaral.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1220895107837548806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/1220895107837548806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/07/sauvignon-blanc-2010-leyda-amaral.html' title='SAUVIGNON BLANC, 2010, LEYDA, AMARAL'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-dKaum7xqVLo/ThIHyvM0-kI/AAAAAAAAATc/EsJeMj48IEs/s72-c/leyda+265+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2106191575575158379</id><published>2011-06-30T15:51:00.004-04:00</published><updated>2011-06-30T15:56:52.995-04:00</updated><title type='text'>CARIGNAN, DRY FARMING, 2008, CAUQUENES, MAULE, SANTA CAROLINA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-EM_fw0W1XMk/TgzUW621YjI/AAAAAAAAATY/BSKqFIOvGZ4/s1600/leyda+260+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-EM_fw0W1XMk/TgzUW621YjI/AAAAAAAAATY/BSKqFIOvGZ4/s400/leyda+260+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En 2009, lors de la dégustation annuelle de Vin du Chili tenue à Montréal, j'avais eu la chance de rapidement goûter ce vin qui m'avait alors impressionné par son caractère distinctif. Voilà que deux ans plus tard j'ai réussi à mettre la main sur quelques bouteilles de ce nectar issu de vieilles vignes de Carignan (80 ans et plus). Comme c'est la norme au Chili, ces vignes ne sont pas greffées, et contrairement à la norme, elles ne sont pas irriguées, grâce à leur système racinaire très développé. Le vin a été élevé un an en barriques de chêne et montre un titre alcoolique de 14.5%. Ce vin provient d'un vignoble situé près de la ville Cauquenes dans ce que les chiliens appellent la Secano Costero, c'est-à-dire une région côtière sans irrigation. Voici ce que Andres Sanches, œnologue en chef chez Gillmore, dit de cette région et de ses vins&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les vignes comme les hommes doivent travailler. Dans la Secano Costero, elles sont forcées vers une expression intime de survie. Le résultat donne des vins de caractère distinctifs, avec de faibles pH, une concentration élégante et une réelle capacité de vieillissement. Les vins de cette région sont la preuve vivante que le Chili peut faire des vins de classe mondiale exprimant un caractère local.&amp;nbsp;» &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est foncée et légèrement translucide. Le nez s'exprime avec mesure sur des arômes de fruits rouges acidulés, complétés par un peu de fruits noirs, du poivre noir, des épices douces et de légères notes florales. Très beau nez déjà assez complexe et qui surprend par un certain raffinement. En bouche, ce qu'on remarque d'entrée c'est l'acidité et la fraîcheur qu'elle procure à l'ensemble, tout en contribuant à l'intensité du très beau fruité que déploie ce vin. Le milieu de bouche révèle un vin élancé, à la structure ferme et compacte, aux tanins fins et au fort niveau de concentration. Cette forte concentration passe par l'intensité bien focalisée des saveurs, et non pas par une impression de grand volume et de pesanteur. La finale continue sur la voie de l'intensité, avec cette acidité qui marque toujours le profil du vin, le tout sur une très bonne persistance des saveurs. Ce vin a été bu sur quatre jours et il était encore impeccable la dernière journée. Aucune trace d'oxydation et intégrité aromatique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qui a dit que le Carignan était un cépage rustique et peu qualitatif? Cette interprétation chilienne montre tout le contraire. Il s'agit vraiment d'un superbe jeune vin, tout en fraîcheur et en intensité, avec des arômes qui n'ont rien de rustique. Ce vin servi en pure aveugle en déculotterait plusieurs, moi le premier. D'abord je suis sûr que personne ne le placerait dans la modique catégorie de prix où il est vendu (16.95$). Ensuite, ceux ayant des préjugés envers les vins de Carignan ou ont une idée bien définie des vins chiliens devraient revoir leur copie. De plus, bien qu'il soit déjà excellent pour qui affectionne les rouges à l'acidité marquée, ce qui est mon cas. Ce vin me semble posséder un très bon potentiel de garde. J'ai l'impression que dans dix ans ce vin sera encore plus surprenant. Le temps aura sûrement su calmer ses ardeurs, mais la qualité de sa matière de jeunesse laisse déjà entrevoir ce qu'il pourrait devenir. Après avoir beaucoup lu sur la nouvelle vague des vins de Carignan de Maule issus de vieilles vignes, je suis heureux d'avoir finalement pu en déguster un, tranquillement. Il s'agit clairement d'un atout de plus pour le Chili car la qualité est au rendez-vous, mais le style obtenu constitue aussi un élément supplémentaire dans la diversité croissante qu'offre aujourd'hui ce pays. Pour qui voudrait en connaître plus sur le renouveau des vieilles vignes de Carignan de Maule, je joins deux liens vers des articles très intéressants sur le sujet.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=10&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CHIQFjAJ&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ofournier.com%2Fweb%2Fdownload%2FWine%2520Enthusiast%2520Maule%2520Valley%252009-09.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=carignan%20maule&amp;amp;ei=IbkMTpUXhvHSAfmpxMAO&amp;amp;usg=AFQjCNEKpOoaPCeAPuMB2Dzy9GFItrEfIg&amp;amp;cad=rja"&gt;http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=10&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CHIQFjAJ&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ofournier.com%2Fweb%2Fdownload%2FWine%2520Enthusiast%2520Maule%2520Valley%252009-09.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=carignan%20maule&amp;amp;ei=IbkMTpUXhvHSAfmpxMAO&amp;amp;usg=AFQjCNEKpOoaPCeAPuMB2Dzy9GFItrEfIg&amp;amp;cad=rja&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=10&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CHIQFjAJ&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ofournier.com%2Fweb%2Fdownload%2FWine%2520Enthusiast%2520Maule%2520Valley%252009-09.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=carignan%20maule&amp;amp;ei=IbkMTpUXhvHSAfmpxMAO&amp;amp;usg=AFQjCNEKpOoaPCeAPuMB2Dzy9GFItrEfIg&amp;amp;cad=rja"&gt;http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=10&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CHIQFjAJ&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ofournier.com%2Fweb%2Fdownload%2FWine%2520Enthusiast%2520Maule%2520Valley%252009-09.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=carignan%20maule&amp;amp;ei=IbkMTpUXhvHSAfmpxMAO&amp;amp;usg=AFQjCNEKpOoaPCeAPuMB2Dzy9GFItrEfIg&amp;amp;cad=rja&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2106191575575158379?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2106191575575158379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/carignan-dry-farming-2008-cauquenes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2106191575575158379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2106191575575158379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/carignan-dry-farming-2008-cauquenes.html' title='CARIGNAN, DRY FARMING, 2008, CAUQUENES, MAULE, SANTA CAROLINA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-EM_fw0W1XMk/TgzUW621YjI/AAAAAAAAATY/BSKqFIOvGZ4/s72-c/leyda+260+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-3187505582592127051</id><published>2011-06-29T12:59:00.005-04:00</published><updated>2011-06-29T13:36:21.395-04:00</updated><title type='text'>Aborder le vin autrement</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si vous lisez ce blogue avec régularité, vous le savez déjà, je bois surtout des vins du Chili, mais je lis et m'intéresse au monde du vin dans son ensemble. Avec ce que j'ai pu lire ces derniers temps sur divers blogues et forums, disons que je ne suis pas prêt de devenir un buveur plus traditionnel. De manière générale j'ai pu constater un écœurement avec l'annonce des prix des bordeaux primeurs 2010. Certains encaissaient les hausses depuis longtemps sans trop broncher, mais là il semble que pour plusieurs ce soit la goutte qui fasse déborder le vase. Ce que je trouve dommage toutefois, c'est de voir certains amateurs contempler l'idée d'arrêter de s'intéresser au vin à cause de l'inaccessibilité croissante des vins prestigieux. C'est à se demander si ce qui compte le plus c'est le nom sur l'étiquette, et tout ce qui vient avec, plutôt que le vin lui-même. Depuis que je m'intéresse au vin, j'ai toujours été sceptique face à la hiérarchisation à la française et à son aspect définitif. Je ne dis pas qu'il n'y a pas des terroirs plus propices que d'autres à produire des vins de haute qualité, mais ce système est érigé de telle façon qu'il semble affirmer une vérité absolue et permanente. Le problème, c'est que plusieurs croient qu'il s'agit d'une vérité absolue et permanente. Le résultat de la glorification de ce qui se situe au haut de cette pyramide, c'est une dévalorisation de ce qui est plus bas, ou hors de cet édifice immuable. Certains en viennent à penser que pour être un réel amateur, il faut pouvoir accéder au haut de cette pyramide. Sans cela point de salut. Bien sûr, dans un monde idéal il serait intéressant de pouvoir accéder facilement à ces vins, ne serait-ce que pour constater que même si ça peut être très bon, le vin de grande qualité existe aussi ailleurs. Ceci sans compter que le plaisir que le vin peut offrir est multiforme. Il y a beaucoup de très bons vins dans le monde qui sont totalement hors de la pyramide hiérarchique officielle, ou hors de celle parallèle des vins médiatiques à grosses notes. C'est vers ces vins qu'il faut se tourner.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien sûr, il est plus difficile de trouver des vins dont presque personne ne parle. Il faut aussi renoncer au pouvoir de l'étiquette, ce qui implique qu'il faut juger par soi-même. En fait, une des conditions de base pour sortir du schéma traditionnel, c'est d'être convaincu qu'il y a autre chose de très bon ailleurs. Si l'amateur qui avait mis son bonheur vinique dans les mains des hiérarchies que je viens d'évoquer, pouvait avec autant de conviction penser que son bonheur peut-être ailleurs. Le pas le plus important serait franchi, car il ne faut pas oublier que l'aspect mental est primordial dans l'appréciation du vin. Votre conviction de départ aura une influence déterminante sur votre appréciation des choses. La dégustation à l'aveugle le démontre très bien. Bien sûr, la conviction n'est pas quelque choses de volontaire et les préjugés sont tenaces. Si on a cru en quelque chose pendant de nombreuses années, qu'on s'y est investi à fond, il n'y a pas d'interrupteur pour renverser les choses. Si, par exemple, vous êtes convaincu que la quintessence de l'assemblage bordelais ne peut s'obtenir que dans sa région d'origine, car c'est de là que ça vient, alors il sera très difficile de vous faire acheter un assemblage de ce type venant de Hawkes Bay, du Languedoc, de Maule, de Mendoza ou de Margaret River. Surtout que ces vins auront leurs particularités, surtout en jeunesse. Si au contraire vous êtes convaincu que Bordeaux n'a pas le monopole de la qualité, et que vous êtes ouvert à apprivoiser les particularités venant avec des terroirs différents, alors là l'histoire change. Bordeaux restera Bordeaux, une référence incontournable à laquelle il fera toujours bon de revenir, mais l'horizon lui se sera passablement élargi.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien sûr, je vous entend déjà vous dire que je peux bien parler d'horizons élargis, moi qui se concentre fortement sur le Chili, et vous avez bien raison. Tout ce que je peux dire pour ma défense, c'est qu'au Chili je ne suis pas frustré par les prix. En fait, je demeure convaincu que le Chili est le meilleur pays au monde en terme de RQP, que la variété y est grandissante et que c'est actuellement le pays le plus intéressant à suivre à cause de son évolution rapide. Ceci dit, je suis le premier à reconnaître que mon champ d'action est très limité et que c'est loin d'être l'idéal pour un véritable amateur. Toutefois, il ne faut pas confondre champ d'action et champ d'intérêt. D'ailleurs, je devrais participer plus souvent à des dégustations organisées comprenant des vins d'origines variées. C'est une bonne façon de goûter à beaucoup de choses différentes, et une bonne façon aussi de goûter à certains de ces vins faisant partie de ces pyramides de moins en moins accessibles. Je l'ai fait plusieurs fois dans le passé, et pour moi ça avait l'effet de renforcer mes convictions, tout en balisant le terrain. Comme quoi une fois que quelqu'un est convaincu de quelque chose, il est difficile de lui faire changer d'idée. D'ailleurs, la base du problème demeure les idées que l'on inculque aux gens qui commencent à s'intéresser au vin. On nous rabat toujours les oreilles avec les mêmes lieux communs. Encore hier je suis tombé sur un bel exemple de ce discours convenu qui contribue à convaincre l'amateur qu'il n'y qu'une voie vers le bonheur en matière de vin. C'est un article du site Cyberpresse (voir le lien) où l'on demande à la sommelière Jessica Harnois quels vins des parents devraient mettre de côté aujourd'hui pour fêter les 20 ans de leur enfant. Les réponses de Mme Harnois sont d'un conformisme déplorable. Elle y ressort la hiérarchie traditionnelle avec ses vins aux prix exorbitants.  Ce n'est qu'un exemple, bien sûr, mais pour moi il est représentatif de la culture dominante dans le monde du vin. Aucune originalité, aucune audace, toujours la même vision sclérosée des choses, déconnectée de la réalité économique de la vaste majorité des amateurs. Sans compter que ça contribue à légitimer quelque chose qui ne devrait plus l'être. Il y a plein de vins de prix abordables et de très belle qualité qui peuvent être achetés aujourd'hui et qui seront excellents pour le vingtième anniversaire de votre rejeton. Le vin c'est tellement plus que tous ces produits de luxe aux prix gonflés qui n'ont de sens justement que dans une logique de luxe. C'est dommage de constater qu'une partie du patrimoine vinicole mondial est maintenant passé dans cette catégorie, mais le vin à échelle humaine et de grande qualité existe encore. Il me semble que si on aime vraiment le vin on devrait le favoriser et oublier les produits de luxe, même si de l'excellent vin en est souvent l'ingrédient de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/vins/201106/28/01-4413311-quelle-bouteille-garder-pour-les-20-ans-du-petit.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_vins_1508967_accueil_POS2"&gt;http://www.cyberpresse.ca/vins/201106/28/01-4413311-quelle-bouteille-garder-pour-les-20-ans-du-petit.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_vins_1508967_accueil_POS2&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-3187505582592127051?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/3187505582592127051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/aborder-le-vin-autrement.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3187505582592127051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/3187505582592127051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/aborder-le-vin-autrement.html' title='Aborder le vin autrement'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-8347941114822130938</id><published>2011-06-27T08:29:00.005-04:00</published><updated>2011-07-23T21:41:36.220-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pinot Noir'/><title type='text'>PINOT NOIR, LAS BRISAS, 2009, LEYDA, VINA LEYDA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--lPH1QqgIYQ/Tgh4AcC3P8I/AAAAAAAAATU/AjswfLrbpg4/s1600/leyda+257+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i$="true" src="http://1.bp.blogspot.com/--lPH1QqgIYQ/Tgh4AcC3P8I/AAAAAAAAATU/AjswfLrbpg4/s400/leyda+257+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vina Leyda est un producteur exemplaire dans le paysage vinicole chilien actuel. Un producteur indépendant qui a été un des pionniers du mouvement vers la côte au Chili, puis qui fut racheté plus tard par le géant Vina San Pedro. Ce qui est intéressant toutefois, c'est que malgré ce rachat par un gros joueur de l'industrie, Vina Leyda continue de fonctionner comme une unité autonome. San Pedro a d'ailleurs fait la même chose avec un autre excellent petit producteur, Vina Tabali. Ainsi, ces deux producteurs peuvent continuer leur démarche axée sur un terroir particulier, et en même temps ils ont accès à la masse critique d'un gros joueur comme San Pedro. Tabali est déjà un de mes producteurs chiliens favoris, offrant des vins distinctifs et de RQP imbattables. Pour ce qui est de Vina Leyda, les deux blancs côtiers de ce producteur que j'ai pu me procurer dans le passé m'ont favorablement impressionné (voir liens). Ce Pinot Noir est donc ma première expérience avec ce producteur pour un rouge de la région de Leyda. Ce vin provient du vignoble «&amp;nbsp;Las Brisas&amp;nbsp;» planté en 1998 sur une pente orientée au sud-ouest, ce qui réduit l'exposition au soleil et augmente celle aux vents frais du Pacifique. Les rendements sont faibles à environ 30 hl/ha. Une macération à froid de six jours a lieu, avec 30% de raisins entiers, suivi de la fermentation avec levures sélectionnées. Le vin est élevé pendant 10 mois en barriques de chêne français de second usage. Le titre alcoolique est de 14%.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de teinte rubis et passablement translucide. Le nez est simplement superbe combinant les arômes de cerises et de fraises à de belles notes épicées évoquant la muscade la cannelle et la réglisse. Comme toujours il est difficile de rendre en mots des impressions olfactives, mais une chose est sûre, dès le premier abord, je me suis dit que ce nez faisait très Pinot, mais le Pinot comme je l'aime, avec des arômes francs et nets de qualité supérieure. Le bonheur se poursuit en bouche où l'attaque est vive et déploie un fruit rouge frais et intense amalgamé à d'agréables notes épicées. Le milieu de bouche étonne par sa matière à la fois bien concentrée et légère. Ce vin compact montre une belle fluidité et coule sans effort avec toujours ces saveurs intenses qui irradient. En finale, le mariage entre les caractères fruité et épicé gagne un cran dans l'harmonie et l'intensité, sur une persistance de fort calibre.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur ce blogue je ne parle que des vins que j'ai aimé, ou qui selon moi présentent un certain intérêt. Alors je sais que certains lecteurs doivent se dire que j'aime tous les vins, surtout chiliens, que je goûte, sans discernement. Rassurez-vous. Ce n'est pas le cas. Toutefois, avec la bonne connaissance que j'ai de ce pays, je ne choisi pas mes vins au hasard et cela m'aide à minimiser les déceptions. Et quand un vin me déçoit, je n'ai pas l'envie de prendre du temps pour écrire une note de dégustation à son sujet. J'explique tout ça pour faire comprendre le processus qui me fait paraître comme étant toujours positif. Ce qui m'a donné l'envie de cette clarification, c'est que ce Pinot Noir de Vina Leyda m'a vraiment charmé, voire enthousiasmé, et qu'encore une fois mon constat est très positif. Donc, encore une fois j'aurai l'air de jouer le même air. C'est vrai. Difficile d'y échapper. Mais au-delà de la découverte d'un bon vin, ce qui m'enthousiasme c'est quand un vin arrive à symboliser le progrès réalisé avec un cépage encore mal établi. C'est ce que ce Pinot de Vina Leyda arrive à faire selon moi. Du moins, c'est ce qu'il m'a inspiré. J'ai été séduit par son équilibre alliant intensité, fraicheur et fidélité au cépage. C'est un vin prêt à boire, qui coule sans effort, léger dans le sens positif du terme. Un vin où on a pas tenté de trop en faire, de trop en mettre, dans l'unique but d'impressionner, et à la fin, cette retenue qui impressionne. Ce Las Brisas est un autre de ces vins issus de la nouvelle mentalité terroir qui émerge actuellement au Chili . Je reviendrai d'ailleurs bientôt sur ce courant, sur cette nouvelle vague qui conçoit le vin et son élaboration autrement. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/sauvignon-blanc-garuma-vineyard-2006.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/09/sauvignon-blanc-garuma-vineyard-2006.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/chardonnay-reserva-2008-leyda-vina.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/chardonnay-reserva-2008-leyda-vina.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-8347941114822130938?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/8347941114822130938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/pinot-noir-las-brisas-2009-leyda-vina.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8347941114822130938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8347941114822130938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/pinot-noir-las-brisas-2009-leyda-vina.html' title='PINOT NOIR, LAS BRISAS, 2009, LEYDA, VINA LEYDA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/--lPH1QqgIYQ/Tgh4AcC3P8I/AAAAAAAAATU/AjswfLrbpg4/s72-c/leyda+257+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6846215913368138782</id><published>2011-06-23T21:46:00.003-04:00</published><updated>2011-07-19T12:20:44.239-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chardonnay'/><title type='text'>CHARDONNAY, QUILLAY, 2009, BIO BIO, VERANDA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-sGOw8s-prO0/TgPwSX-IjKI/AAAAAAAAATQ/k-w8rM3CQxQ/s1600/leyda+254+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-sGOw8s-prO0/TgPwSX-IjKI/AAAAAAAAATQ/k-w8rM3CQxQ/s400/leyda+254+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le Chardonnay, Oda, 2007, de Veranda est un des meilleurs vins chiliens de ce cépage qu'il m'ait été donné de déguster. D'ailleurs, quelques bouteilles oubliées sont encore disponibles sur les tablettes de la SAQ. Cette fois, j'y vais avec la cuvée Quillay Single Vineyard, qui représente l'entrée de gamme de ce producteur. Ce vin est signé Pascal Marchand, c'est le cas de le dire, sa signature étant apposée au bas de l'étiquette. Un autre Québécois aux accointances bourguignonnes, Patrick Piuze qui produit du vin à Chablis, agit comme consultant pour Veranda. Malheureusement, je n'ai pu trouver aucun détail concernant l'élaboration de ce vin qui titre à 14% d'alcool.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est de teinte or pâle. Le nez est plutôt discret, mais on peut quand même y percevoir de frais arômes de pomme et de poire, auxquels s'ajoutent un peu de pêche et de beurre, ainsi que de très légères notes de noix et de caramel. En bouche, le vin est beaucoup plus démonstratif, avec des saveurs intenses qui reflètent bien l'olfactif. L'acidité marque le profil de se vin, ce qui lui donne de la droiture et contribue à l'intensité des saveurs. Le milieu de bouche confirme cette droiture déjà évoquée, en plus de révéler un bon niveau de concentration axé sur la densité de la matière. Quelques degrés Celcius de plus permettent toutefois d'apprécier le vin avec plus de volume et un peu de gras. La finale est harmonieuse, avec une touche d'amertume qui se pointe et une bonne longueur.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Avec ses nouveaux terroirs frais, le Chili est en train de développer un style de Chardonnay qui était totalement absent de son répertoire il n'y a pas si longtemps. C'est-à-dire des vins très frais, à l'acidité presque tranchante qui ne sont pas sans évoquer en bouche, au niveau tactile, les vins de Sauvignon Blanc. L'identité du cépage demeure présente toutefois, au niveau des arômes et des saveurs, mais avec moins de maturité du fruit et moins de volume. L'apport boisé dans ces vins est aussi beaucoup plus discret. En fait, le Chardonnay, avec cette versatilité stylistique, me fait penser à ce que la Syrah peut donner en rouge. Des cépages pouvant donner de bons résultats sous un large intervalle de climats, mais où les différences de style liées au terroir peuvent être très marquées. Il s'agit sans contredit d'un ajout des plus positifs dans l'arsenal chilien. Surtout lorsqu'on tient en compte que ces vin proviennent tous de très jeunes vignes. Ce n'est donc qu'un début. Pour qui voudrait découvrir ce style, et comme ce vin de Veranda n'est pas disponible à la SAQ, je recommanderais deux autres vins qui cadrent avec ce type de profil et dont j'ai déjà parler sur ce blogue, soit le Chardonnay, 20 Barrels, 2007, Casablanca, Cono Sur, ou le Chardonnay, Malvilla, 2008, San Antonio, Vina Chocalan. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6846215913368138782?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6846215913368138782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/chardonnay-quillay-2009-bio-bio-veranda.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6846215913368138782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6846215913368138782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/chardonnay-quillay-2009-bio-bio-veranda.html' title='CHARDONNAY, QUILLAY, 2009, BIO BIO, VERANDA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-sGOw8s-prO0/TgPwSX-IjKI/AAAAAAAAATQ/k-w8rM3CQxQ/s72-c/leyda+254+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7147212366435414194</id><published>2011-06-22T18:05:00.005-04:00</published><updated>2011-07-23T21:46:16.161-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>SYRAH, WINEMAKER'S SELECTION, 2009, CASABLANCA, EMILIANA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; &lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-MTrHvex78Lg/TgJqhICqgcI/AAAAAAAAATM/cZjsw34fo8g/s1600/leyda+256+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-MTrHvex78Lg/TgJqhICqgcI/AAAAAAAAATM/cZjsw34fo8g/s400/leyda+256+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une autre Syrah chilienne de climat frais, et un autre vin de Emiliana, leader chilien de la culture biologique et biodynamique. Ce vin est issu du vignoble «&amp;nbsp;La Quebrada&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Le Ruisseau&amp;nbsp;» en français, situé dans la vallée de Casablanca. Il s'agit en fait d'un assemblage qui contient aussi 7% de Merlot et 5% de Viognier, qui a été élevé un an en barriques de chêne d'âge indéterminé (80% françcais et 20% américain). Le vin titre à 14.8% d'alcool et ne contient que 18 mg/L de soufre libre. Avec un tel titre alcoolique, on peut se demander si ce vin provient vraiment d'un climat frais, mais il faut comprendre que la rareté des précipitations dans cette région permet de laisser murir le raisin très longtemps avant la vendange. Certains producteurs peuvent attendre jusqu'à la fin de mai pour cueillir, ce qui est l'équivalent de la fin novembre dans l'hémisphère nord. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est d'une teinte violacée opaque et très intense. Le est d'intensité modérée et exhale de doux arômes de fruits rouges (cerise) et de fruits noirs, auxquels s'ajoute un peu de poivre noir et de feuilles de laurier, un soupçon de vanille, ainsi qu'un léger trait mentholé. Une trace de fumée est aussi présente dans ce nez juvénile où fruité et caractère épicé forment un heureux mariage. En bouche, l'équilibre est surprenant pour un vin si jeune, rien n'accroche, c'est velouté et généreux, avec du fruit doucement épicé à revendre. À ce stade précoce, le vin est juteux et très intense, et montre en milieu de bouche un fort niveau de concentration et un bon volume. Le vin remplit la bouche et les saveurs s'éclatent avec toujours ces tanins de velours et un léger trait d'amertume chocolatée qui fait son apparition. La finale garde le cap de l'équilibre et de l'intensité, sur une bonne longueur et des rémanences de chocolat noir à la toute fin.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je pensais ce vin trop jeune, et c'est simplement ma curiosité qui m'a poussé à en ouvrir une bouteille. Pour être jeune, il est jeune, mais c'est un de ces cas où prime jeunesse et plaisir coexistent, si tant est que l'on soit réceptif à ce genre de profil. C'est un vin modéré au nez, mais bien démonstratif en bouche, mais qui heureusement ne tombe pas dans l'outrance et dont l'aspect boisé est retenu. Ce qui fait que l'ensemble demeure sous contrôle avec du fruit épicé intense sur une trame soyeuse. J'ai trouvé que ce vin se situait entre deux chaises en terme de style. Il n'a pas la fraîcheur d'arôme d'une Syrah comme celle de Falernia ,dont je traitais la semaine dernière, mais en même temps on ne tombe pas dans le profil Shiraz de climat vraiment chaud. Toujours est-il que quelqu'un qui achèterais ce vin en s'attendant un style «&amp;nbsp;climat frais&amp;nbsp;» pourrait être déçu. Mais en terme de qualité ce vin donne entière satisfaction, surtout si on tient compte de son prix de 18.95$. Beau vin avec un bon potentiel de garde, qui en plus a la vertu d'être biologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }&lt;/style&gt;  &lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.edmontonjournal.com/life/food/Video+True+Grape+with+Gurvinder+Bhatia/5018223/story.html"&gt;http://www.edmontonjournal.com/life/food/Video+True+Grape+with+Gurvinder+Bhatia/5018223/story.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7147212366435414194?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7147212366435414194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/syrah-winemakers-selection-2009.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7147212366435414194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7147212366435414194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/syrah-winemakers-selection-2009.html' title='SYRAH, WINEMAKER&apos;S SELECTION, 2009, CASABLANCA, EMILIANA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-MTrHvex78Lg/TgJqhICqgcI/AAAAAAAAATM/cZjsw34fo8g/s72-c/leyda+256+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4660906562085378668</id><published>2011-06-14T20:04:00.016-04:00</published><updated>2011-11-27T10:54:31.788-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>SYRAH, RESERVA, 2007, ELQUI, VINA FALERNIA</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kM9iIBPGX7s/Tff5spm1mrI/AAAAAAAAATI/6efQKw73bBo/s1600/leyda+253+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" src="http://2.bp.blogspot.com/-kM9iIBPGX7s/Tff5spm1mrI/AAAAAAAAATI/6efQKw73bBo/s400/leyda+253+%25282%2529.jpg" t8="true" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vina Falernia, un producteur à propos duquel j'ai lu beaucoup de très belles choses. J'avais donc très hâte de pouvoir enfin goûter un de ses vins. Surtout cette Syrah qui s'est attirée son lot d'éloges ces dernières années, en particulier de la part de la presse britannique. C'est pour ce type de vin que mon intérêt pour le Chili se maintient depuis quelques années. Ce pays permet actuellement de découvrir des vins de pionniers issus de nouvelles régions jusque là inexploitées ou mal exploitées. C'est le cas de la vallée de Elqui, située à la frontière du désert de l'Atacama, au nord du pays. La vigne pousse dans cette région depuis longtemps, mais les Moscatel, Torontel et Pedro Ximenez servaient uniquement, jusqu'à récemment, à la production de pisco. Finalement, en 1998, Aldo Olivier, un producteur de pisco d'origine italienne a décidé de se lancer dans la production de vin sous les conseils de Giorgio Flessati, son cousin et oenologue du Trentin en Italie. Celui-ci lors d'une visite en 1995 avait vu le potentiel de la vallée de Elqui ce qui a mené au développement du projet trois ans plus tard. Pour ce qui est de cette Syrah, Reserva, les raisins la composant proviennent principalement du vignoble Titon, situé à 350 m d'altitude et à 18km de l'océan. C'est un lieu frais et assez humide, marqué par de fréquents brouillards matinaux, où les températures atteignent un maximum de 25&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;º&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;C &lt;/span&gt;le jour et baissent jusqu'à 10&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;º&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;C &lt;/span&gt;la nuit. Une partie minoritaire des fruits provient du vignoble Huanta, situé totalement à l'opposé, à l'extrémité est de la vallée, à une altitude de 2000 m dans le contrefort des Andes. C'est un lieu vraiment spectaculaire (voir lien). Une proportion de 60% du vin a été élevé pendant 6 mois en barriques de chêne d'âge et d'origine indéterminées. Le vin titre à 14% d'alcool et je l'ai dégusté sur une période de deux jours. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La robe est foncée et opaque. Le nez est très expressif à l'ouverture, puis se calme par la suite, demeurant quand même de bonne intensité. Le profil aromatique évoque clairement la Syrah de climat frais, avec des arômes de fruits rouges et noirs, de poivre noir, de fumée, de violette, d'épices douces et d'herbes séchées. Ce nez est vraiment un régal et je ne peux m'empêcher d'y revenir très fréquemment. Un nez vraiment séduisant de par la nature, la fraîcheur et la qualité de ses arômes. La bouche suit et procure elle aussi beaucoup de plaisir, avec des saveurs fraîches et intenses qui reflètent bien ce qui était perçu au nez. L'acidité du vin contribue à l'éclat des saveurs et procure un bon tonus à cet ensemble élancé et compact. En milieu de bouche, on note une concentration&amp;nbsp;de fort calibre, avec une matière bien dense, sur une bonne base d'amertume et une texture tannique raffinée. La finale est intense et très longue avec l'amertume chocolatée qui gagne en importance et les tanins qui montrent juste un peu de mordant.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après tout ce que j'avais lu sur ce producteur, mes attentes étaient élevées, même si on parle ici d'un vin de prix très abordable. Et bien le moins que je puisse dire c'est qu'elles ont été comblées. Pour le prix payé de 15.95$, la qualité de ce vin est simplement renversante. C'est un jeune vin avec beaucoup de caractère, à l'acidité élevée, et qui est très intense en ce moment. Le profil aromatique évoque immanquablement une expression propre du Rhône nord. Je suis vraiment curieux de voir comment ce vin va pouvoir évoluer. Je pense qu'il possède un potentiel énorme. Le genre de vin qui pourrait en mystifier plusieurs en pure aveugle dans 10 à 15 ans. Bien sûr il s'agit d'un pari en ce moment, mais pour moi il s'agit d'un risque calculé. Un risque que je n'ai pas du tout peur de prendre. Ceux qui ont goûté et aimé la Syrah, 2007, Elqui de Chono devrait aimer ce vin, car son profil aromatique est très similaire. Toutefois, le Falernia est moins prêt à boire. Il est plus concentré, plus intense, plus puissant, avec aussi plus d'amertume. Un vin qui a encore besoin de temps pour trouver son équilibre optimal, même s'il est déjà très bon quand on a le goût d'un vin vibrant de jeunesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=fSFfiVYGxSo"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=fSFfiVYGxSo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/04/syrah-chono-reserva-2007-elqui-geo.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/04/syrah-chono-reserva-2007-elqui-geo.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=chilean%20syrah%20tasting%20decanter&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=9&amp;amp;ved=0CHgQFjAI&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwinchesterwineschool.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2010%2F05%2FDecanter-Chile-Syrah-PJR-June-10.pdf&amp;amp;ei=4FzSTsi1HIHw0gGclpmDDw&amp;amp;usg=AFQjCNEl5OwRiH9-K-DE0orPYT21dfYL-A&amp;amp;cad=rja"&gt;Article Syrah chilienne Decanter&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4660906562085378668?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4660906562085378668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/syrah-reserva-2007-elqui-vina-falernia.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4660906562085378668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4660906562085378668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/syrah-reserva-2007-elqui-vina-falernia.html' title='SYRAH, RESERVA, 2007, ELQUI, VINA FALERNIA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kM9iIBPGX7s/Tff5spm1mrI/AAAAAAAAATI/6efQKw73bBo/s72-c/leyda+253+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7419350630312097998</id><published>2011-06-11T19:21:00.003-04:00</published><updated>2011-06-11T19:40:07.597-04:00</updated><title type='text'>Le pouvoir de l'étiquette et des préjugés</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le site CyberPresse a initié une série de reportages vidéo portant sur la dégustation à l'aveugle d'un vin choisi par un professionnel. Jusqu'à maintenant, j'ai été impressionné par Guénael Revel qui a identifié un Pinot Noir suisse. Bravo! D'un autre côté, la dégustation du Cabernet Sauvignon, Legado, 2008, Maipo, De Martino par le sommelier Mathieu Guillemette, m'a rappelé avec acuité pourquoi il est si difficile pour les vins chiliens d'être reconnus à leur juste valeur au Québec chez les professionnels du vin. Il était intéressant de voir M. Guillemette aller, pas de mention de végétal ou de plan de tomate de sa part, tiens donc! La beauté de l'aveugle! Une présence de bois pas parfaitement intégré dans un vin si jeune est juste normale. Combien de rouges de cet âge, élevés en barriques, sont des modèles d'équilibre? Mais le clou c'est la réaction du sommelier lors de dévoilement de la bouteille, le pauvre, il faut voir son air penaud. Il est tellement mal à l'aise de ne pas avoir détesté le vin qu'il se sent obligé d'ajouter à la toute fin, dans une tentative de sauver sa crédibilité, qu'il n'est pas un fan!!! Pourtant un vrai professionnel connaissant les rouges chiliens de ce genre aurait dû ajouter que ce 2008 était encore bien jeune et que 5 à 10 ans supplémentaires en bouteille avaient de bonnes chances de donner un beau vin fondu et équilibré. Désespérant...&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/vins/"&gt;http://www.cyberpresse.ca/vins/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7419350630312097998?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7419350630312097998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/le-pouvoir-de-letiquette-et-des.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7419350630312097998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7419350630312097998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/le-pouvoir-de-letiquette-et-des.html' title='Le pouvoir de l&apos;étiquette et des préjugés'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4722163261293392411</id><published>2011-06-09T19:16:00.007-04:00</published><updated>2011-08-10T22:05:12.809-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brettanomyces'/><title type='text'>Vin en bouteille microbiologiquement actif et goût de bouchon: Un lien est-il possible?</title><content type='html'>À la suite de la discussion initiée sur le forum Fouduvin à propos des problèmes de bouchons, ce qui m’a amené à écrire un petit article sur le sujet sur ce blogue. J’ai continué à lire différents textes à ce propos. Cette mise à jour de mes connaissances sur le sujet, combinée à certaines de mes expériences personnelles à propos des vins dits bouchonnés, m’ont amené à me demander si les experts de la question n’étaient pas passés à côté d’un mécanisme possible pour expliquer une partie du problème des vins bouchonnés. Ce que je vais soumettre ici n’est rien d’autre qu’une hypothèse basée sur mes lectures et mon expérience empirique et n’a évidemment pas la prétention d’être un résultat scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me lisent ici avec régularité le savent, je ne suis pas un buveur de vins très chers. Toutefois, au cours des dernières années, j’ai participé à de nombreuses dégustations de groupe où, contrairement à mes habitudes, je dégustais des vins d’une catégorie de prix passablement plus élevée. Je n’ai pas compilé de statistiques sur la question, mais il est clair dans mon esprit que le taux de vins bouchonnés dans ces dégustations était passablement plus élevé que ce que je rencontre dans ma consommation personnelle de vins de prix plus modestes. Cela m’a toujours étonné, car en principe, qui dit vins plus chers suppose que la qualité des bouchons devrait suivre. En parallèle, j’avais aussi noté le même phénomène pour les arômes phénolés associés à une contamination aux levures Brettanomyces. Donc, les vins plus haut de gamme semblaient présenter un taux de défectuosité pas mal plus élevé que les vins moins chers qui sont mon ordinaire. Dans le cas des arômes “brettés”, l’explication du phénomène m’apparaissait assez simple et relevait de conditions qui permettaient l’activité des levures Brettanomyces, tant en cours d’élaboration du vin, qu’une fois celui-ci mis en bouteille (taux de sulfites, filtration, etc..). Toutefois, ces conditions valables pour les “bretts” ne semblaient pas avoir de lien avec le problème de goûts de bouchon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à mes lectures récentes sur le problème des vins bouchonnés, j’en suis venu à émettre l’hypothèse que l’instabilité microbiologique pourrait aussi être en cause dans certains cas de vins bouchonnés. Je m’explique. D’abord, il est important de comprendre que le précurseur du 2,4,6-trichloroanisole (TCA), est principalement le 2,4,6-trichlorophénol (TCP). Or le TCP est une molécule hautement toxique, mais pratiquement inodore (1). Ce qui veut dire qu’un vin peut être contaminé par des traces de TCP mais celles-ci seront imperceptibles, même pour le nez le plus sensible. Toutefois, si seulement une partie de ce TCP était transformé en TCA, le même vin serait alors facilement déclaré bouchonné. La conversion de TCP en TCA est une réaction de détoxification qui peut être effectuée par plusieurs type de microorganismes, en particulier des champignons microscopiques (moisissures) (1), (2). Une autre chose que j’ai apprise et qui m’a beaucoup étonné, c’est que le liège est un capteur de TCA (2). Si on expose un bouchon de liège propre à un vin contaminé au TCA, la plupart du TCA en solution dans le vin sera absorbé par le liège. Donc, le liège agirait comme un concentrateur de TCA. Dans ces circonstances, il semble logique de penser qu’une des façons pouvant expliquer ce qu’on appelle le bouchonnage, serait par la présence simultanée dans une bouteille de TCP et d’un microorganisme pouvant convertir celui-ci en TCA. Le bouchon lui capterait une bonne partie du TCA ainsi formé, ce qui lui donnerait sa forte odeur de TCA et expliquerait pourquoi on le tient pour unique coupable du phénomène, au point de parler de vin bouchonné. Je le répète, ce n’est là qu’une hypothèse, et même si elle était juste, ce ne serait qu’une des façons pouvant mener à la contamination du vin au TCA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose est sûre, les sources potentielles pouvant mener à la contamination du vin par le TCP avant l’embouteillage sont multiples (1), (2). Dans ces circonstances, les vins plus chers, généralement élaborés en prenant plus de risques microbiologiques, semblent plus exposés à la conversion du TCP en TCA. Pour en revenir à mon expérience personnelle, je me dis que la plupart des vins de prix abordables que je bois sont suffisamment sulfités et filtrés. J’ignore s’ils sont généralement stériles, mais mon expérience m’a montré que les cas de bouchonnage sont très rares pour ce type de vins. Alors que dans le vins plus chers, où plusieurs aiment bien laisser faire la nature le plus possible, ça me semble le contraire. Dans le cas des levures Brettanomyces cette philosophie du laisser-aller explique la prévalence plus élevée du problème. Il me semble qu’il y a une possibilité qu’un phénomène semblable puisse expliquer pourquoi le taux de vins bouchonnés est plus élevé chez les vins plus chers. De plus, mon hypothèse semble cadrer avec le caractère apparemment aléatoire du bouchonnage. L’exemple des levures Brettanomyces le montre bien, toutes les bouteilles ne sont pas nécessairement touchées, car la contamination microbiologique des bouteilles par le vin à l’embouteillage est variable. On peut aussi imaginer des cas où le TCP proviendrait du vin, et la contamination microbiologique du bouchon. Aussi, j’ai déjà vu des bouchons provenant de bouteilles bouchonnées où on pouvait clairement voir des colonies de microorganismes ayant poussé sur des lenticelles présentes à la surface du miroir. Ce type de phénomène à la surface du bouchon était pour moi une preuve assez claire qu’une activité microbiologique avait eu lieu dans la bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, avec ce texte je ne prétend pas annoncer une grande découverte scientifique. Ce n’est qu’une hypothèse personnelle basée sur la littérature et sur mon expérience. Je suis peut-être passé à côté d’un élément qui invaliderait facilement mon hypothèse. Si c’est le cas, je serais heureux de l’apprendre. Aussi, je ne prétend pas que tous les cas de contamination du vin au TCA collent à mon hypothèse. C’est un problème complexe aux causes multiples. Mais la conversion en bouteille des phénols chlorés par des microorganismes qui peuvent y vivre me semble une option à considérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="f"&gt;&lt;cite&gt;&amp;nbsp;(1)&lt;/cite&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="f"&gt;&lt;cite&gt;&lt;a href="http://www.limes.us/pdf/Chatonnet%20Study%20English.pdf"&gt;www.limes.us/pdf/Chatonnet%20Study%20English.pdf&lt;/a&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="f"&gt;&lt;cite&gt;(2) &lt;/cite&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.apcor.pt/userfiles/File/Causes%20and%20origins%20of%20wine%20contamination%20%20by%20haloanisoles.pdf"&gt;http://www.apcor.pt/userfiles/File/Causes%20and%20origins%20of%20wine%20contamination%20%20by%20haloanisoles.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="f"&gt;&lt;cite&gt;* &lt;/cite&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4722163261293392411?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4722163261293392411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/vin-en-bouteille-microbiologiquement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4722163261293392411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4722163261293392411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/06/vin-en-bouteille-microbiologiquement.html' title='Vin en bouteille microbiologiquement actif et goût de bouchon: Un lien est-il possible?'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7179531078027036125</id><published>2011-05-31T20:29:00.007-04:00</published><updated>2011-07-19T12:20:44.239-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chardonnay'/><title type='text'>CHARDONNAY, 20 BARRELS, 2007, CASABLANCA, VINA CONO SUR</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-vOPZqdiCGEY/TeWIdbsJfjI/AAAAAAAAATE/CtwxZNU5t0s/s1600/leyda+251+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" src="http://3.bp.blogspot.com/-vOPZqdiCGEY/TeWIdbsJfjI/AAAAAAAAATE/CtwxZNU5t0s/s400/leyda+251+%25282%2529.jpg" t8="true" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Deuxième vin consécutif dont j'ai déjà traité auparavant sur lequel je reviens (voir le lien). Je suppose que c'est un des premiers signes montrant que ce blogue dure un peu. Ce 20 Barrels fut seulement le troisième vin à avoir fait l'objet d'un commentaire de ma part au tout début de ce blogue en septembre 2009. Si j'en reparle aujourd'hui, c'est que j'en ai ouvert une deuxième bouteille, et si j'en ai ouvert une deuxième bouteille, c'est que ce vin vient d'arriver à ma grande surprise sur les tablettes de la SAQ. Et pour une surprise, c'en est une belle. Il est intéressant de voir la SAQ offrir un Chardonnay chilien de haut niveau qui a déjà un peu de temps de fait en bouteille, et le prix auquel il est offert (22.15$) est vraiment formidable. La bouteille que j'ai ouverte ce week-end m'a confirmé la très belle qualité de ce vin de climat frais. Celui-ci porte l'appellation vallée de Casablanca, mais il provient du vignoble le plus frais de la région car celui-ci est situé à l'extrême ouest de la vallée, à seulement 8 km de la côte du Pacifique. À ce stade de son évolution, le vin se présente avec une structure et une fraîcheur rappelant un vin de Sauvignon Blanc, mais avec une palette d'arômes et de saveurs propres au Chardonnay de climat vraiment frais. Il m'a fait un peu penser au Chardonnay, Malvilla, 2008, Leyda, de Vina Chocalan, sauf que ce 20 Barrels est plus dense et plus concentré. Il faut dire qu'il provient de vignes plus âgées, plantées en 1998. Il sera possible d'acheter ce vin dans 10 jours pour moins de 20$. L'aubaine n'en sera alors que plus formidable. J'ai écrit la semaine passée que Cono Sur était globalement le meilleur producteur de vins blancs du Chili. Cette cuvée de Chardonnay de fort calibre, au prix imbattable, aide à comprendre pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/chardonnay-20-barrels-2007-casablanca.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/09/chardonnay-20-barrels-2007-casablanca.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/chardonnay-malvilla-2008-san-antonio.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/12/chardonnay-malvilla-2008-san-antonio.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7179531078027036125?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7179531078027036125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/chardonnay-20-barrels-2007-casablanca.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7179531078027036125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7179531078027036125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/chardonnay-20-barrels-2007-casablanca.html' title='CHARDONNAY, 20 BARRELS, 2007, CASABLANCA, VINA CONO SUR'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-vOPZqdiCGEY/TeWIdbsJfjI/AAAAAAAAATE/CtwxZNU5t0s/s72-c/leyda+251+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6580259694844105066</id><published>2011-05-29T16:00:00.002-04:00</published><updated>2011-07-17T22:10:23.929-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, CASTILLO DE MOLINA, 2003, CURICO, VINA SAN PEDRO</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-SPUpDiMC1m8/TeKlh0bp5WI/AAAAAAAAATA/KzEHKUilYWo/s1600/leyda+250+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" src="http://4.bp.blogspot.com/-SPUpDiMC1m8/TeKlh0bp5WI/AAAAAAAAATA/KzEHKUilYWo/s400/leyda+250+%25282%2529.jpg" t8="true" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai parlé de ce vin il y a un an sur ce blogue (voir le lien). Si j’y reviens aujourd’hui, c’est que j’en ai ouvert une autre bouteille qui dépasse facilement celle ouverte l’an passé, que j’avais par ailleurs bien aimée. Je n’aurais jamais osé amener ce vin, que j’ai payé 13.50$, à une dégustation à l’aveugle du genre “Cabernets du monde”, et pourtant, en y goûtant je me dis qu’il aurait pu en jeter plusieurs par terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe grenat est légèrement translucide. À l’ouverture, le nez montre de superbes arômes de fruits rouges, ainsi que d’intenses notes de café que je rencontre rarement dans des Cabs chiliens, mais que j’ai fréquemment croisées dans de bons bordeaux. Avec le temps, l’aspect café s’est graduellement atténué pour mieux laisser paraître le reste de la palette aromatique comprenant de subtils arômes de cassis, d’épices douces, de bois de cèdre, de poivron vert et de chocolat noir. Un nez complexe d’une qualité renversante et bien fidèle au cépage dont il est issu. Le ravissement se poursuit en bouche, où le vin se montre sous un jour des plus charmeurs. C’est suave et équilibré, avec des saveurs dont l’intensité est relevée par une bonne acidité, le tout soutenu par ce qu’il faut d’amertume. Le milieu de bouche surprend par sa concentration et montre un bon volume sur des tanins veloutés. La finale est intense et longue, avec l’amertume de chocolat noir qui gagne en importance à la toute fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais bien aimé la bouteille précédente de ce vin bue il y a un an, mais celle-ci m’est apparue sensiblement supérieure. Il est difficile de comparer des perceptions espacées par autant de temps. Donc, peut-être que ma préférence peut s’expliquer par une disposition plus favorable de ma part aujourd’hui. Toujours est-il que cette bouteille m’est apparue comme moins évoluée, et avec plus de chair que la précédente. La bouteille dégustée il y a un an m’était apparue comme ayant livré ce que j’en attendais, alors que dans ce cas-ci, ce que j’ai trouvé a dépassé mes attentes. Je n’avais pas l’impression d’avoir affaire a un bon petit vin bien choisi ayant bien évolué, mais plutôt d’être face à un vin d’une catégorie supérieure. Je sais que je tape inlassablement sur le même clou, mais les Cabs chiliens de type Reserva (15-25$) sont à mon avis les meilleurs RQP qui soient pour la moyenne garde. Il faut les acheter jeunes et avoir la patience de les garder 5 à 15 ans. Vous n’impressionnerez peut-être jamais personne avec l’étiquette, mais si c’est le contenu de la bouteille qui vous intéresse, il n’y a pas de meilleur RQP. Et puis pour déculotter les amateurs d’étiquettes, il y a toujours le service à l’aveugle, ou s’il y a un petit fond de malice en vous, le service sous une étiquette plus prestigieuse. Toutefois, à regarder de près l’état de l'étiquette de cette bouteille, même le producteur ne semblait pas trop y croire, ou bien peut-être pensait-il que personne ne prendrait la peine de garder un vin de ce prix...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/cabernet-sauvignon-castillo-de-molina.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/cabernet-sauvignon-castillo-de-molina.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6580259694844105066?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6580259694844105066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-castillo-de-molina.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6580259694844105066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6580259694844105066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-castillo-de-molina.html' title='CABERNET SAUVIGNON, CASTILLO DE MOLINA, 2003, CURICO, VINA SAN PEDRO'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-SPUpDiMC1m8/TeKlh0bp5WI/AAAAAAAAATA/KzEHKUilYWo/s72-c/leyda+250+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2645087618553809508</id><published>2011-05-23T17:04:00.002-04:00</published><updated>2011-08-28T10:28:28.610-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Limari'/><title type='text'>SYRAH, RESERVA, 2008, LIMARI, VINA TABALI</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ebnzNyuxyHo/TdrK2xDDIpI/AAAAAAAAAS8/pnm1aBRbCd4/s1600/leyda+249+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-ebnzNyuxyHo/TdrK2xDDIpI/AAAAAAAAAS8/pnm1aBRbCd4/s400/leyda+249+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amateur de vin est généralement amateur de découvertes, à un point où on peut se demander si son but premier est de boire du vin qu’il aime vraiment, ou bien de gonfler le plus possible son bagage d’expériences. Le vin que l’on ne connaît pas encore, mais à propos duquel on a lu, semble toujours plus attirant que la valeur sûre qui était pourtant une de nos découvertes il n’y a pas si longtemps. En ce qui me concerne, cette Syrah, Reserva, 2008 de Tabali est un bon exemple de ce phénomène. Je me souviens d’avoir découvert ce producteur et la nouvelle région de Limari par le biais du millésime 2002 de ce vin. Puis j’ai acheté tous les millésimes suivants jusqu’au 2007. Toutefois, cette année, malgré trois arrivages distincts du 2008 à la SAQ, je n’avais pas encore acheté ce vin malgré que les stocks du troisième arrivage soient presque complètement écoulés. Finalement, ce week-end, en allant acheter quelques bouteilles du Viognier de Cono Sur, j’ai aperçu ce vin et j’ai décidé d’en acheter trois bouteilles, un peu à reculons. Pas parce que je doutais de sa qualité, non, simplement parce que pour moi il n’y avait plus d’effet de nouveauté. Il faut dire aussi que j’ai plusieurs bouteilles des millésimes précédents au cellier. N’empêche, ma réaction face à ce vin m’a bien montré que je suis atteint du syndrome de la nouveauté qui touche beaucoup d’amateurs. Mon intérêt pour le vin tomberait si mon but se limitait à bien boire. Une partie importante de l’intérêt particulier que je porte au vin repose sur l’aspect découverte. Et comme je m’intéresse plus particulièrement au Chili, c’est l’aspect pionnier et innovateur qui pique le plus ma curiosité. Par exemple, pour rester sur le cas de Tabali. Ce producteur vient de lancer une nouvelle gamme de vins issus d’un vignoble appelé Talinay. Ce vignoble aux sols calcaires est situé beaucoup plus près de la côte que les vignobles plus anciens de Tabali. Le climat y est donc encore plus frais et les premiers vins qui en sont issus sont paraît-il d’un calibre étonnant et très prometteurs. Si ces vins étaient disponibles au Québec, il est clair que j’aurais été le premier à vouloir en acheter, pour le vin bien sûr, mais surtout car l’aspect découverte intéressante aurait été présent. Ceci dit, offrir avec constance un style et un niveau de qualité est une chose très importante pour un producteur qui cherche à établir sa réputation chez le consommateur moyen qui recherche d’abord et avant tout un vin qu’il aimera. C’est là une chose que Tabali a réussi à faire avec cette cuvée de base de Syrah. Je doute fort que le millésime 2008 ne poursuive pas sur cette lancée, mais voyons quand même de quoi il en retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est sombre et opaque. Le nez montre que malgré sa courte existence, cette cuvée a déjà une signature stylistique qui lui est propre. Ça sent la Syrah de Tabali, et ça sent bon. Il est bien sûr impossible de faire partager cette impression de typicité avec des mots. Si je vous dit que ça sent les fruits rouges et noirs, le poivre noir, la violette, la fumée, les herbes aromatiques et le chocolat noir. Vous me direz que je ne fais qu’aligner des descripteurs classiques des vins de ce cépage, et vous aurez raison. Eh oui, ce vin est typique de son cépage, mais la signature dont je parle se trouve dans les proportions et les nuances aromatiques, et dans une spécificité que je n’arrive pas à nommer. Ce qui fait que pour moi ce vin est à la fois clairement Syrah et clairement Tabali. Cette impression se poursuit en bouche où l’on retrouve un vin de corps moyen au bel équilibre, déployant une palette de saveurs intenses mariant admirablement l’aspect fruité et le côté épicé. La structure du vin est assez compacte, la concentration est de bon niveau et la trame tannique est délicate et soyeuse. C’est un vin goûteux qui évite les excès et qui coule facilement. La finale est à la hauteur, harmonieuse et intense, avec une longueur surprenante aux relents de chocolat noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui me lisent avec régularité sur ce blogue connaissent mon amour pour les bons Cabernets chiliens de type Reserva. La mention Reserva au Chili n’a rien de contraignant, mais malgré tout, par la force des choses je dirais, elle réfère à un certain type de vin. Des vins qui ne manque de rien, mais qui savent éviter les excès. Concentrés mais pas trop, juste assez extraits et sachant généralement éviter l’écueil du boisé trop appuyé. Des vins de compromis entre les impératifs économiques et le nécessaire souci qualitatif. Mais pour moi qui à force d’expériences est de plus en plus convaincu qu’en matière de vin, plus n’égale pas toujours mieux. Ces vins de profils modérés offrent le double avantage de mieux correspondre à mes goûts, tout en présentant un prix des plus avantageux. Ceci dit, même pour ce type de vin, selon les préférences, il faut souvent que jeunesse se passe. N’empêche que ça représente à mon sens une catégorie de vins très attrayante, même si on la regarde souvent de haut à cause de ses prix très abordables, voire top abordables pour certains. Ce type de vins génèrent souvent un effet Veblen inversé... Toujours est-il que si j’y suis allé de ce long préambule, c’est pour en venir à dire que ce vin de Tabali est l’équivalent pour moi, en terme de Syrah, de ce que sont depuis longtemps les bons Cabernets chiliens de type Reserva. Des vins abordables en jeunesse, mais avec un bon potentiel pour la moyenne garde. Des vins plus faciles à boire que les grosses bombes ambitieuses et souvent très coûteuses, et qu’il ne sera pas nécessaire de garder 30 ans sans savoir si finesse et équilibre pourront un jour être réunis. Dans le cas de cette Syrah, le vin n’est pas encore totalement sur la finesse, mais l’équilibre lui est déjà là. Ce vin, malgré mon préjugé favorable à son égard, a tout de même su me surprendre par son niveau qualitatif d’ensemble. C’est vraiment très bon, surtout si on a envie d’un vin sur un généreux profil de jeunesse. Désolé d’en rendre compte si tardivement, le troisième arrivage de celui-ci à la SAQ étant presque complètement écoulé. Ça m’apprendra à ignorer les valeurs sûres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wineanorak.com/wineblog/videos/video-another-remarkable-chilean-vineyard-tabalis-talinay-in-limari"&gt;http://www.wineanorak.com/wineblog/videos/video-another-remarkable-chilean-vineyard-tabalis-talinay-in-limari&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2645087618553809508?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2645087618553809508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/syrah-reserva-2008-limari-vina-tabali.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2645087618553809508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2645087618553809508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/syrah-reserva-2008-limari-vina-tabali.html' title='SYRAH, RESERVA, 2008, LIMARI, VINA TABALI'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ebnzNyuxyHo/TdrK2xDDIpI/AAAAAAAAAS8/pnm1aBRbCd4/s72-c/leyda+249+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6561724389204177594</id><published>2011-05-22T22:13:00.005-04:00</published><updated>2011-05-22T22:40:38.995-04:00</updated><title type='text'>Vin bouchonné: Pas toujours facile de s’y retrouver</title><content type='html'>J’ai lu avec intérêt un fil de discussion sur le forum Fouduvin où l’on traite de vin bouchonné et de la difficulté de retourner des bouteilles coûteuses, jugées défectueuses, à notre monopole provincial. Je comprend qu’il doit être très frustrant de se faire regarder comme un fraudeur potentiel lorsqu’on retourne une bouteille qu’on juge défectueuse en toute bonne foi. Surtout que mon expérience de dégustation en groupe m’a montré que la sensibilité au 2,4,6-trichloroanisole (TCA) est très variable chez les individus. J’ai même rencontré des amateurs qui m’ont avoué ne jamais avoir rencontrer de vins bouchonnés. Par respect je ne leur ai pas dit, mais pour moi c’était une preuve que ces individus étaient insensibles à cette molécule. Ce qui fait que lorsque je retourne une bouteille bouchonnée, je me demande toujours quelle est la sensibilité du préposé qui est supposé valider le défaut allégué du vin. Je me souviens avoir rapporté un jour un vin bouchonné, et la conseillère de la SAQ m’avait dit avant de vérifier le contenu de la bouteille qu’elle était très sensible au TCA. Après avoir bien humer le vin, elle m'a rétorqué que celui-ci n’est pas bouchonné, mais plutôt “bretté” et que cela n’était pas un défaut!!! J’ai gardé mon calme en me contentant de lui redire que je considérais le vin comme défectueux. Comme la bouteille était un Cabernet chilien d’à peine 18$, je suppose qu’elle a considéré qu’il ne valait pas la peine d’argumenter plus longtemps, et a décidé de m’échanger le vin. Toutefois, si la bouteille avait été un bordeaux de bon prix. J’aurais probablement eu droit au test de laboratoire moi aussi. Je n’aurais pas aimé me faire dire que j’avais tort par une analyse de laboratoire, et pourtant je suis chimiste de profession. Car on le sait, bien, l’analyse de laboratoire c’est l’argument massue, l’argument inattaquable, mais pourtant... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on me servait l’argument de l’analyse chimique pour me dire que j’ai tort dans une pareille réclamation. J’aimerais bien que ça aille plus loin que de me dire que c’était négatif. J’aimerais avoir des détails. Justement, j’aimerais bien savoir si la SAQ teste les vins seulement pour le TCA, ou bien pour l’ensemble des haloanisoles (bromoanisoles, dichloroanisole, tetrachloroanisole, pentachloroanisole). Aussi, le seuil de détection des chloroanisoles peut être influencé par la présence et la concentration d’autres molécules phénolées dans le vin, comme les chlorophénols et le guaïacol. Selon la littérature, le TCA est considéré comme un défaut à partir de 2 ng/L. Pourtant, les seuils de détections des dégustateurs les plus sensibles peuvent être aussi bas que 0.03 ng/L. Dans ce contexte, il serait aussi intéressant de savoir quelle est la limite de détection des analyses de la SAQ, et quelle est la concentration de TCA qu’elle considère comme un défaut. Selon moi, il y a clairement là beaucoup de place à l’arbitraire, malgré l’apparente incontestabilité de l’analyse de laboratoire. Ceci dit, ça demeure une situation difficile, car la fraude existe sûrement en cette matière, et il y a&amp;nbsp;probablement des clients qui rapportent de bonne foi des vins, en pensant qu’ils sont bouchonnés, alors que ce n’est pas le cas en réalité. Ce qui me semble le plus frustrant, c’est le flou qui entoure le processus d’évaluation des demandes de retour. Une bonne partie de l’issue se joue sur le contact humain avec l’employé qui accueille la plainte. Ajoutez à cela tous les autres défauts possibles du vin, défauts qui pour certains sont au contraire des qualités... On comprend facilement pourquoi retourner une bouteille d’un certain prix n’est pas toujours simple. Extrait intéressant pour finir d'un des deux documents dont je joins le lien &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Recently, Soleas and colleagues (2002) have analyzed more than 2.400 different wines from several countries. The study consisted on tasting the wines by a panel of experts which could detect 2,4,6-TCA at a concentration of 2 ng/L or higher. The conclusions of this study were the next:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;I).- The 6.1% of the wines tasted were considered to be affected by cork taint.&amp;nbsp; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;II):- A second analysis of the tainted wines by Gas Chromatography-Mass Spectrometry (GC-MS) showed that only 51% (74) of the wines had 2,4,6-TCA levels higher than 2 ng/L. Therefore, the 49% of the wines initially defined as cork tainted suffered contamination by other unidentified compounds different from 2,4,6-TCA, and probably this taint could not be attributed to the cork stopper."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.scientificsocieties.org/jib/papers/2009/G-2009-0409-599.pdf"&gt;http://www.scientificsocieties.org/jib/papers/2009/G-2009-0409-599.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.apcor.pt/userfiles/File/Causes%20and%20origins%20of%20wine%20contamination%20%20by%20haloanisoles.pdf"&gt;http://www.apcor.pt/userfiles/File/Causes%20and%20origins%20of%20wine%20contamination%20%20by%20haloanisoles.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=2&amp;amp;t=18340"&gt;http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=2&amp;amp;t=18340&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6561724389204177594?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6561724389204177594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/vin-bouchonne-pas-toujours-facile-de-sy.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6561724389204177594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6561724389204177594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/vin-bouchonne-pas-toujours-facile-de-sy.html' title='Vin bouchonné: Pas toujours facile de s’y retrouver'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7979864658878918638</id><published>2011-05-21T13:19:00.002-04:00</published><updated>2011-05-21T13:24:44.358-04:00</updated><title type='text'>VIOGNIER, VISION, BLOC GREFFÉ, 2009, COLCHAGUA, VINA CONO SUR</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-_KUAvfQ1OeA/Tdf0AwdTPLI/AAAAAAAAAS4/wdgxyhl4X9o/s1600/leyda+248+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" j8="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-_KUAvfQ1OeA/Tdf0AwdTPLI/AAAAAAAAAS4/wdgxyhl4X9o/s400/leyda+248+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Viognier est en train de remplacer le Chardonnay et le Sauvignon Blanc dans la vallée centrale chilienne. Ces derniers ont désormais migré vers les nouvelles régions plus fraîches, laissant le champ libre au Viognier qui s’adapte mieux aux températures chaudes. Cette cuvée Vision de Cono Sur provient du vignoble Santa Elisa situé dans la vallée de Colchagua. Les raisins ont été vendangés manuellement en avril. 20% du vin a été élevé en barriques de chêne pendant huit mois, le reste demeurant en inox jusqu’à l’assemblage final. Le vin titre à 14% d’alcool, pour un vif pH de 3.05, et 6.8 grammes par litre de sucres résiduels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est d’une belle teinte dorée. Le nez est agréable et se déploie sur un mélange particulier d’arômes évoquant la mangue, l’orange et l’ananas, ainsi qu’un léger côté d’herbes séchées que je n’arrive pas à nommer avec précision. De légères notes florales et épicées viennent compléter l’ensemble avec subtilité. En bouche, la qualité offerte est tout simplement renversante. C’est équilibré, avec le gras et l’acidité qui sont très bien dosés et qui procurent une sensation tactile des plus plaisantes. À cette solide base s’ajoute une expression des saveurs intense, un niveau de concentration clairement supérieur, et une persistance de très fort calibre. Je n’ai pas perçu de douceur indue provenant des sucres résiduels, probablement à cause de la bonne dose d’acidité que possède le vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Viognier n’est pas le cépage le plus consensuel, mais cette cuvée Vision de Cono Sur me semble une belle façon d’apprivoiser les vertus de ce cépage.&amp;nbsp;C'est un vin vraiment impressionnant, éclatant et expressif, concentré et long. Au prix demandé (19$), il s’agit à mon sens d’une aubaine formidable. Sous une étiquette plus prestigieuse celui-ci pourrait facilement se vendre 50$ et personne ne trouverait à redire. Les vins blancs d’une telle qualité sous la barre des 20$ sont une denrée rare. Je vante souvent le potentiel de garde des rouges chiliens, mais jamais celui des blancs. La raison est simple, la qualité des blancs de ce pays il y a une dizaine d’années ne m’avait pas donné l’idée d’en mettre de côté pour l’expérience. Toutefois, les blancs chiliens depuis quelques années sont en forte progression, si bien que j’ai commencé à garder quelques bouteilles de ceux que je goûte et qui me semblent les plus inspirants. Ce Viognier de Cono Sur fait assurément partie de cette catégorie. Résultat de l'expérience dans quelques années...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7979864658878918638?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7979864658878918638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/viognier-vision-bloc-greffe-2009.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7979864658878918638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7979864658878918638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/viognier-vision-bloc-greffe-2009.html' title='VIOGNIER, VISION, BLOC GREFFÉ, 2009, COLCHAGUA, VINA CONO SUR'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-_KUAvfQ1OeA/Tdf0AwdTPLI/AAAAAAAAAS4/wdgxyhl4X9o/s72-c/leyda+248+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4048931793349676930</id><published>2011-05-14T16:45:00.001-04:00</published><updated>2011-07-17T22:10:23.929-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, SINGLE VINEYARD, 2008, ACONCAGUA, VINA ERRAZURIZ</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-9CGIjCzx_UA/Tc7p2FW0MyI/AAAAAAAAAS0/xI0MhleMNoc/s1600/leyda+219+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" j8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-9CGIjCzx_UA/Tc7p2FW0MyI/AAAAAAAAAS0/xI0MhleMNoc/s400/leyda+219+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le Carmenère de la même gamme et du même millésime dont j’ai traité il y a un peu plus d’un an (voir lien), voilà que je remet ça avec le Cabernet Sauvignon. Le vignoble unique d’où le vin est issu est le vignoble Max II situé au coeur de la vallée de l’Aconcagua. Ce Cabernet Sauvignon, malgré son nom, est en fait un assemblage qui contient 12 % de Cabernet Franc. Celui-ci a été élevé pendant 12 mois en barriques de chêne français (83%) et américain (17%), dont le tiers étaient neuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est bien foncée et d’une opacité totale. Le nez montre une intensité sous contrôle qui permet de bien apprécier un bel ensemble aromatique avec les fruits rouges et noirs qui dominent, complétés par des notes d’épices douces comme la vanille, de bois de cèdre, de menthol, de pâtisserie et de torréfaction. Un nez très typique des Cabs élaborés par Errazuriz dans cette région. La bouche est suave d’entrée, souple et ample, avec un beau mariage alliant en douceur fruité intense et notes finement épicées, supportés par un trait d’amertume. Le milieu de bouche permet de constater le très bel équilibre de ce très jeune vin, ainsi que son très bon niveau de concentration. La structure est assez compacte, avec une bonne acidité, alors que la texture tannique est soyeuse. La finale voit l’intensité des saveurs gagner encore un cran, avant de décliner harmonieusement pendant un long moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez le Cabernet Sauvignon de la gamme Max Reserva de Errazuriz, et bien cette cuvée Single Vineyard est dans un style très similaire, mais avec plus de tout. À 19.95$, ce vin est vendu seulement 1.35$ de plus que le Max Reserva, mais la différence de qualité est plus grande que la différence de prix. Comme le Max Reserva est déjà un très bel achat à son prix, il est clair que ce Single Vineyard représente un fort RQP. C’est un vin qui selon mes préférences est encore bien trop jeune, même s’il peut donner du plaisir dès maintenant. Toutefois, il possède un très bon potentiel pour une garde de 10 à 20 ans. Les Cabernets de Errazuriz ont un potentiel que leurs prix modiques ne laisse pas soupçonner. Un Cab, Estate, 1999, et un Cab, Reserva, 1996, de ce producteur me l’ont rappelé cet hiver lors d’une dégustation à l’aveugle. Parfois à force de rechercher la nouveauté on en vient à oublier les classiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/carmenere-single-vineyard-2008.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/05/carmenere-single-vineyard-2008.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-hemisphere-sud.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-hemisphere-sud.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4048931793349676930?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4048931793349676930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-single-vineyard-2008.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4048931793349676930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4048931793349676930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-single-vineyard-2008.html' title='CABERNET SAUVIGNON, SINGLE VINEYARD, 2008, ACONCAGUA, VINA ERRAZURIZ'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-9CGIjCzx_UA/Tc7p2FW0MyI/AAAAAAAAAS0/xI0MhleMNoc/s72-c/leyda+219+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2695228049773732918</id><published>2011-05-10T21:10:00.000-04:00</published><updated>2011-07-23T21:33:33.305-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sauvignon Blanc'/><title type='text'>SAUVIGNON BLANC, NATURA, 2009, CASABLANCA, EMILIANA</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-KhbJyQypQ4c/Tcnh3bW6YLI/AAAAAAAAASw/pU2-oEWFFDc/s1600/leyda+247+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-KhbJyQypQ4c/Tcnh3bW6YLI/AAAAAAAAASw/pU2-oEWFFDc/s400/leyda+247+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai parlé à quelques reprises de ce producteur sur ce blogue. Il s’agit du pionnier chilien en matière de vins biologiques et biodynamiques. Les deux premiers vins certifiés biodynamiques au Chili par DEMETER, les cuvées Ge et Coyam, trônent au somment de la gamme offerte par Emiliana. Pour sa part cette cuvée de Sauvignon Blanc Natura est certifiée biologique IMO Suisse et ne contient que 21 mg/litre de souffre libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est de teinte jaune pâle aux légers reflets verdâtres. Le nez est très typique du cépage avec des arômes de citron et de zeste de pamplemousse, amalgamés à des notes végétales d’herbe coupée et de poivron vert. Un léger aspect de roche mouillée vient compléter cet ensemble relativement simple, mais franc et de belle qualité. En bouche, le vin est marqué par une bonne dose d’acidité qui apporte de la tension à un fruité citronné intense. En milieu de bouche, l’aspect végétal ressort avec plus d’acuité pour former un heureux mélange avec le fruit acidulé. La matière est assez dense, avec quand même du volume et un bon niveau de concentration. Le vin a de la présence et remplit bien la bouche. La finale montre un sursaut d’intensité citronnée et surprend par sa longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un bel exemple permettant de comprendre pourquoi le Chili est maintenant une force dans le domaine des vins de Sauvignon Blanc. Avec son profil frais et vif axé sur le citron, et sans présence végétale trop importante. Ce vin correspond à l’idée que je me fais de l’expression de ce cépage dans la vallée de Casablanca. Au prix payé de 15.95$, il est très compétitif parmi les meilleurs exemples chiliens dans cette gamme de prix, et représente évidement une réelle aubaine dans le contexte de l’offre mondiale de vins de ce cépage. En terminant, à chaque fois que je déguste un vin bio, je tente d’y percevoir quelque chose de distinctif, une saveur clairement bio, mais en vain. À l’aveugle, jamais je n’aurais pu identifier ce vin comme bio, ou comme un vin montrant une faible concentration de sulfites. Ceci dit, il est très bon et je suis un partisan des vertus écologiques de l’approche biologique. Le risque d’ingérer des résidus de pesticides est aussi moindre. Mais en terme de qualité dans le verre, l’aspect bio ne me semble pas déterminant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2695228049773732918?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2695228049773732918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/sauvignon-blanc-natura-2009-casablanca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2695228049773732918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2695228049773732918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/sauvignon-blanc-natura-2009-casablanca.html' title='SAUVIGNON BLANC, NATURA, 2009, CASABLANCA, EMILIANA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-KhbJyQypQ4c/Tcnh3bW6YLI/AAAAAAAAASw/pU2-oEWFFDc/s72-c/leyda+247+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-8849364566260856929</id><published>2011-05-08T11:44:00.009-04:00</published><updated>2011-05-09T03:57:44.715-04:00</updated><title type='text'>La table est-elle vraiment l'endroit où le vin est à son mieux?</title><content type='html'>Je décide de m’attaquer à ce sujet sensible qui me turlupine depuis longtemps, mais que j’avais toujours évité, tellement ma vision des choses à son propos va à l’encontre de ce qui est généralement accepté dans le monde du vin. D’entrée je dois dire que comme bien des Québécois je ne viens pas d’une famille où le vin était chose courante à table. Je n’ai donc pas intégré cette habitude de manière culturelle, et lorsque j’ai commencé à m’intéressé de manière plus assidue au vin et à ses plaisirs possibles, la consommation de celui-ci à table ne s’est pas imposée naturellement. Comme à peu près tout le monde, j’ai commencé à boire du vin lors de repas entre amis. Mais alors mon intérêt pour ce liquide était inexistant. Toutefois, lorsque j’ai commencé à acheter des bouteilles pour moi-même, pour me familiariser avec le vin, pour commencer un certain apprentissage. J’ai vite réalisé que ce n’est pas en mangeant que je pouvais vraiment le mieux apprécier ce liquide multiforme. Dès le départ j’ai trouvé que déguster en mangeant altérait mes perceptions face au vin, même lors d’accords très réussis entre celui-ci et le plat avec lequel je le dégustais. Ce qui fait que la dégustation en mangeant est pour moi plus une pratique sociale, où au mieux je juxtapose deux plaisirs, que l’aboutissement ultime dans l’appréciation du vin. Lorsque je déguste en mangeant, j’ai tendance à séparer autant que possible les deux activités, sauf lors d’accords vraiment très réussis, et même là, je serai curieux de voir ce que le vin donne par lui-même. D’ailleurs, avez-vous remarqué qu’on dit rarement “déguster du vin en mangeant”, mais qu’on parle plutôt de “boire du vin en mangeant”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je tente d’exprimer par ce texte n’est pas qu’il est ridicule de boire du vin en mangeant. Non. Ce qui m’embête, c’est l’idée voulant que le lieu suprême de l’appréciation du vin soit la table. Pour moi, ce n’est pas l’endroit idéal pour goûter et humer toutes les subtilités que les bons vins peuvent offrir. Je ne dis donc pas que le vin n’a pas sa place à table, mais il me semble que ce n’est pas l’endroit pour apprécier pleinement un vin fin. Le nez peut souvent y être masqué par l’odeur des plats servis, et en bouche, le palais est immanquablement altéré par la nourriture. Ceci dit, j’admet volontiers qu’il y a des cas où certains vins mariés à certains plats peuvent y gagner, et il peut y avoir une réelle valeur ajoutée lors de mariages vin-mets particulièrement réussis. Je conçois même que c’est un art de réaliser avec succès de tels mariages. Mais comme le vin est une boisson qui se présente souvent sous un aspect difficile à prévoir avec précision, même le mieux intentionné des sommeliers pourra se tromper assez fréquemment, alors imaginez le simple amateur. Je suppose que cette difficulté explique le succès des livres traitant des accords entre mets et vins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité en la matière, mais de manière générale, il me semble que plus un vin est fin et subtil, et moins je voudrais le consommer avec toutes les interférences potentielles qu’implique un repas. Je pense que c’est souvent la panoplie de plaisirs potentiels et l’effet rassasiant qu’offre une bonne table, et le lieu de partage qu'elle représente, qui font que plusieurs y voient le lieu idéal pour l’ouverture des meilleures bouteilles. Moi je pense qu’il ne faut pas tout confondre. Un bon repas en bonne compagnie et avec du bon vin au surplus est une expérience qui peut apporter beaucoup de satisfaction sur plusieurs plans. Le repas est le lieu de partage par excellence, on s’y rassasie le corps, mais aussi souvent l’âme et parfois au surplus l’intellect. C’est donc un lieu social généralement positif dans lequel l’alcool pris avec modération cadre très bien. Dans ces circonstances de quasi communion, il est normal de se dire que le meilleur devrait s’y trouver, parce que c’est là qu’il pourra y être le mieux apprécié du point de vue psychologique. Mais il me semble que ça ne permet pas de dire que les bouteilles qui y sont bues le plus rapidement sont nécessairement les meilleures possibles. De bons vins simples et bien faits peuvent généralement très bien faire l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon argument n’est pas de dire qu’il faudrait cesser de boire du vin à table. D’un point de vue physiologique et social, ainsi que du point de vue de la santé, ça reste encore le meilleur endroit pour en boire. Le domaine des accords entre mets et vins est aussi un sujet très intéressant. Mais du point de vue de l’appréciation la plus juste possible d’un vin et du plaisir objectif que celui-ci peut donner, la dégustation à part me semble celle qui devrait être privilégiée. Personnellement, je sais qu’idéalement je voudrais déguster mes meilleurs vins pour eux-mêmes dans un cadre de dégustation, en ayant le temps de m’y attarder et de les suivre dans le temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-8849364566260856929?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/8849364566260856929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/la-table-est-elle-vraiment-lendroit-ou.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8849364566260856929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8849364566260856929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/la-table-est-elle-vraiment-lendroit-ou.html' title='La table est-elle vraiment l&apos;endroit où le vin est à son mieux?'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6873145115568358345</id><published>2011-05-06T21:41:00.005-04:00</published><updated>2011-08-28T10:34:58.095-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maipo'/><title type='text'>CABERNET SAUVIGNON, ETIQUETA NEGRA, 2005, MAIPO, VINA TARAPACA</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-eE9KXE0yroU/TcSjQDxE3lI/AAAAAAAAASs/faldcX-HKMk/s1600/leyda+242+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" j8="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-eE9KXE0yroU/TcSjQDxE3lI/AAAAAAAAASs/faldcX-HKMk/s400/leyda+242+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2006 Vina Tarapaca a entrepris un sérieux virage en embauchant Ed Flaherty à titre d’oenologue en chef. J’ai eu la chance de discuter avec&amp;nbsp;cet ancien winemaker d'Errazuriz&amp;nbsp;en 2009, lors de la dégustation annuelle de Vins du Chili tenue à Montréal, et il me disait alors qu’il avait rompu avec le style traditionnel de&amp;nbsp;Tarapaca qui&amp;nbsp;tentait de faire du bordeaux au Chili. Selon lui ça ne marchait pas, et il entendait recentrer l'approche de la maison vers un style plus&amp;nbsp;axé sur la maturité. Je ne sais pas ce que le virage entrepris par M. Flaherty a donné, n’ayant depuis goûté qu’un seul vin élaboré sous sa gouverne. Mais quand j’ai eu l’occasion il y a deux ans d’acheter la top cuvée de Cabernet de la maison, élaborée avant son arrivée, et donc dans l'ancien style, je n’ai pas hésité. C’est vrai que ces vins de la vieille école n’étaient pas mes favoris en jeunesse, mais mon expérience m’a montré qu’ils se transformaient pour le mieux après quelques années de garde. Après environ cinq années passées en bouteille, j’ai décidé d’ouvrir la première de mes six bouteilles de cet Etiqueta Negra, pour voir où en était rendu ce vin et voir si la qualité globale était au rendez-vous. Je n’ai pas trouvé de détails sur l’élaboration de cette cuvée en 2005, si ce n’est ce qui est est écrit sur la bouteille, soit que le vin a été élevé 12 mois en barriques françaises du fabricant Séguin-Moreau et qu'il&amp;nbsp;titre à 14.5% d’alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est très sombre et toujours parfaitement opaque. Le nez est typique de l’idée que j’ai des Cabs de cette maison, avec des arômes de cassis, de cerise, de bois de cèdre, de menthol, d’épices douces, auxquels s’ajoutent une pointe de terre humide et de feuilles mortes laissant entrevoir les premiers légers signes d’évolution. En bouche, l’attaque est solide avec une matière assez compacte, une bonne acidité et une palette de saveurs qui reflète bien le complexe profil révélé au plan olfactif. Le léger côté évolué se marie admirablement au fruité et aux diverses notes épicées. Le milieu de bouche permet de bien apprécié ce style vieille école bien dense où il n’y a pas d’enflure et de douceur indues, et où le niveau de concentration est parfaitement ajusté pour servir le style recherché. Il n’y a donc pas de lourdeur&amp;nbsp;ni d’excès dans ce vin qui va à l’essentiel sur une trame tannique à la fois serrée et raffinée. La finale conclue en beauté, en gardant le cap, sur un sursaut d’intensité et une persistance de bon niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vin ne m’a pas déçu. Il m’a donné ce que j’en attendais, c’est-à-dire un Cabernet exhibant un style à la bordelaise taillé dans une étoffe de Maipo. À partir de maintenant, l’aspect Maipo de son profil va aller en s’atténuant, et dans 10 ans il passera à l’aveugle pour bordeaux de bon niveau. Je sais que je me répète. Je sais que le Chili n’est pas synonyme de prestige et de glamour, mais je ne saurais trop recommander, encore une fois, de mettre ce type de vin chilien de côté pour la moyenne garde. Je ne compte plus les expériences à l’aveugle où les dégustateurs ont été favorablement surpris par des vins de ce genre de 10 à 15 ans d’âge. Dans ces circonstances les comparaisons avec des bordeaux beaucoup plus chers&amp;nbsp;étaient immanquables. Oubliez les onéreux wannabes chiliens qui cherchent les gros scores des revues américaines et qu’il faudra garder 30 ans pour espérer trouver quelque chose ressemblant à un alliage&amp;nbsp;d’équilibre et de&amp;nbsp;finesse. Cette cuvée Étiquette Noire est l’exemple même du claret chilien qui se révèle au mieux après seulement une dizaine d’années de garde. Vous pouvez donc acheter ce type de vin à&amp;nbsp;des prix très modiques, sans trop craindre d’être mort avant que le vin ne puisse se livrer avec grâce. Bien sûr en terme de style chacun peut avoir ses préférences, et on peut en aimer une variété, mais si ce à quoi je réfère est un des styles que vous affectionnez prenez une chance. Je dis prenez une chance, car pour goûter un vin de ce genre avec 10 ans au compteur il faut l’acheter soi-même. Le Chili commet la grossière erreur de ne commercialiser ce type de vin qu’en prime jeunesse. Se privant ainsi de rendre facilement abordable une de ses forces méconnues. Il faut donc faire un acte de foi et acheter quand ça passe et avoir la patience de garder ces bouteilles n’ayant pas coûté cher. C’est toujours plus facile de sortir du cellier le vin à 17$ que la grosse bouteille onéreuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6873145115568358345?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6873145115568358345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-etiqueta-negra-2005.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6873145115568358345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6873145115568358345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/cabernet-sauvignon-etiqueta-negra-2005.html' title='CABERNET SAUVIGNON, ETIQUETA NEGRA, 2005, MAIPO, VINA TARAPACA'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-eE9KXE0yroU/TcSjQDxE3lI/AAAAAAAAASs/faldcX-HKMk/s72-c/leyda+242+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-293583715126124842</id><published>2011-05-01T15:27:00.001-04:00</published><updated>2011-07-23T21:41:36.220-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pinot Noir'/><title type='text'>Pascal Marchand, Bio Bio et le Pinot</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si j'étais né 20 ans plus tard, mon nom aurait très bien pu être Claude Marchand-Vaillancourt, car ma mère était une Marchand. Heureusement, j'ai évité la mode des noms de famille composés et les moqueries sur le fait de courir vaillamment en marchant... Toujours est-il que chaque fois que je tombe sur un texte portant sur le bourguignon d'origine québécoise Pascal Marchand, mon attention est attirée. Je me dis qu'il s'agit peut-être d'un parent éloigné ayant traversé l'Atlantique dans l'autre sens. Quand ce même Marchand relate son expérience chilienne avec le Pinot Noir dans la prometteuse et fraîche vallée de Bio Bio, alors là ma curiosité est doublement sollicitée.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En ce superbe dimanche j'ai décidé d'ouvrir une bouteille de Pinot Noir, Oda, Veranda, 2007, histoire de voir où en est rendu ce vin, car le millésime 2009 fera son apparition dans le courant du mois de mai sur les tablettes de la SAQ. Je voulais donc vérifier si mon enthousiasme initial lors de l'achat de ce vin était toujours justifié. Il l'est. Le vin est vraiment superbe et a très bien évolué. Le nez est fascinant et a développé un caractère me rappelant le ruisseau à truite, avec un mélange d'odeur de forêt, d'arbustes et de roche humide.  Cet aspect particulier est entremêlé à des notes de fruits rouges, plus particulièrement la cerise. En bouche c'est tout aussi agréable, avec le fruit qui prend plus de place dans un ensemble très bien équilibré. Ce vin provient de vignoble Miraflores dont la plantation à haute densité a commencé en 2005 sur les pentes surplombant la rivière Bureo dans la vallée de Bio Bio. Cette cuvée est le premier millésime produit et la qualité est simplement renversante quand on pense au très jeune âge des vignes et à la connaissance du lieu qui reste à parfaire. J'ai vraiment hâte de goûter à la version 2009 de ce vin.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je savais déjà que Pascal Marchand était le consultant de Corpora pour l'élaboration de la gamme Veranda. Toutefois, en savourant ce vin, j'ai fait quelques recherches qui m'ont amené sur le blogue de M. Marchand pour y découvrir deux textes récents et très intéressants de celui-ci sur son expérience avec le Pinot Noir dans Bio Bio. On peut y découvrir un homme de vin reconnu, venant d'une région réputée, qui débarque au Chili avec certains préjugés, mais qui a l'ouverture d'esprit et l'humilité de passer par dessus ces préjugés. L'histoire de l'élaboration de la cuvée Millerandage est très intéressante, alors que M. Marchand a eu la perspicacité de reconnaître le potentiel qualitatif du clone chilien de Pinot Noir «&amp;nbsp;Valdivieso&amp;nbsp;». Je joins les liens vers les deux textes de M. Marchand sur son cheminement et sa découverte de Bio Bio et sur sa contribution à la création de quelque chose de nouveau. C'est vraiment très intéressant. Ça vous donnera sûrement le goût d'essayer le millésime 2009 du Pinot Noir Oda de Veranda. Je continue actuellement ma bouteille de 2007, et c'est vraiment très bon.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://blog.pasmarchand.com/fr/content/biobio"&gt;http://blog.pasmarchand.com/fr/content/biobio&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://blog.pasmarchand.com/fr/content/la-cuvee-millerandage"&gt;http://blog.pasmarchand.com/fr/content/la-cuvee-millerandage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://www.wineanorak.com/chile/Chileanvineyards_part1_DosAndes.htm"&gt;http://www.wineanorak.com/chile/Chileanvineyards_part1_DosAndes.htm&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/07/pinot-noir-oda-2007-bio-bio-veranda.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2010/07/pinot-noir-oda-2007-bio-bio-veranda.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-293583715126124842?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/293583715126124842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/pascal-marchand-bio-bio-et-le-pinot.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/293583715126124842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/293583715126124842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/05/pascal-marchand-bio-bio-et-le-pinot.html' title='Pascal Marchand, Bio Bio et le Pinot'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-874927171047713952</id><published>2011-04-26T19:17:00.006-04:00</published><updated>2011-07-23T21:46:16.162-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrah'/><title type='text'>SYRAH, PANGEA, 2006, APALTA, COLCHAGUA, VINA VENTISQUERO</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TOwXuYp-wgQ/TbdR_yKbQ3I/AAAAAAAAASo/EgLW3clHhSs/s1600/leyda+240+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400px" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-TOwXuYp-wgQ/TbdR_yKbQ3I/AAAAAAAAASo/EgLW3clHhSs/s400/leyda+240+%25282%2529.jpg" width="300px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce vin est la cuvée haut de gamme de Ventisquero pour laquelle on a engagé comme consultant l’ex-winemaker du Grange de Penfolds, John Duval. Je ne doute pas de la contribution positive qu’a pu apporter M. Duval à l’élaboration de ce vin, mais l’embauche de ce type de conseiller renommé est aussi une façon d’apporter une certaine crédibilité à une maison émergente comme Ventisquero. Ceci dit, l’homme réellement en charge de ce vin est l’oenologue chilien Felipe Tosso. Le vin provient d’un vignoble au sol granitique et argileux situé sur les pentes de l’amphithéâtre d’Apalta dans la vallée de Colchagua. La vendange manuelle a eu lieu entre le 10 et le 20 avril pour un rendement limité à un kilo de raisin par plant de vigne. Malgré que le Grange soit élevé en chêne américain, M. Duval lui préfère le chêne français, si bien que c’est ce qui a été choisi pour ce Pangea. Le vin a été élevé en barriques, dont 60% étaient neuves, pour une période de 20 mois. Le vin titre à 14.5% d’alcool pour un pH de 3.70. La note de dégustation qui suit reflète mes impressions deux jours après l’ouverture de la bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est sombre et opaque. Le nez a évolué au cours de la dégustation. Les arômes de fruits noirs et rouges (bleuets, cerises) de belle qualité représentent la constante olfactive, complétée de manière variable par des notes florales et doucement épicées, ainsi par une touche de bacon assez intense à un certain moment et qui s’est atténuée par la suite. En bouche, l’attaque est à la fois ample et dense. Il est clair que l’on a affaire à un jeune vin avec beaucoup de matière. Les saveurs fruitées éclatantes dominent la palette gustative, complétées par un aspect boisé/épicé bien dosé, où il est difficile de distinguer clairement ce qui vient du bois et ce qui vient du cépage. En milieu de bouche on peut jauger le haut niveau de concentration du vin, qui heureusement évite l’écueil de la lourdeur et de la surextraction. En ce sens, bien que la présence tannique soit affirmée, elle demeure souple et ne donne pas l’impression d’être excessive. La finale est marquée au sceau de l’intensité, avec le caractère épicé qui gagne en importance sur une longueur de haut calibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un retour au vin, après un mois de disette, je n’avais à l’évidence pas choisi la meilleure bouteille. Je ne sais pas si c’était le vin où mon palais, ou bien une combinaison des deux, mais la journée de l’ouverture, le vin n’est pas apparu sous un jour très agréable. Il me semblait tout d’un bloc et quelque peu agressif pour le palais. Si bien que je n’ai bu que le tiers de la bouteille cette journée là, le surlendemain toutefois, après avoir gardé le reste dans une bouteille de 500 ml pleine, le vin s’est&amp;nbsp;présenté de façon beaucoup plus harmonieuse. Ça demeurait un vin trop jeune, par rapport à ce que je préfère, mais il était alors possible d’en tirer du plaisir, et surtout de comprendre pourquoi le producteur entrevoit un potentiel de garde de 15 à 20 ans pour celui-ci. C’est clairement un vin ambitieux, construit pour une bonne garde, même si les amateurs de sensations fortes pourront y trouver un certain plaisir dès maintenant après une longue aération. J’ai réussi à mettre la main sur ce vin pour 40$, mais le prix régulier en importation privée au Québec est de 60$. Je n’achète pas de vins au-dessus de 50$ pour ma propre consommation, et celui-ci ne m’inciterait pas à faire exception à ma règle. Ceci dit, il se compare sûrement à bien des vins de ce prix et même plus chers. À titre d’exemple, pour avoir déjà goûté la cuvée Folly de Vina Montes, une Syrah vendue 80$ et venant elle aussi des pentes d’Apalta, j’ai trouvé que la niveau qualitatif et le style de ce Pangea étaient similaires. Comme quoi en matière de vin, la notion d’aubaine est relative. Finalement, pour qui voudrait découvrir la maison Ventisquero sans attendre 10 ans, je conseillerais plutôt la cuvée Vertice, disponible à la SAQ et qui m’est apparue plus approchable. J’ai déjà commenté ce vin sur ce blogue il y a quelques mois. Les gammes Grey (25$) et Queulat (18$) de ce producteur offrent d’excellents vins. Certains de ces vins sont disponibles au Québec en I.P. chez Univin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-874927171047713952?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/874927171047713952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/syrah-pangea-2006-apalta-colchagua-vina.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/874927171047713952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/874927171047713952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/syrah-pangea-2006-apalta-colchagua-vina.html' title='SYRAH, PANGEA, 2006, APALTA, COLCHAGUA, VINA VENTISQUERO'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-TOwXuYp-wgQ/TbdR_yKbQ3I/AAAAAAAAASo/EgLW3clHhSs/s72-c/leyda+240+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-194717279998682565</id><published>2011-04-22T12:50:00.005-04:00</published><updated>2011-04-22T15:06:37.849-04:00</updated><title type='text'>Un mois sans vin</title><content type='html'>Vous avez sûrement remarqué que c’est plutôt tranquille ici depuis un mois, surtout en ce qui a trait aux notes de dégustation. La raison est simple. J’ai décidé il y a un mois de prendre une pause complète pour voir ma réaction et évaluer ma relation face au vin et à sa consommation très régulière. On dit souvent que trop c’est comme pas assez, et dans mon cas j’avais l’impression de trop boire et j’avais aussi l’impression d’avoir perdu une certaine fraîcheur dans le regard face au vin. Je voulais donc voir si premièrement je pouvais facilement me passer de ce liquide. La réponse est clairement positive. Autant j’aime le vin, autant je pourrais arrêter d’en boire à tout jamais si je le décidais. Pour moi ce fut un constat très rassurant, même si je n’ai jamais craint l’alcoolisme. Je déteste la sensation d’ivresse et j’ai toujours modulé ma consommation de vin en conséquence. Je ne me suis donc jamais saoulé au vin. Non. Ma crainte était d’avoir une certaine dépendance psychologique, de ressentir une sensation de vide si je n’ouvrais pas de bouteille. J’ai eu beaucoup plus de facilité à résister à l’envie que je ne le croyais, et avec le temps c’était de plus en plus facile. Par cet arrêt de consommation, je voulais aussi voir si cela n’aurait pas un impact positif sur ma forme physique générale. Je n’ai pas constaté de bénéfices clairs quant à mon bien-être physique, si ce n’est que les calories en moins permettent un contrôle plus facile du poids. Pour le reste, je ne me sens pas mieux qu’avant. Ceci dit, je suis conscient qu’un mois c’est quand même relativement court comme période d’abstinence pour pouvoir noter des changements positifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, j’en suis venu à la conclusion que c’est la passion du vin qui me poussait à boire, et non pas le vin lui-même. Je veux dire par là que c’est l’intérêt je portais à la chose qui faisait que je buvais autant. Dans cet état d’esprit on veut découvrir de nouvelles choses, expérimenter, comparer. Si je devais boire le même vin à chaque jour, il est clair que mon intérêt diminuerait tout comme ma consommation. Comme quoi l’intérêt n’est pas dans l’alcool ou dans le vin pour le vin, mais bien dans la diversité des expériences et des apprentissages qu’il peut procurer. On en vient à boire pour en connaître toujours plus, plutôt&amp;nbsp;que simplement pour le plaisir. Le syndrôme de l'expert, du spécialiste, ou de l'amateur gonflable&amp;nbsp;nous guette et il&amp;nbsp;faut se rappeler qu'en&amp;nbsp;matière de vin l'ego n'est jamais loin et que ça peut jouer de vilains tours. Dans ces conditions, le vin ne devient plus l'intérêt premier et c'est notre niveau de connaissance par rapport à celui-ci qui prend le dessus et qu'on cherche à&amp;nbsp;nourir,&amp;nbsp;bien plus&amp;nbsp;face aux autres que pour nous-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui je vais donc ouvrir ma première bouteille depuis un mois. Je ne sais pas encore ce que je vais choisir, mais j’ai bien hâte de voir ma réaction. J’ai hâte de voir si le vin me semblera moins familier. Une chose est sûre pour moi après cette pause, c’est que je boirai dorénavant du vin en sachant que c’est parce que je le décide vraiment, et j’ai l’intention de le décider moins souvent. En matière de vin, comme dans bien des choses, l’équilibre est un élément primordial. À trop boire, même par pure passion, on en vient à perdre de la perspective face au vin et face à notre relation avec celui-ci. Plus que jamais, je suis convaincu qu’en matière de vin, plus ne veut pas dire mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-194717279998682565?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/194717279998682565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/un-mois-sans-vin.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/194717279998682565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/194717279998682565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/un-mois-sans-vin.html' title='Un mois sans vin'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7639103344958527369</id><published>2011-04-16T12:39:00.004-04:00</published><updated>2011-04-16T12:50:47.508-04:00</updated><title type='text'>Pour amateurs de hors piste</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bill Zacharkiw de The Gazette revient de l'Afrique du Sud et y va cette semaine d'un article intéressant sur le dilemme des pays du Nouveau-Monde face aux distinctions régionales qui les caractérisent (voir le lien). Trop souvent on parle de ces pays comme d'entités homogènes, alors que de plus en plus la notion de terroir s'implante dans le développement des vignobles de ces pays. Le mouvement vers des terroirs plus frais est généralisé, et de plus en plus, les producteurs de ces pays ayant de hautes visées qualitatives tiennent compte des caractéristiques du lieu pour choisir les cépages à planter. Il est révolu le temps où l'on plantait du Cabernet Sauvignon et du Chardonnay au même endroit. Cela se reflète dans la montée en qualité des vins produits, mais la connaissance des diverses régions de ces pays demeure très limitée chez l'amateur moyen. L'attrait de la dénomination par cépage demeure très fort. Pour les producteurs, il est pratiquement incontournable d'inscrire de façon claire sur l'étiquette le cépage utilisé pour les vins monocépages. La seule exception à cette règle concerne les assemblages rouges où de plus en plus les cépages se retrouvent sur la contre-étiquette et dans certains cas ne sont pas mentionnés du tout. La plupart du temps, il s'agit de vins haut de gamme où le prix et l'image de qualité supérieure sont les arguments principaux pour attirer l'acheteur. Pour le reste, le client veut encore se référer au cépage, car la plupart du temps il n'a aucune idée de ce qui peut distinguer une région particulière. C'est pourquoi ces pays sont encore loin du jour où ils pourront imiter les européens en se contentant d'apposer sur l'étiquette un nom d'appellation.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De toute façon, dans le système européen, la plupart des amateurs sérieux connaissent les cépages impliqués dans une appellation, et ce qui compte vraiment c'est l'identité du producteur et la confiance que l'on porte à celui-ci. Comme je le mentionnais dans un texte récent sur le rapport qualité/prix. Ce qui compte c'est de connaître ce que l'on achète et pourquoi on l'achète. S'intéresser aux vins du Nouveau-Monde en augmentant les chances d'y trouver son compte est plus exigeant, de manière générale, que de s'intéresser aux vins européens. Le terrain est moins balisé ce qui demande plus d'efforts de la part de l'acheteur potentiel qui veut maximiser ses chances de faire de bons choix. Malheureusement, l'information pertinente est souvent limitée, ce qui implique que l'expérience personnelle est souvent nécessaire pour avoir une réelle compréhension des choses. Toutefois, même l'exercice d'expérimentation est difficile, car le choix de vins disponibles est souvent très limité. Néanmoins, l'aspect découverte apporte à mon sens une valeur ajoutée à l'expérience. Le jugement personnel de l'amateur est plus sollicité car c'est un monde moins codifié qui est en évolution constante. Un monde moins fréquenté, et donc moins régenté, où la valeur supposée des choses est moins définie. Un monde pour l'amateur de vin qui préfère le hors piste aux sentiers battus.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/more+about+place+than+grape/4627099/story.html"&gt;http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/more+about+place+than+grape/4627099/story.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7639103344958527369?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7639103344958527369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/pour-amateurs-de-hors-piste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7639103344958527369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7639103344958527369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/pour-amateurs-de-hors-piste.html' title='Pour amateurs de hors piste'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-8314410817934272288</id><published>2011-04-14T12:47:00.003-04:00</published><updated>2011-04-14T12:49:47.495-04:00</updated><title type='text'>Le ciment haut de gamme</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-xlH-74sWOEo/TaclkT9mPII/AAAAAAAAASk/zqPGyRouCuY/s1600/colors.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="207" r6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-xlH-74sWOEo/TaclkT9mPII/AAAAAAAAASk/zqPGyRouCuY/s400/colors.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le monde du vin en est un rempli de préjugés et d’ignorance... Pour moi jusqu’à tout récemment, cuve en ciment rimait avec producteur bas de gamme qui n’avait pas les moyens de se payer des cuves en inox. La lecture de l’article de Peter Richards, référencé dans mon message précédant, où il parlait de l’arrivée au Chili des cuves de ciment en forme d’oeuf a piqué ma curiosité. Ça m’a poussé à faire des recherches sur le sujet pour me rendre compte que depuis quelques années les cuves de ciment sont la nouvelles choses à la mode chez les producteurs haut de gamme. Les cuves en forme d’oeuf sont plus populaires chez les adeptes de la biodynamie, mais plusieurs autres formes existent. Il semble que l’avantage du ciment, de par sa porosité, soit de permettre d’élaborer des vins sans apport boisé mais qui bénéficient des vertus d’une oxygénation lente similaire à ce que permet la barrique de chêne. L’inertie thermique est une autre qualité attrayante de ce matériau. L’utilisation du ciment n’exclut pas l’usage de la barrique de chêne. Pour la plupart, le ciment semble être un outil de plus permettant d’obtenir de meilleurs vins. Le nombre de domaines haut de gamme utilisant ou expérimentant ce type de cuve est impressionnant. Voici les noms que j’ai rencontré au fil de mes lectures, mais il y en a sûrement plus:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Petrus, Cheval Blanc, Pontet Canet, Harlan, Viader, Sine Qua Non, Chapoutier, Méo-Canuzet, Quintessa, Screaming Eagle, Rudd, Cayuse, Antyial, Matetic, Undurraga, Grgich, Araujo, Pax, Continuum, Caymus, Lafite-Rothschild, Domaine de la Romannée Conti, Clos de Vougeot, Pingus&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, on ne parle pas de cuves de ciment quelconque. Le leader dans la production de ce type de cuve est la société française Nomblot. Je joins le lien vers leur site internet. On y référence de très nombreux articles de presse sur le sujet pour qui veut en connaître plus sur ces cuves alliant matériau ancien et technologie moderne de fabrication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cuves-a-vin.com/extraits-presse.html"&gt;http://www.cuves-a-vin.com/extraits-presse.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-8314410817934272288?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/8314410817934272288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/ciment-haut-de-gamme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8314410817934272288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8314410817934272288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/ciment-haut-de-gamme.html' title='Le ciment haut de gamme'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-xlH-74sWOEo/TaclkT9mPII/AAAAAAAAASk/zqPGyRouCuY/s72-c/colors.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4916163947028377828</id><published>2011-04-08T13:33:00.004-04:00</published><updated>2011-05-10T12:55:50.861-04:00</updated><title type='text'>Qualité et Prix: l'exemple chilien</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le Chili est un des pays où le lien entre concentration, boisé, extraction et prix est le plus direct. Comme ce pays vinicole n'est pas à la mode dans le petit monde des amateurs et des critiques, et comme il ne peut pas non plus jouer la carte du prestige, c'est un des pays où les prix sont fixés le plus directement selon les critères évoqués plus haut. Les top cuvées très chères de ce pays suivent presque toutes le modèle du plus c'est mieux. Le reste de la gamme des producteurs est souvent décliné selon le même principe. Les prix baissent en même temps que la concentration et l'apport boisé. C'est un peu normal, la concentration élevée s'obtient par de faibles rendements au vignoble, et l'usage de bois neuf de qualité coûte cher. Toutefois, comme je l'évoquais dans mon texte précédant, pour qui veut des vins pour consommation à court et moyen terme, ces grosses cuvées sont de très mauvais achats. Les vins moins chers sont souvent plus faciles à boire et reflètent mieux leur cépage(s) et leur lieu d'origine.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce constat sur les vins du Chili peut sembler négatif, mais pour moi il ne l'est pas. Pour bien boire, peu importe l'origine des vins, il faut connaître ce qu'on achète et agir en conséquence. Personnellement, je suis rendu à un point avec les vins chiliens où j'achète certains vins que je connais bien sans en ouvrir une seule bouteille en prime jeunesse. Ils passent directement au cellier en attente du moment propice pour les ouvrir. Ceci dit, j'ouvre encore des bouteilles que je sais trop jeunes, mais la plupart du temps c'est pour satisfaire ma soif de découverte, pour apprendre à connaître des producteurs et des cuvées qui jusque là m'étaient inconnus.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Donc, pour tirer le meilleur parti d'un pays ou d'une région vinicole il faut bien la connaître pour s'y adapter au mieux. Ça aide à éviter les déceptions et à porter de mauvais jugements. Mais pour continuer sur le cas que je connais le mieux, celui du Chili. Il est intéressant de constater que les mentalités changent. Que certains producteurs tentent de sortir du moule évoqué plus haut, après l'avoir expérimenté. C'est le cas de De Martino et de son maître à penser, l'oenologue en chef Marcelo Retamal. Celui-ci est un des leaders de sa profession au Chili, le genre de personnalité qui de par son influence peut initier de nouveaux courants. Je suis tomber sur un article récent du spécialiste britannique de la scène vinicole chilienne, Peter Richards, et dans cet article Retamal y décrit son parcours. Un parcours qui l'a amené, après avoir tout essayé, à privilégier dorénavant dans ses vins des qualités comme la buvabilité, la complexité et la typicité. Des qualités qui selon lui sont plus fréquentes dans les vins moins chers à cause d'un usage plus modéré du bois de chêne. Il a d'ailleurs récemment renoncé aux barriques de chêne pour passer aux foudres de 5000 litres. Les vignobles de DeMartino étaient déjà passés au biologique en 1998, mais dorénavant même les fruits achetés de producteurs indépendants devront l'être, et ceux-ci seront aussi cueillis plus tôt pour limiter les taux d'alcool. Ce sera aussi la fin de la micro-oxygénation, des levures sélectionnées et des enzymes ajoutées, qui selon Retamal sont des éléments uniformisants. L'article de Peter Richards donne aussi d'autres exemples d'oenologues au Chili qui introduisent des techniques nouvelles dans l'élaboration de leur vins. Des techniques allant à l'encontre du bois de chêne, comme les réservoirs de ciment en forme d'œuf, ou bien des réservoirs en verre pour l'élaboration de vins de Chardonnay.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il y aura sûrement une courbe d'apprentissage comportant des déceptions avec toutes ces nouvelles techniques et cette volonté de faire les choses différemment. Toutefois, pour moi, il est clair que la diversité des approches est une chose positive, même si l'idée de bannir le bois neuf et les levures sélectionnées pour les vins de garde me semble&amp;nbsp;extrême. Mais d'un autre côté, il est rafraîchissant de voir que la qualité du vin puisse être définie autrement que par l'axiome voulant que plus égale nécessairement mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://winchesterwineschool.com/winds-of-change-in-chilean-wine/"&gt;http://winchesterwineschool.com/winds-of-change-in-chilean-wine/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4916163947028377828?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4916163947028377828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix-lexemple-chilien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4916163947028377828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4916163947028377828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix-lexemple-chilien.html' title='Qualité et Prix: l&apos;exemple chilien'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-9042456258101132156</id><published>2011-04-02T11:56:00.006-04:00</published><updated>2011-05-10T12:57:49.675-04:00</updated><title type='text'>Qualité et Prix</title><content type='html'>Marc-André Gagnon de Vin Québec relatait hier sur son site un article de Matt Kramer publié dans l’édition d’avril du Wine Spectator, où celui-ci dit que l’idée voulant qu’en matière de vin on obtienne ce pour quoi on a payé est un mythe, et qu’au dessus de 20$ c’est bien souvent une question de marketing de la part du producteur et de convoitise de la part de l’acheteur. Ce n’est pas moi qui va contredire M. Kramer. Comme le montre bien mes écrits sur ce blogue, le rapport qualité/prix est pour moi une obsession en matière de vin. Je suis convaincu qu’il est possible de très bien boire à une fraction du prix. Pour ce faire, il faut prendre le temps de bien choisir ses vins. Ce qui passe par l’expérimentation personnelle. Il faut aussi éviter de se laisser influencer par le prestige de l’étiquette et les grosses notes sur 100. Finalement, il faut se rappeler que le prix de plusieurs vins est gonflé pour tenter de leur donner de la crédibilité en jouant sur l’effet Veblen. Un élément important pour qui veut bien boire à bon prix est d’avoir un état d’esprit allant à l’encontre de ce fameux effet Veblen. Au lieu de penser que si c’est cher c’est forcément bon ou meilleur. Il faut être convaincu que même si c’est de prix abordable, la qualité peut quand même être au rendez-vous. La disposition mentale est très importante dans l’appréciation du vin. L’idée n’est pas de se convaincre qu’un vin ordinaire est nécessairement excellent juste parce que son prix est modéré. Non. Il faut tenter de demeurer le plus objectif possible, mais en étant convaincu qu’un vin bien choisi peut allier prix abordable et haute qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect important repose sur les éléments qui déterminent la qualité d’un vin. Quels sont-ils? Pour moi ces critères ont évolués au fil du temps et plus j’avance au niveau de l’expérience et plus je trouve que l’importance donnée à la concentration, à l’extraction, au boisé et à la longueur est démesurée. Je ne nie pas que ces éléments puissent être importants pour des vins destinés à une longue garde. Toutefois, dans des vins jeunes ces éléments vont trop souvent à l’encontre de la buvabilité. Ces vins très concentrés, très boisés et très longs arrivent souvent à se fondre harmonieusement après une longue garde, gagnant ainsi en buvabilité, mais la réalité c’est que la plupart seront ouverts bien trop tôt. Qu’on le veuille ou non, les amateurs qui gardent du vin sont encore une faible minorité, et pourtant on achète à forts prix des vins nécessitant un temps en bouteille qu’on ne pourra pas leur donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis pas qu’il est impossible de trouver du plaisir dans des vins jeunes et très concentrés, mais pour moi c’est un plaisir particulier que je préfère à petites doses. Quand j’ai vraiment envie de boire du vin, je préfère ceux de profils modérés, qui coulent facilement en jouant la carte de l’équilibre et de la qualité aromatique. Les vins jeunes montrant ces qualités sont souvent sous-évalués, car ils offrent un plaisir immédiat. Le plaisir immédiat est souvent mal vu dans le petit monde du vin, où les vrais bons vins sont ceux avec un potentiel de garde, mais qu’on aura la plupart du temps pas la patience d’attendre. On oublie trop souvent que garder du vin demande&amp;nbsp;cette&amp;nbsp;difficile&amp;nbsp;patience et représente aussi&amp;nbsp;un coût supplémentaire important. En ce sens, dénicher des perles de prix abordables pour la garde représente un autre avantage qui vient accentuer l’écart de RQP par rapport aux vins de prix élevés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final ce qui compte c’est d’expérimenter, de découvrir ce qu’on aime de la manière la plus indépendante possible. Oubliez les étiquettes, le prestige, les notes, les prix élevés&amp;nbsp;et tentez de juger par vous-même, pour vous-même. C’est un cliché de le dire, c’en est moins un de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.vinquebec.com/node/8333"&gt;http://www.vinquebec.com/node/8333&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-9042456258101132156?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/9042456258101132156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/9042456258101132156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/9042456258101132156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/04/qualite-et-prix.html' title='Qualité et Prix'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-9151972654377062618</id><published>2011-03-26T12:58:00.003-04:00</published><updated>2011-03-26T15:53:34.326-04:00</updated><title type='text'>Et si l'amateur était la meilleure référence pour l'amateur...</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Article intéressant ce week-end de Bill Zacharkiw dans The Gazette. Ça rejoint des sujets que j'ai abordés récemment comme la promo Suckling, les grandes différences de perception entre dégustateurs et la capacité très limitée de ceux-ci à nommer les choses avec précision et exactitude. Ces deux derniers éléments étant de forts arguments contre le système trop précis de notation sur 100. En lisant le texte de M. Zacharkiw, je me disais qu'au fond, la meilleure source est encore quelqu'un qu'on suit avec régularité et en qui on a confiance comme dégustateur, et qui commente un vin qu'il a pris le temps de goûter sur une longue période en sachant le mettre dans son contexte. Ce n'est bien entendu pas une approche infaillible, loin de là, et comme je l'ai dit, il faut bien connaître celui qui commente, savoir quels sont nos points de convergence avec celui-ci. Cette personne peut aussi bien être un professionnel, qu'un amateur. Mais les professionnels prennent rarement le temps de suivre sur de longues périodes les vins qu'ils commentent. Ils ont trop de vins à commenter en trop peu de temps. Bien sûr, avec ce commentaire je prêche pour ma paroisse, celle de l'amateur, qu'il soit blogueur ou participant à un forum de discussion. Mais c'est ce type d'amateurs qui le plus souvent parlent de réelles expériences de dégustation, et non pas de rapport de dégustation ou de très nombreux vins sont dégustés les uns à la suite des autres. Bien entendu, cette approche cadre au mieux pour l'amateur moyen. Celui qui boit le plus souvent des vins accessibles au commun des mortels. Des vins auxquels n'est pas attachée une préconception trop forte. Pour le reste il y a toujours MasterCard et les grosses notes précises de Parker et Suckling.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/Wine+Critiquing+critic/4506052/story.html"&gt;http://www.montrealgazette.com/life/food-wine/Wine+Critiquing+critic/4506052/story.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-9151972654377062618?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/9151972654377062618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/et-si-lamateur-etait-la-meilleure.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/9151972654377062618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/9151972654377062618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/et-si-lamateur-etait-la-meilleure.html' title='Et si l&apos;amateur était la meilleure référence pour l&apos;amateur...'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-5892484938267509238</id><published>2011-03-22T19:16:00.002-04:00</published><updated>2011-03-22T20:22:34.243-04:00</updated><title type='text'>GEWURZTRAMINER, VISION, 2010, CASABLANCA, VINA CONO SUR</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-dsnA1LyHo3I/TYktwcqT_FI/AAAAAAAAASU/l4-HqS8tkkw/s1600/leyda+234+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" r6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-dsnA1LyHo3I/TYktwcqT_FI/AAAAAAAAASU/l4-HqS8tkkw/s400/leyda+234+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cono Sur est une filiale autonome du géant Concha y Toro fondée en 1993 et qui depuis joue la carte de l’innovation et du modernisme par rapport aux producteurs chiliens plus anciens qui aiment cultiver une image qui parle de généalogie et de tradition. Cet aspect innovateur de Cono Sur se reflète dans la variété des cépages et des terroirs utilisés pour produire sa vaste gamme de vins. La gamme Vision se situe au milieu de la hiérarchie Cono Sur et offre pas moins de 12 vins en monocépage, issus de vignobles uniques. Ce Gewurztraminer provient de la parcelle Las Colmenas, en français “Les Ruches”, du domaine El Marco dans la fraîche vallée de Casablanca. Le vendange est manuelle et les rendement sont relativement faibles à environ 40 hl/ha. Le vin est élaboré en inox et y demeure pendant 5 mois avant l’embouteillage. Il titre à 13.3% d’alcool, pour un pH de 3.34, et 8.2 grammes de sucres résiduels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est de couleur jaune aux reflets verdâtres. Le nez est très expressif à l’ouverture et se calme tranquillement au fil du temps. Il exhale un cocktail complexe d’arômes où le côté floral domine, complété par une bonne dose de fruits exotiques et d’agrumes. Le profil aromatique de belle qualité est très fidèle à l’idée que je me fais de ce cépage. En bouche, le vin montre une acidité permettant de bien intégrer les sucres résiduels. Le fruit se révèle tout de même en douceur, avec beaucoup d’intensité et avec l’aspect floral qui vient bonifier l’ensemble. En milieu de bouche, le vin est de bon volume, sur une texture légèrement onctueuse et une concentration de saveurs de bon niveau. La finale harmonieuse laisse poindre une légère touche d’amertume sur une persistance de bon niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Gewurztraminer est un cépage particulier qui a tendance à donner des vins très extrovertis, voire envahissants. Cette cuvée “Vision” n’y échappe pas totalement, et en ce sens, me semble typique de son cépage. Le vin est de très belle qualité et une véritable aubaine pour son prix de seulement 15$. Toutefois, ça demeure un vin de Gewurz très aromatique, qui peu après l’ouverture ne fait pas dans la discrétion. Personnellement, c’est un genre de blanc que j’aime bien, mais à dose modérée. Le type de vin dont on boira un verre avec plaisir, mais qui aura tendance à provoquer une sensation de saturation si on va au-delà. À moins d’être vraiment dans un état favorable pour ce type de vin. Cependant, cet effet n’est pas l’apanage de ce vin de Cono Sur. C’est quelque chose de très courant avec les vins de ce cépage. Certains vins de Torrontès ou de Viognier ont aussi tendance à produire cet effet. Ce sont donc des vins à ouvrir lorsqu’il y a plusieurs convives pour se partager la bouteille, ou bien à boire sur quelques jours. Ce fut mon cas avec ce vin, et sur trois jours il très bien tenu, sans protection spéciale contre l'oxydation. Je dirais même que le troisième jour j’aurais pu en boire plus, car il montrait alors un profil passablement moins exubérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-5892484938267509238?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/5892484938267509238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/gewurztraminer-vision-2010-casablanca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5892484938267509238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5892484938267509238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/gewurztraminer-vision-2010-casablanca.html' title='GEWURZTRAMINER, VISION, 2010, CASABLANCA, VINA CONO SUR'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-dsnA1LyHo3I/TYktwcqT_FI/AAAAAAAAASU/l4-HqS8tkkw/s72-c/leyda+234+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-8352282925250305323</id><published>2011-03-19T15:43:00.001-04:00</published><updated>2011-03-19T15:43:55.776-04:00</updated><title type='text'>Dégustation et précision</title><content type='html'>Je faisais aujourd’hui la revue des sites, blogues et forums sur le vin que j’aime bien, et en lisant des notes de dégustation je suis tombé à plusieurs reprises sur des commentaires vantant la précision des vins dégustés. Ce n’était bien sûr pas la première fois que je lisais cela, ce qualificatif est assez commun chez les amateurs de vins qui se veulent pointus dans leurs évaluations. Mais à chaque fois que je lis cela je tique. Je trouve que le concept de précision du vin en matière de dégustation est une notion vide de sens. La précision en matière analytique relève de la capacité d’un instrument de mesure à donner des résultats très similaires d’une fois à l’autre. L’objet à analyser n’est pas en cause. En dégustation, l’instrument de mesure c’est le dégustateur, et donc, la précision, si elle existe, devrait venir de celui-ci et non pas du vin dégusté. Comme on le voit, il n’y a aucun sens à dire qu’un vin est précis. Pour ce qui est du dégustateur, de savoir qu’il est précis est sans intérêt pour le lecteur de la note de dégustation, car précision ne veut pas dire exactitude. Un dégustateur précis est celui qui sentira un arôme particulier de la même manière à chaque fois et lui attribuera le même qualificatif restrictif, que celui-ci soit exact ou non. Voici quelques exemples pour illustrer la chose: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dégustateur inexact et imprécis&lt;/strong&gt;: Perçois l’arôme de fraise comme étant du fruit noir. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dégustateur inexact et précis&lt;/strong&gt;: Perçois l’arôme de fraise comme étant de la mûre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dégustateur exact et imprécis&lt;/strong&gt;: Perçois l’arôme de fraise comme étant du fruit rouge.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dégustateur exact et précis&lt;/strong&gt;: Perçois l’arôme de fraise comme étant de la fraise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, sans la capacité du dégustateur à reproduire ses résultats, il n’y a ni précision ni exactitude possibles. Au-delà de cela, en connaissant la large variété biologique des dégustateurs en terme de perception des arômes, les notions de précision et d’exactitude sont sans intérêt dans une note de dégustation. C’est d’ailleurs pourquoi je m’en tient la plupart du temps à des description assez imprécises. Bien sûr, quand un arôme semble m’apparaître clairement, je le nomme, mais il ne faudrait en aucun cas prendre ça pour une vérité absolue. Mes notes de dégustation sont des impressions personnelles d’un vin à un moment précis et partagées peu après. Il appartient au lecteur de déterminer si il y a concordance entre ses impression et les miennes, sans oublier que ce qui compte à la fin c’est l’appréciation globale du vin, pas de savoir si on y a perçu les mêmes arômes précis et si ceux-ci sont exacts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-8352282925250305323?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/8352282925250305323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-et-precision.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8352282925250305323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/8352282925250305323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-et-precision.html' title='Dégustation et précision'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2022650606755171847</id><published>2011-03-18T17:16:00.013-04:00</published><updated>2011-03-18T17:47:07.782-04:00</updated><title type='text'>Dégustation Hémisphère Sud</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-3_86ZXzN9sQ/TYPJ8d_mtZI/AAAAAAAAASQ/YaQiB7McNQw/s1600/leyda+231.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" r6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-3_86ZXzN9sQ/TYPJ8d_mtZI/AAAAAAAAASQ/YaQiB7McNQw/s400/leyda+231.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai participé il y a une semaine à une dégustation organisée sur le forum Fou du Vin et ayant pour thème les vins de l’hémisphère sud. Disons que ça cadre bien avec le sujet principal de ce blogue, et en même temps c’était une bonne occasion de déguster à l’aveugle sur un thème assez large. Je préfère les dégustations à l’aveugle où le thème n’est pas trop restrictif, car&amp;nbsp;quand le terrain est trop balisé et les préjugés jouent en bonne partie leur rôle d’influence sur la perception. J’aurais d’ailleurs aimé goûter certains des vins de la dégustation sans avoir la moindre idée de leur provenance. Voici une brève revue des vins dégustés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gewurztraminer, 2008, Malborough, Seresin&lt;/strong&gt;: Le côté parfumé évoquant pour moi le savon m’a fait bien identifier le cépage, mais j’ai aussi pensé au Torrontès et au Viognier. Le vin est floral, avec un fruit de pêche et de mangue, balancé par une légère amertume. Seresin est un producteur réputé de Nouvelle-Zélande, et je me serais attendu à un peu mieux compte tenu de sa réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;PREMIÈRE VAGUE&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pinot Noir, 2008, Elgin, Paul Cluver Estate&lt;/strong&gt;: Ce vin était bien typique de son cépage, avec des arômes de fraises et une touche végétale souvent rencontrée dans les vins de Pinot. En bouche le vin est équilibré, avec un doux fruité intense et une bonne longueur. Bon vin de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Première Sélection, 2001, Stellenbosch, Morgenhof Estate&lt;/strong&gt;: Cet assemblage de cépages bordelais m’a bien eu, puisque je pensais avoir affaire à un Cabernet de Maipo d’une dizaine d’années. Comme quoi le Chili n’a pas le monopole du cassis et du menthol. Bonne intensité en bouche, avec un fruité un peu sur la douceur et une bonne longueur. Beau vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cabernet Sauvignon, Cuvée Alexandre, 2008, Colchagua, Casa Lapostolle&lt;/strong&gt;: L’exemple parfait du vin trop jeune où la barrique vient masquer la typicité. Je n’ai pas reconnu le cépage dans ce vin et par défaut, à cause de la maturité du fruit et de sa richesse j’ai dit Shiraz. Arômes de caramel et de pâtisserie qui couvrent le fruit noir mature. Le vin est très concentré et très long. Belle qualité qui se révélera vraiment dans 10 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Clos de los Siete, 2003, Mendoza, Michel Rolland&lt;/strong&gt;: Autre confirmation que ce vin n’est pas dans ma palette de goût. Il est encore marqué par le bois avec des arômes de bran de scie. C’est très concentré et très long, mais pour l’équilibre on repassera. Une autre preuve pour moi que concentration et longueur faussent parfois les données, et sont souvent les critères utilisés pour décerner de grosses notes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;DEUXIÈME VAGUE&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cabernet Sauvignon, Reserva, 1996, Aconcagua, Errazuriz&lt;/strong&gt;: Un des deux vins que j’avais apporté dans l’espoir de démontrer à mes collègues de dégustation les vertus de la garde de vins sud-américains abordables et bien choisis. Ce Reserva, 1996, ne m’a pas déçu, au contraire. J’ai été surpris par l’équilibre en bouche et le vivacité du fruit encore bien présent. Pour ce qui est du nez, il fallait aimer les arômes d’évolution, de sous-bois et d’humus qui dominaient la palette aromatique. J’ai hâte que la profondeur de ma cave me permette d’ouvrir ce type de bouteille sur une base très régulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pinot noir, 2006, Central Otago, Prophet’s Rock Vineyard&lt;/strong&gt;: J’ai perçu un côté Pinot dans ce vin de par son fruit rouge, mais ce n’était pas le vin de ce cépage le plus typique, si bien que certains commentaires évoquant autre chose m’on fait douter. J’ai peu de notes sur ce vin, et cela montre bien qu’il ne dégageait rien de particulier. Pas mauvais, mais est passé facilement sous le radar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pinot noir, 2007, Central Otago, Amisfield&lt;/strong&gt;: Deuxième Pinot de suite de Central Otago, mais fort contraste de personnalité. Autant le Prophet’s Rock était effacé, autant le Amisfield m’a semblé démonstratif et presqu’une caricature en terme de typicité. Le vin fait très Pinot, mais n’est pas le plus subtil, avec beaucoup de fruits rouges, de la cannelle et cette touche végétale présente dans tellement de vins de ce cépage. Le vin est concentré et long, avec un bon équilibre global.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;TROISIÈME VAGUE&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Shiraz Blueprint, 2008, Stellenbosch, De Trafford&lt;/strong&gt;: J’ai commenté ce vin sur ce blogue en janvier dernier. Malgré cela je ne l’ai pas reconnu et n'ai pas identifié le cépage. L’aspect boisé m’est apparu plus présent que lorsque dégusté en solo, peut-être est-ce dû au fait que les deux autres vins de cette vague montraient des profils évolués bien différents. Néanmoins je ne change pas d’idée à son sujet. Il s’agit d’un vin de belle qualité qui s’améliorera avec quelques années de plus en bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cabernet Sauvignon, Estate, 1999, Aconcagua, Errazuriz&lt;/strong&gt;: En voyant un vin d’entrée de gamme de cet âge encore en bouteille on pourrait penser qu’il était farfelu de le garder si longtemps. Pourtant, je connais bien des dégustateurs qui auraient levé le nez sur ce vin en jeunesse et qui en pure aveugle se seraient fait avoir par le profil que montrait celui-ci après presque 12 ans passés en bouteille. Ce n’était pas un grand vin, mais il était impeccable et montrait un beau profil évolué qui ne s’obtient que par une garde patiente. Un vin renversant compte tenu de son prix d’origine et de son rang dans la gamme Errazuriz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cabernet Sauvignon, 1999, Lujan de Cuyo, Mendoza, Weinert&lt;/strong&gt;: Ce vin était ma deuxième offrande de la soirée,&amp;nbsp;et comme dans le cas des vins de Errazuriz, montrait bien qu’en Amérique du Sud comme ailleurs, l’identité du producteur est primordiale. Ce vin fut le favori de la soirée pour plusieurs et montrait un profil caractéristique des vins de Weinert qui ont une dizaine d’années dans le corps. Beau nez de vin mi-évolué, avec encore un beau fruit et complété par de subtiles notes de thé, d’humus et de feuilles mortes. En bouche, le profil est plus jeune, avec une structure raffinée évoquant des vins bien plus chers. J’avais acheté une caisse de ce vin à 15$ la bouteille!!! M’en reste huit ou neuf. Bien du plaisir à venir encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;LIQUOREUX&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gewurztraminer, Vendanges tardives, 2008, Curico, Vina Montes&lt;/strong&gt;: J’ai commenté ce vin sur le blogue en début d’année. Fidèle à mes perceptions d’alors, mais à l’aveugle le côté botrytis évoque le Sauternes, alors que le côté floral du&amp;nbsp;cépage contredit cette impression. Beau vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Torrontes, Vendanges tardives, 2009, Cafayate, Boegas Etchart&lt;/strong&gt;: Autre vin dont j’ai déjà parlé sur ce blogue, en novembre 2009, mais dans le millésime 2007. Ce 2009 m’est apparu fidèle au souvenir que j’avais de ce vin au fort RQP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=21&amp;amp;t=17633&amp;amp;start=15"&gt;http://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=21&amp;amp;t=17633&amp;amp;start=15&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/shiraz-blueprint-2008-stellenbosch-de.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/shiraz-blueprint-2008-stellenbosch-de.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/gewurztraminer-vendanges-tardives-2008.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/01/gewurztraminer-vendanges-tardives-2008.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/torrontes-vendanges-tardives-2007.html"&gt;http://levinauxantipodes.blogspot.com/2009/11/torrontes-vendanges-tardives-2007.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2022650606755171847?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2022650606755171847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-hemisphere-sud.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2022650606755171847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2022650606755171847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/degustation-hemisphere-sud.html' title='Dégustation Hémisphère Sud'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-3_86ZXzN9sQ/TYPJ8d_mtZI/AAAAAAAAASQ/YaQiB7McNQw/s72-c/leyda+231.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2873458432663588755</id><published>2011-03-15T23:12:00.010-04:00</published><updated>2011-07-17T22:10:23.930-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cabernet Sauvignon'/><title type='text'>LE DIX DE LOS VASCOS, 2008, COLCHAGUA, VINA LOS VASCOS</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-LHJZBCpuAQM/TYAqz40yPZI/AAAAAAAAASM/W1c89999fW0/s1600/leyda+233+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" q6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-LHJZBCpuAQM/TYAqz40yPZI/AAAAAAAAASM/W1c89999fW0/s400/leyda+233+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le groupe Domaines Barons de Rothschild, propriétaire, entre autre, du Château Lafite-Rothschild, a acheté une participation majoritaire dans Los Vascos en 1988, et depuis 1996, son partenaire chilien est le groupe Claro. Un holding qui est aussi propriétaire de Santa Rita et de Vina Carmen au Chili. Los Vascos, c’est d’abord un très grand vignoble de 540 hectares, situé à l’ouest de la vallée de Colchagua, à 40 km du Pacifique. Il est planté à 95% de Cabernet Sauvignon. Le Dix de Los Vascos fut créé en 1998, à partir des meilleures lots de Cabernet du millésime 1996, pour commémorer les dix ans d’implication de Rothschild dans Los Vascos. Ce vin est élaboré en grande majorité avec du Cabernet Sauvignon provenant d’une parcelle appelée “Los Frailes”, dont les vignes ont 50 ans d’âge. Un peu de Carmenère vient compléter l’assemblage. L’élevage se fait pour environ 18 mois en barriques neuves de chêne français provenant en partie de la tonnellerie de Rothschild à Pauillac. Selon l’auteur britannique Peter Richards, grand connaisseur du Chili et de ses vins, “Le Dix” a pris un tournant qualitatif marqué en 2001 sous l’impulsion du vinificateur chilien Marco Puyo, qui a oeuvré pour le groupe de 2001 à 2006. Selon l’expression de Richards, “Le Dix” est alors passé de “wannabe claret”, à un vin de Cabernet chilien complexe, raffiné et soyeux, dont le but ultime, selon Puyo, est l’élégance. Peter Richards affirme même que Puyo est arrivé à ses fins en défiant l’attitude un peu hautaine de ses patrons français qui croyaient alors que le vin avait plafonné qualitativement à cause des limites du terroir. Le 2004 m’avait déjà montré le caractère franco-chilien de cette cuvée et son très bon niveau qualitatif. Voyons ce qui en est avec ce 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est sombre et opaque. Au nez, le profil confirme d’entrée que l’on est face à un vin très jeune et ambitieux auquel on a appliqué une recette à la bordelaise. On y dénote de riches arômes de fruits noirs amalgamés à de jeunes arômes de barriques de chêne de grande qualité. Seul un très léger aspect mentholé, qui disparaît avec le temps, vient quelque peu trahir l’origine chilienne du vin. La classe et la profondeur sont indéniables, mais le plein potentiel reste à être révélé par du temps en bouteille. En bouche, c’est autre chose, et c’est là que l’on peut saisir pleinement la nature de la bête, si je puis dire. Dès la première gorgée on se rend compte pleinement que l’on a affaire à un vin de garde haut de gamme montrant un fruité éclatant et très concentré, allié à un boisé trop jeune mais de grande qualité. La matière est très dense et la structure compacte, avec une solide base d’amertume. La texture tannique est raffinée, alors que la finale montre une longueur de catégorie nettement supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vin garde l’influence bordelaise qu’on pouvait noter dans le 2004, mais il est passablement plus puissant et concentré. En fait, le seul véritable reproche que je puisse lui faire c’est d’avoir été mis en marché beaucoup trop tôt. C’est bien dommage, car il est probable qu’une majorité d’acheteurs ne garderont pas ce vin bien longtemps. Ceci dit, je conçois que certains amateurs aiment les sensations fortes, mais ce vin ne me semble clairement pas conçu pour une consommation hâtive. Selon moi il devrait être gardé au moins cinq ans pour être le moindrement approchable, et possède un potentiel indéniable pour la longue garde. À titre de comparaison, j’ai dégusté un Cabernet Sauvignon, Reserva, 1996 de Errazuriz, vendredi soir passé, et celui-ci était encore dans une belle forme, avec un beau fruit et un profil raffiné. Ce n’était qu’une autre de mes heureuses expériences de garde avec des rouges chiliens de type “Reserva”, c’est-à-dire des vins de milieu de gamme, de prix abordables et aux ambitions modérées. Dans ce contexte, je ne doute pas que cette cuvée haut de gamme “Le Dix” puisse évoluer harmonieusement sur une trentaine d’années. C’est vraiment un vin de grande qualité et au fort potentiel, offert à un prix qui me semble très avantageux (39.75$) si on compare avec ce qu’il faudrait débourser pour un vin de qualité similaire venant de Californie ou de Bordeaux. Cette comparaison s’applique aussi au Chili, car selon moi, ce vin n’a rien à envier en terme de qualité et de potentiel à des vins franco-chiliens à grosses notes vendus plus de deux fois plus chers, comme le Almaviva de Mouton Rotschild ou bien le Clos Apalta de Marnier Lapostolle. En plus, ce “Dix” ne laissera pas les amateurs d’étiquettes et de prestige à eux-mêmes. Ceux-ci pourront quand même faire bon effet en disant à leurs convives qu’il s’agit du grand vin chilien des propriétaires du Château Lafite Rothschild! Trêve de plaisanteries, car ce vin est vraiment sérieux, et mérite d’être abordé comme tel. Si vous avez une cave et croyez au potentiel des rouges chiliens en matière de garde, ce vin me semble un achat incontournable. C’est un vin de garde haut de gamme de prix abordable et un digne représentant du style franco-chilien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2873458432663588755?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2873458432663588755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/le-dix-de-los-vascos-2008-colchagua.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2873458432663588755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2873458432663588755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/le-dix-de-los-vascos-2008-colchagua.html' title='LE DIX DE LOS VASCOS, 2008, COLCHAGUA, VINA LOS VASCOS'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-LHJZBCpuAQM/TYAqz40yPZI/AAAAAAAAASM/W1c89999fW0/s72-c/leyda+233+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2360078039141880470</id><published>2011-03-12T19:03:00.005-05:00</published><updated>2011-07-23T21:33:33.305-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sauvignon Blanc'/><title type='text'>SAUVIGNON BLANC, SÉLECTION LIMITÉE, 2010, LEYDA, VINA MONTES</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-rml74OlEgoE/TXwJ9vcvPqI/AAAAAAAAAR8/XpshivtrmGY/s1600/leyda+232+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" q6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-rml74OlEgoE/TXwJ9vcvPqI/AAAAAAAAAR8/XpshivtrmGY/s400/leyda+232+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il faut parfois s’intéresser de près à une région pour connaître la petite histoire qui se cache derrière un vin. Ce Sauvignon Blanc de Vina Montes en est un bel exemple. L’étiquette nous dit qu’il s’agit d’un vin de Sauvignon Blanc originaire de la région de Leyda, produit par Vina Montes. C’est vrai, mais pas totalement. Il est intéressant de savoir que les raisins de Leyda entrant dans ce vin proviennent des vignobles de Vina Garces Silva, que l’on connaît ici au Québec pour ses vins vendus sous la marque Amayna. Mais il y autre chose à propos de ce vin que l’étiquette ne révèle pas, c’est qu’une partie des raisins entrant dans ce vin ne viennent pas de Leyda, mais plutôt du troisième millésime d’un très jeune vignoble planté par Vina Montes près du village de Zapallar, situé directement sur la côte du Pacifique. La fraîche côte du Chili continue de se développer. À partir de Leyda, et en remontant vers le nord, on a maintenant Lo Abarca à l’autre extrémité de San Antonio, puis la vallée Casablanca plus à l’intérieur des terres. Ensuite, au nord de Valparaiso, près de Concon, il y a la région de l’Aconcagua Costa avec les nouveaux vignobles côtiers de Errazuriz, puis environ 50 km encore plus au nord, il y a maintenant le vignoble de Vina Montes à Zapallar. Ce vin est donc une première occasion de goûter, du moins en partie, ce que peut déjà donner ce vignoble. À noter que Vina Montes devrait commencer à embouteiller des vins issus à 100% de Zapallar avec le millésime 2011. En plus du Sauvignon Blanc, on y cultive aussi du Chardonnay et du Pinot Noir. Pour ce qui de ce Sauvignon Blanc, Sélection Limitée, il est issu de fruits dont le rendement était limité à environ 35 hl/ha, vinifiés en inox seulement, sans fermentation malolactique. Le vin titre à 13.5% d’alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est de teinte jaune pâle aux reflets verdâtres. Le nez est frais et bien dégourdi, dominé par un arôme de zeste de pamplemousse, complété par l’aspect fruité du pamplemousse, ainsi que par des notes de citron, d’ananas, de poivron vert et d’herbe fraîchement coupée. En bouche, le vin se montre bien équilibré, avec une vive acidité bien absorbée par la matière généreuse qui enrobe un fruité d’agrume concentré et intense. Cela produit un vin qui a beaucoup de présence en milieu de bouche et une longueur de fort calibre en finale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes attentes étaient modérées face à ce vin et il m’a surpris en les surpassant allégrement. Il combine très bien les caractéristiques du Sauvignon plus mature, à celles plus végétales du fruit montrant moins de maturité, le tout soutenu par une superbe acidité. La concentration de ce vin et sa longueur sont dignes de vins vendus beaucoup plus chers, ce qui en fait à l’évidence un RQP de haut niveau pour les 16.85$ qu’en demande la SAQ. À titre de comparaison, et pour rester dans le même vignoble, je l’ai préféré au Sauvignon Blanc, Amayna, 2008, pour lequel notre monopole exige 25.00$. Le Montes est plus équilibré, plus complet et plus facile à boire. Vraiment c’est un très beau vin qui a fait un heureux mariage avec une salade de pâtes al limone incorporant du poivron vert. Je ne suis pas très fort en accord mets et vins, mais celui-ci est un de mes favoris où le perception du vin n’est pas altérée par la nourriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;amp;xhr=t&amp;amp;q=zapallar+chile&amp;amp;cp=5&amp;amp;wrapid=tljp129988844326508&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;hq=&amp;amp;hnear=Zapallar,+Chile&amp;amp;gl=ca&amp;amp;ei=yAt8Tfe5BITGlQeJ26XvBQ&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=geocode_result&amp;amp;ct=image&amp;amp;resnum=1&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CB4Q8gEwAA"&gt;http://maps.google.ca/maps?hl=fr&amp;amp;xhr=t&amp;amp;q=zapallar+chile&amp;amp;cp=5&amp;amp;wrapid=tljp129988844326508&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;hq=&amp;amp;hnear=Zapallar,+Chile&amp;amp;gl=ca&amp;amp;ei=yAt8Tfe5BITGlQeJ26XvBQ&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=geocode_result&amp;amp;ct=image&amp;amp;resnum=1&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CB4Q8gEwAA&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-2360078039141880470?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/2360078039141880470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/sauvignon-blanc-edition-limitee-2010.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2360078039141880470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/2360078039141880470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/sauvignon-blanc-edition-limitee-2010.html' title='SAUVIGNON BLANC, SÉLECTION LIMITÉE, 2010, LEYDA, VINA MONTES'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-rml74OlEgoE/TXwJ9vcvPqI/AAAAAAAAAR8/XpshivtrmGY/s72-c/leyda+232+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-5367251795573498559</id><published>2011-03-07T12:43:00.001-05:00</published><updated>2011-03-07T12:44:05.949-05:00</updated><title type='text'>La vérité n'est pas dans le vin</title><content type='html'>Très bon article aujourd'hui de la part de Marc-André Gagnon du site Vin Québec. Depuis que je participe à des dégustations collectives à l'aveugle, la différence de perception et d'appréciation des arômes entre dégustateurs est ce qui m'a le plus marqué.&amp;nbsp;Si on ajoute aux différences biologiques les différences psychologiques qui peuvent aussi très fortement altérer la perception et l'appréciation&amp;nbsp;du vin.&amp;nbsp;C'est à se demander pourquoi&amp;nbsp;on perd son temps à écrire des commentaires de dégustation. Ça montre aussi toute l'inutilité des notes très précises sur 100 points. Ça explique aussi pourquoi le vin est si intimidant pour les non initiés, et pourquoi on peut percevoir du snobisme chez ceux qui pensent s'y connaître et croient pouvoir y trouver une vérité absolue. On dit souvent que le vin est rassembleur et&amp;nbsp;qu'il favorise le partage. C'est&amp;nbsp;peut-être vrai à cause du rôle de lubrifiant social de l'alcool, losque consommé à&amp;nbsp;dose modérée. Mais il semblerait que le vin exerce aussi la retenue et la politesse, car bien souvent on partagera sans mot dire un liquide qui sera perçu bien différemment entre les convives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lumière de tout cela, devrait-on cesser de parler de vin et d'écrire à son sujet? Je ne pense pas. Car au-delà des divergences, il existe aussi des convergences entre certains dégustateurs. Je pense aussi qu'être conscient des différences possibles entre individus consitue une façon d'être moins tranché dans nos commentaires. C'est une chose que j'ai apprise en me confrontant à des dégustateurs qui n'avaient pas la même perception, ni la même détestation que moi&amp;nbsp;pour les arômes phénolés de Brettanomyces. La vérité n'est pas dans le vin, car elle peut changer selon les individus. Il faut juste apprendre à se connaître comme dégustateur, en tentant de rester ouvert et humble, nos sens olfactif et gustatif étant tellement imprécis et psychologiquement influencables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://vinquebec.com/node/8200"&gt;http://vinquebec.com/node/8200&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-5367251795573498559?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/5367251795573498559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/la-verite-nest-pas-dans-le-vin.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5367251795573498559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/5367251795573498559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/la-verite-nest-pas-dans-le-vin.html' title='La vérité n&apos;est pas dans le vin'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-4552058592729130645</id><published>2011-03-05T17:36:00.002-05:00</published><updated>2011-07-23T21:41:36.220-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pinot Noir'/><title type='text'>PINOT NOIR, RESERVA, 2008, CASABLANCA, VINA MORANDÉ</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-eTjt3tVxkX4/TXK64AB9r1I/AAAAAAAAAR0/8Ysepc1_7_w/s1600/leyda+225+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" l6="true" src="https://lh4.googleusercontent.com/-eTjt3tVxkX4/TXK64AB9r1I/AAAAAAAAAR0/8Ysepc1_7_w/s400/leyda+225+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue de passer en revue les quelques vins de Pinot Noir chiliens sur lesquels j’ai pu récemment mettre la patte. Cette fois-ci on continue avec un autre vin venant de la vallée de Casablanca, et produit par Pablo Morandé, une figure de proue de l’oenologie chilienne, et l’homme à l’origine du développement de la vallée de Casablanca y ayant planté les premières vignes en 1982 à titre personnel, car son employeur du temps, Concha y Toro, ne croyait dans le potentiel de la vallée. Les choses ont bien changé depuis, n’empêche que cette décision de Morandé marquait le premier pas du Chili vinicole hors du confort de la chaude vallée centrale. Bien d’autres pas allaient suivre par la suite, pour amplifier le mouvement vers des régions plus fraîches, ce qui permet aujourd’hui au Chili d’être un pays à l’offre beaucoup plus diversifiée et à la qualité croissante. Après avoir quitté Concha y Toro, Pablo Morandé a fondé Vina Morandé en 1996 avec l’aide de partenaires financiers. Il y a eu des hauts et des bas lors des premières années, mais c’est aujourd’hui une maison qui produit une gamme variée de vins provenant de plusieurs régions du pays. C’est aussi un producteur qui sous l’impulsion de son fondateur continue d’innover, le meilleur exemple étant la plantation en 2004 et 2005 de deux nouveaux vignobles qui fonderont l’assise de la maison pour les années à venir. Ces deux vignobles, dont l’un est situé dans Casablanca, et l’autre dans l’alto Maipo,&amp;nbsp;sont caractérisés par une très forte densité de 10,000 plants à l’hectare, alors que la norme chilienne se situe autour de 4,000. La densification de la plantation, tout comme la plantation à flanc de montagne et l’usage de porte-greffes sont des pratiques qui gagnent de plus en plus d’adeptes au Chili chez les producteurs ayant de hautes ambitions qualitatives. Bien sûr, cet abordable Pinot Noir, Reserva, n’a pas cette ambition. Il ne vient d’ailleurs pas du nouveau vignoble à haute densité, mais d’un vignoble voisin plus ancien. Il est élaboré par Macarena Morandé, la fille de Pablo qui suit les traces de son père. Les vendanges sont manuelles, suivies par une longue macération à froid, et d’une fermentation à basse température ayant pour but de générer des arômes plus délicats. Le vin est ensuite élevé pendant 10 mois en tonneaux de chêne français. Il titre à 14.6% d’alcool pour un pH de 3.38 et 2.5 grammes par litre de sucres résiduels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est d’un beau rubis éclatant et translucide, Le nez est séduisant et dégage un heureux mélange d’arômes de fruits rouges (cerise, fraise), de réglisse et de pâtisserie, complétés par une note terreuse et très léger aspect végétal frais. En bouche, le vin est d’une belle fraîcheur, avec un fruité vif et intense et une faible extraction tannique. Cette très faible présence tannique fait qu’on se retrouve avec un rouge qui donne une impression tactile en bouche le rapprochant d’un vin blanc. La bonne concentration de saveurs donne une belle présence au vin en milieu de bouche. La finale est harmonieuse, avec une persistance de bon niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vin se vend pour environ la moitié du prix du Tobiano de Kingston ou du 20 Barrels de Cono Sur, mais pour employer un cliché, je dirais il est bien loin d’être la moitié moins bon. En fait, je dirais qu’il se situe pas très loin derrière les deux autres en terme de qualité, et que certains dégustateurs pourraient même le préférer à cause de son aspect tannique très léger. Une chose est sûre, à seulement 15$ il s’agit d’un super RQP et assurément le meilleur vin de Pinot Noir de ce prix que j’ai eu la chance de goûter. Qu’un vin de ce prix puisse offrir un tel niveau de qualité me semble un signe très positif en ce qui a trait au potentiel de ce cépage au Chili. Pour ce qui est de Vina Morandé, la cuvée House of Morandé, 2001, m’a déjà prouvé le haut niveau qualitatif que ce producteur peut atteindre. Il faut savoir que Pablo Morandé est celui qui a créé le fameux Don Melchor de Concha y Toro. Toutefois, j’aimerais bien découvrir d’autres vins de ce producteur dans le futur, dont un Carignan de Maule qui est semble-t-il très bon. J’aimerais aussi pouvoir goûter les résultats issus de ces deux jeunes vignobles plantés à haute densité. Le Chili continue d’évoluer rapidement, et Vina Morandé est assurément un des producteurs à suivre dans ce contexte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-4552058592729130645?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/4552058592729130645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/pinot-noir-reserva-2008-casablanca-vina.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4552058592729130645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/4552058592729130645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/03/pinot-noir-reserva-2008-casablanca-vina.html' title='PINOT NOIR, RESERVA, 2008, CASABLANCA, VINA MORANDÉ'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-eTjt3tVxkX4/TXK64AB9r1I/AAAAAAAAAR0/8Ysepc1_7_w/s72-c/leyda+225+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-940313051178659436</id><published>2011-02-28T14:49:00.002-05:00</published><updated>2011-07-23T21:41:36.220-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pinot Noir'/><title type='text'>PINOT NOIR, 20 BARRELS, 2008, CASABLANCA, VINA CONO SUR</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-j91NTXwO-70/TWv8JwcjNRI/AAAAAAAAARw/HWsnFxSlkkY/s1600/leyda+226+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" l6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-j91NTXwO-70/TWv8JwcjNRI/AAAAAAAAARw/HWsnFxSlkkY/s400/leyda+226+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le deuxième vin de mon petit spécial Pinots chiliens. Vina Cono Sur, une filiale de Concha y Toro, a été un pionnier au Chili dans la culture de ce cépage, mais malheureusement, pendant longtemps sur des terroirs totalement inapropriés, comme la chaude vallée Colchagua où sont situés le siège social et les chais de vinification de la maison. En ce sens, le parcours de ce producteur est le reflet de celui de l’industrie vinicole chilienne dans son ensemble qui a pris du temps à réaliser l’importance d’un bon couplage cépage-terroir pour l’obtention de vins de qualité. Et dans le cas du Pinot Noir, ce mariage est d’autant plus important, le cépage étant sensible à l’excès de chaleur. Cono Sur produit beaucoup de vins de Pinot Noir bas de gamme dont les fruits viennent encore de la chaude vallée centrale. C’est un des plus grands producteurs de vins de ce cépage au monde en terme de volume. Heureusement, les cuvées supérieures de la maison, comme ce 20 Barrels et la cuvée phare de la maison, appelée “Occio”, proviennent de vignobles plantés dans la fraîche vallée de Casablanca. Les raisins pour ce vin viennent à 80% du vignoble El Triangulo appartenant à Concha y Toro qui y produit son Sauvignon Blanc de la gamme Terrunyo et sa top cuvée de Chardonnay, appelée Amelia. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est d’une belle teinte rubis passablement translucide. Le nez est volubile et exprime des arômes variés de fruits rouges typiques du cépage, auxquels s’intègrent de fines notes d’herbes aromatiques et d’épices douces, ainsi qu’un léger aspect terreux et une subtile touche florale. Beau nez de Pinot montrant une bonne complexité, et où le fruit tient le premier rôle, avec un aspect boisé très discret. En bouche, on retrouve un vin équilibré, souple et tendu comme la corde d’un arc, propulsant un fruité doux et intense. La qualité de la matière est palpable en milieu de bouche, avec ce mélange de concentration et de légèreté qui fait la marque des bons vins de ce cépage. La texture est lisse et satinée ce qui contribue au charme de l’ensemble. La finale garde la cap, avec toujours ce fruit acidulé intense agrémenté de fines notes épicées se déployant sur une très bonne longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ce vin, on a clairement affaire à un Pinot de grande qualité, avec une belle matière concentrée, une fine texture et une très bonne persistance. Il est toutefois à noter que c’est un autre rouge chilien de climat frais dans lequel l’acidité joue un rôle prépondérant qui marque le style du vin, en donnant au fruité un aspect très vif. Personnellement, j’apprécie cet aspect, mais il pourrait ne pas plaire à tous. Toutefois, comme le vin est encore très jeune, je suis convaincu que ce caractère s’adoucira avec quelques années de garde pour lui permettre de se montrer sous un aspect plus fondu et abordable. Le producteur dit de ce vin qu’il est issu de fruits du Nouveau-Monde vinifiés selon la tradition bourguignonne. Je crois que cette affirmation résume bien l’impression qui se dégage de celui-ci. Il m’est apparu très typique du cépage, et par certains aspects il rappelle la Bourgogne, mais d’un autre côté, la nature un peu douce du fruit, surtout dans sa prime jeunesse actuelle, indique bien son origine Nouveau-Monde. Bien sûr, les puristes pourraient n’y voir que l’aspect Nouveau-Monde, mais moi je pense vraiment que c’est un vin au style hybride qui tient des deux mondes. Je pense aussi que c’est un vin qui sera apprivoisé par plus de temps en bouteille, même s’il s’agit déjà d’une expérience intéressante pour qui n’est pas intégriste dans ses préférences stylistiques. Ce vin a été choisi en janvier 2010 comme gagnant dans la catégorie Pinot Noir par un jury canadien, lors des “Wines of Chile Awards”, jury qui comptait dans ses rangs les québécois Bill Zacharkiw et Nick Hamilton. Les résultats de ce type de concours sont toujours un peu aléatoires, même avec de très bons dégustateurs, mais un an plus tard, en dégustant ce vin, je me disais que nos experts n’avaient assurément pas fait un mauvais choix. On dit souvent que l’échelle RQP pour le Pinot Noir est différente, qu’il faut débourser plus pour obtenir le même niveau de qualité. En ce sens, pour les 28$ demandés par la SAQ, ce vin représente à mon avis un très bon RQP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-940313051178659436?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/940313051178659436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/pinot-noir-20-barrels-2008-casablanca.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/940313051178659436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/940313051178659436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/pinot-noir-20-barrels-2008-casablanca.html' title='PINOT NOIR, 20 BARRELS, 2008, CASABLANCA, VINA CONO SUR'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-j91NTXwO-70/TWv8JwcjNRI/AAAAAAAAARw/HWsnFxSlkkY/s72-c/leyda+226+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-7992530734351831852</id><published>2011-02-26T16:00:00.002-05:00</published><updated>2011-02-26T16:00:40.836-05:00</updated><title type='text'>La levure génétiquement modifiée canadienne</title><content type='html'>Un sujet qui a fait parler cette semaine sur la petite planète-vin, alors qu’on apprenait qu’une levure OGM canadienne, appelée ML-01, tentait de percer le marché européen, alors qu’elle est déjà autorisée aux États-Unis depuis 2003, et depuis 2006 au Canada. Ma première réaction à la lecture de cette nouvelle a été de me dire que ça ne servait à rien de se rendre jusqu’à l’utilisation d’une levure OGM, car il existe déjà une solution naturelle si on veut éviter le risque des amines biogènes, soit la co-inoculation avec levures et bactéries lactiques sélectionnées. Bien sûr, certains sont même contre l’usage de micro-organismes sélectionnés, mais là on tombe carrément dans l’idéologie. Ceux qui rejettent cette approche de sélection devraient s’assurer de ne pas boire de vins issus de clones de cépages ou de vignes greffées sur des portes greffes sélectionnés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on le veuille ou non, l’élaboration du vin est basée sur la maîtrise d’organismes vivants par l’homme, que ce soit au vignoble ou au chai. Le bon vigneron ne laissera pas ses vignes pousser au gré de la nature. La plantation même d’un vignoble est le premier acte de contrôle humain. Ensuite, on parle de conduite de la vigne. Ce qui évoque clairement le contrôle humain sur la croissance de celle-ci. Alors il faut arrêter de percevoir le vin comme un produit naturel. Le vin est issu du génie humain par le contrôle de matériel végétal et microbiologique. Le vin est en quelque sorte la première manifestation de ce qu’on appelle aujourd’hui la biotechnologie. Ceci dit, ça ne veut pas dire que tout devrait être permis lors de son élaboration. Il y a selon moi des limites à ne pas franchir, et l’utilisation de levures OGM en est clairement une. Pas parce que le vin issu de l’usage d’une telle levure pourrait être dangereux. Non, simplement parce modifier le vivant n’est pas un acte anodin, surtout quand ce n’est pas nécessaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont donc pas les propriétés de cette levure qui m’embêtent. La modification de celle-ci est mineure. On lui a juste ajouté un gène codant pour l’expression d’une enzyme permettant de dégrader l’acide malique en acide lactique. Il n’y aura pas de poison produit par cette levure à cause de cela, et de l’autre côté, il est bien possible que la bio-synthèse de produits dangereux soit évitée par son usage. Mais encore une fois, il existe des alternatives naturelles atteignant le même but. Alors pourquoi modifier des organismes vivants si cela n’est pas absolument nécessaire? Dans ce contexte, mon opposition aux OGM va bien au-delà de cette simple levure et relève plutôt d’un sage principe de précaution. D’un autre côté, il est clair que l’action des bactéries lactiques post-FA a pour effet d’augmenter la concentration de plusieurs molécules, dont certaines comme les amines biogènes sont non désirables, autant pour des question de santé que pour des questions organoleptiques. Avez-vous vraiment le goût d’avoir de la cadavérine et de la putrescine dans votre verre de vin? Juste les noms vous donnent une idée de l’arôme. Bien sûr, pour ce qui est de l’impact aromatique ou de la toxicité, tout est une question de concentration. Sinon le contenu d’un verre de vin pourrait être comparé à un magasin de chimie, tellement le vin contient de produits toxiques si ingérés à fortes doses. Il est donc très facile de faire de la démagogie en nommant des molécules simplement présentes dans le vin, mais à de très faibles concentrations. Il faut donc faire attention à la façon dont on présente les choses. Pour moi, il est clair que l’opposition aux OGM devrait être motivée par un souci de protection des écosystèmes à long terme, bien plus que pour des raisons de sécurité alimentaire à court terme. En cette matière, la nature laissée à elle-même est à mon sens plus dangereuse que la fameuse levure ML-01.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-7992530734351831852?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/7992530734351831852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/la-levure-genetiquement-modifiee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7992530734351831852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/7992530734351831852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/la-levure-genetiquement-modifiee.html' title='La levure génétiquement modifiée canadienne'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-6520944970229325683</id><published>2011-02-25T06:12:00.001-05:00</published><updated>2011-07-23T21:41:36.221-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pinot Noir'/><title type='text'>PINOT NOIR, TOBIANO, 2008, CASABLANCA, KINGSTON FAMILY VINEYARD</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-82Rp5PSvjIw/TWeOonQSoeI/AAAAAAAAARs/AE3O5RA97nw/s1600/leyda+206.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" l6="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-82Rp5PSvjIw/TWeOonQSoeI/AAAAAAAAARs/AE3O5RA97nw/s400/leyda+206.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’offre de bons vins chiliens, lentement mais sûrement, va en s’améliorant à la SAQ et en importation privée. Des vins de nouvelles régions et de cépages différents sont maintenant disponibles. Le Chili ne se résume plus aux vins de cépages bordelais issus de la vallée centrale. Ainsi donc, j’entame avec ce Tobiano de Kingnston Family un petit spécial sur le Pinot Noir chilien. Un cépage particulier, difficile à maîtriser, qu’un nombre croissant de producteurs chiliens installés sur des terroirs frais tentent d’apprivoiser. Pour ce faire on engage parfois des consultants étrangers, comme le californien Byron Kosuge dans le cas de Kingston, ou bien des bourguignons comme Pascal Marchand chez Veranda, ou bien Martin Prieur chez Cono Sur. Ceci sans compter les spécialistes étrangers du Pinot qui se lancent directement, comme Nicolas Potel, ou bien Kevin Harvey de Rhys Vineyards, ou encore Louis-Michel Ligier Belair qui tous développent actuellement de nouveaux projet dans la fraîche vallée de Bio Bio. Bien sûr, le Pinot Noir est un cépage qui est encore très loin d’avoir atteint son plein potentiel au Chili, mais de plus en plus de vins intéressants, souvent issus de très jeunes vignes, font leur apparition à chaque année sur le marché. Selon ce que j’ai pu goûté jusqu’à maintenant, j’ai confiance que le Pinot Noir pourra suivre les traces déjà remarquables de la Syrah au Chili. Toutefois, le processus sera plus lent, car le Pinot n’a pas la versatilité de la Syrah. La courbe d’apprentissage sera moins marquée, mais pourrait atteindre le même niveau de qualité, à terme. Donc, pour entamer cette petite revue, je commence avec un deuxième vin de Kingston Family. Deuxième parce qu’il suit sur ce blogue la superbe Syrah, Bayo Oscuro, du même producteur, et deuxième car c’est le rang qu’il occupe dans la hiérarchie des Pinots de Kingston Family derrière la top cuvée appelée Alazan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe est d’une jolie teinte rubis assez translucide. Le nez est très discret à l’ouverture, et gagne un peu en expressivité quelques heures plus tard. À ce moment on peut y distinguer des arômes de fruits rouges, particulièrement la fraise, auxquels s’entremêlent des notes épicées rappelant un peu la cannelle, ainsi qu’un aspect terreux particulier. Heureusement, la bouche se montre plus volubile, et ce dès le départ, bien qu’elle gagne quelque peu en harmonie avec les heures d’exposition à l’air. Ce qui frappe dès le départ avec ce vin c’est la présence soyeuse et lisse, qui avec le gras sous-jacent, donne presqu’une impression d’onctuosité à l’ensemble. De manière un peu paradoxale, cet aspect tactile aguichant sert de support pour révéler un vin beaucoup plus sérieux au niveau des saveurs. Celles-ci reflètent bien les arômes perçus au nez, mais en terme gustatif, malgré une bonne intensité, il se dégage une impression de quasi austérité. Je dis quasi, car austérité est un mot trop fort, mais disons qu’on est loin du Pinot Noir du Nouveau-Monde au profil doux et très exubérant. Ce Tobiano est à la fois caressant et réservé. La combinaison de ces deux caractères procure un effet de contraste intéressant qui demande à être apprivoisé au fil de la dégustation. La finale poursuit dans l’effet de contraste que je viens d’évoquer, offrant du même coup une bonne persistance des saveurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Pinot Noir a laissé un peu perplexe le dégustateur que je suis. Un vin comme assis entre deux chaises, qui s’offre et se refuse un peu dans le même mouvement. Un vin ambivalent qui m’est apparu à la fois sensuel et cérébral. Quand même, si je dois porter un verdict, je ne peux que reconnaître la qualité d’ensemble, et laisser la porte ouverte pour le futur, chose qu’on refuse trop souvent à des vins de ce prix et de cette origine. Dans son état actuel, à 27.40$, le vin n’est pas une grande aubaine, compte tenu de son origine. Il existe des Pinots chiliens de qualité similaire offert à un meilleur prix. Toutefois, dans le contexte de l’offre mondiale en vins de Pinot Noir, ce vin me semble tout à fait compétitif. C’est un vin à essayer si on veut mieux connaître ce que j’appelle le Nouveau-Chili. C’est aussi une façon de se familiariser avec un producteur élite comme Kingston Family. Aussi, je pense qu’il y a de bonne chance pour que ce vin se présente mieux après deux ou trois ans de garde. J’avais vécu cette expérience avec le Pinot Noir, Oda, 2005, Bio Bio de Veranda. J’avais obtenu deux bouteilles de ce vin par le courrier vinicole. La première m’avait laissé un peu sur ma soif, même si la qualité était évidente, alors que la deuxième, ouverte deux ans plus tard, ne laissait pas de doute et faisait regretter que ce soit la dernière. Je vais donner cette chance à ce très jeune Tobiano.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-6520944970229325683?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/6520944970229325683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/pinot-noir-tobiano-2008-casablanca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6520944970229325683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/6520944970229325683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/pinot-noir-tobiano-2008-casablanca.html' title='PINOT NOIR, TOBIANO, 2008, CASABLANCA, KINGSTON FAMILY VINEYARD'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-82Rp5PSvjIw/TWeOonQSoeI/AAAAAAAAARs/AE3O5RA97nw/s72-c/leyda+206.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-992098361815630874</id><published>2011-02-22T15:57:00.001-05:00</published><updated>2011-02-22T16:00:58.003-05:00</updated><title type='text'>DONA BERNARDA, 2002, COLCHAGUA, LUIS FELIPE EDWARDS</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-aFb6Yu5aW84/TWQjB7jiBRI/AAAAAAAAARo/0aIGQ3krTHg/s1600/leyda+207+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" j6="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-aFb6Yu5aW84/TWQjB7jiBRI/AAAAAAAAARo/0aIGQ3krTHg/s400/leyda+207+%25282%2529.jpg" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis mon léger coup de sonde dans mes réserves de rouges chiliens ayant maintenant quelques années de garde dans le corps. Je reste dans la vallée de Colchagua, mais cette fois avec un vin d’assemblage de Cabernet Sauvignon (65%), Petit Verdot (30%) et Cabernet Franc (5%)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La robe ne montre aucune trace d’évolution, sombre et impénétrable. Le nez emboîte le pas du refus des signes de l’âge, en exhibant de doux arômes de fruits noirs intenses et profonds, amalgamés à des notes de réglisse et de pâtisserie, complétés par une touche d’herbes aromatique et un très léger caractère de poivron rouge. La bouche est elle aussi marqué au sceau de la jouvence, avec une attaque vigoureuse qui déploie un fruité riche et vif, bien supporté par une solide base d’amertume, et auquel s’entremêlent des notes doucement épicées. Aucune saveur du profil gustatif ne peut être associée à un signe d’évolution. Le vin se montre sous un jour de jeunesse apparemment inoxydable. Cela se confirme en milieu de bouche où la matière fruitée est dense et intense, avec un fort niveau de concentration et un volume contenu. La présence tannique est solide, avec un léger grain qui apporte un aspect de virilité qui contraste avec la relative douceur du fruit. La finale est très intense, tout d’un bloc et manquant pour le moment d’harmonie, mais montre une longueur franchement impressionnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vin donne raison à tous ceux qui pensent que le vin chilien ne peut pas vieillir! Car c’est bien ce que ce vin démontre à ce stade, soit un refus apparent de vieillir, tellement son profil de jeunesse semble inaltéré. En ce sens, le vin m’est apparu encore très fougueux et assez loin d’un équilibre idéal, toutefois, j’ai été impressionné par sa concentration et sa très bonne persistance en bouche. J’ai relu mes notes de dégustation de 2006 sur ce vin, et celui-ci m’est apparu pas mal plus sauvage et viril qu’alors, avec un profil un peu baroque. Un vin impressionnant en un sens, à cause de l’intensité, de la concentration et de la persistance en finale, mais manquant pour le moment de fini. Il faut dire qu’au mieux on voit les rouges chiliens de bon niveau, comme des vins de moyenne garde. Toutefois, depuis une dizaine d’années, les cuvées plus ambitieuses se sont multipliées. Il y aura sûrement des succès et des déceptions parmi ces vins. Mais à goûter un vin comme ce Dona Bernarda, il me semble que la fenêtre de garde de ces vins sera beaucoup plus étendue et que parler de 25 ans n’aura dans bien des cas rien de farfelu. Il me semble que ce Dona Bernarda a ce qu’il faut pour bien évoluer jusque vers les 2025. Non! Je ne suis pas Jay Miller!!!! Quoi qu’il en soit, il m’en reste trois bouteilles et je n’ouvrirai pas la prochaine avant de nombreuses années. Le millésime 2007 est actuellement offert à la SAQ. Je n'ai pas encore goûté le vin, mais&amp;nbsp;le producteur a amélioré le contraste de l'étiquette, ce qui donne à la fameuse Dona Bernarda un air moins fantomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8281064301801310792-992098361815630874?l=levinauxantipodes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/feeds/992098361815630874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/dona-bernarda-2002-colchagua-luis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/992098361815630874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8281064301801310792/posts/default/992098361815630874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://levinauxantipodes.blogspot.com/2011/02/dona-bernarda-2002-colchagua-luis.html' title='DONA BERNARDA, 2002, COLCHAGUA, LUIS FELIPE EDWARDS'/><author><name>Claude Vaillancourt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08510462205136361381</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-aFb6Yu5aW84/TWQjB7jiBRI/AAAAAAAAARo/0aIGQ3krTHg/s72-c/leyda+207+%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8281064301801310792.post-2745812863565391668</id><published>2011-02-19T16:50:00.002-05:00</published><updated>2011-02-21T09:01:41.863-05:00</updated><title type='text'>MERLOT, CUVÉE ALEXANDRE, 2001, APALTA COLCHAGUA, CASA LAPOSTOLLE</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-DHLkUnnDJK0/TWFy-jtzVhI/AAAAAAAAARc/C_qEpSBhIvA/s1600/leyda+221+%25282%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&
